IT. — LA PRIME DE L'OR ET LE CHANGE
70. Les changes étrangers ont été l’objet, depuis l’ouvrage de M. G.J. Golschen, de travaux très nombreux qui en ont analysé tous les divers éléments. Cependant il semble que leurs auteurs se soient bornés à demander confirmation de leurs descriptions à des exemples particuliers, intéressants sans doute et démonstratifs mais isolés. À cela rien d'étonnant d’ailleurs, une statistique d'ensemble des changes étrangers portant sur une période de temps assez longue fait encore défaut. C’est une œuvre considérable, mais nécessaire à accomplir pour pouvoir obtenir confirmation des quelques lois générales du mécanisme des changes jusqu'ici plutôt devinées. Le relevé le plus étendu que nous ayons pu trouver est celui du change de Londres sur Paris, entre 1827 et 1887, donné par M. Juglar dans son ouvrage sur les crises commerciales. Nous aurions certainement préféré trouver le résumé statistique du change de Londres sur quelque autre place à monnaie dépréciée. L'étude d'un cas anormal a toujours chance d’être plus féconde. Malheureusement pareil relevé paraît ne pas exister au delà de quelques années; nous n’avons pu y suppléer.
74. Bornant notre étude expérimentale au change de Londres sur Paris, nous avons joint aux relevés de M. Juglar les moyennes annuelles de la prime sur l'or à Paris calculées par l'Administration des Monnaies et