V.= F faible
9 mai 1914. — V. — re Les lésions secicatrisent très len-
tement.
La malade n'est pas revenue depuis cette époque à la clinique.
Antécédents héréditaires. — Mère morte d'hémiplégie. Père bien portant.
Antécédents personnels. — Otites dans son enfance. Bronchites répétées. Depuis la malade a toujours toussé tous les hivers. A toujours des ganglions.
État actuel. — Rien aux poumons à l’auscultation, Quelques petits ganglions disséminés à gauche, deux le long de la gaine
du sterno-cléido-mastoïdien, un sous-maxillaire.
OBSERVATION XIV
Mie D... Alice, à Lavragne (Creuse), dix-sept ans, domestique.
17 mai 1913. — Malade, vient consulter le 17 mai à la clinique, parce qu'elle souffre de son œil droit, et que la vue a baissé.
L'affection remonterait au mois de janvier 1913. Son œil droit a commencé à rougir, elle l’aurait lavé à l’eau boriquée
suivant le conseil du médecin. Mais comme il se troublait
toujours peu à peu, elle est venue à Paris. A l'examen on
constate :
1° Une injection scléroticale très forte, très neltement localisée à la partie interne de la sclérotique ;
9 Quatre petits nodules, qui sont pour ainsi dire à cheval sur la cornée et la sclérotique. Ces nodules sont jaunâtres, assez caractéristiques. Il y a une vascularisation intense autour de ces nodules.
Bon réflexe à la lumière. Iris est sain. Tension normale.
a JE
Mais il y a quelques troubles du vitré.(Eildroit, V.— se
Wassermann négatif.
Intradermo fortement positive avec réaction locale et générale. Traitement antibacillaire.
1* juin 1913. — La selérite bacillaire diagnostiquée a rétrocédé.
Des quatre nodules signalés, trois ont presque complètement disparu. La vascularisation est moins intense. Le
quatrième est stationnaire.(Eil droit, V.— ——.
23 juin. — (Æil droit, V. — —, Les troubles du vitré ont
complètement disparu.
Si les trois nodules n'existent plus qu'à l’état de traces, le quatrième a pris un volume plus grand, Il y a une petite hémorragie à la partie supérieure de cette infiltration.
À cette époque, la malade part en vacances, où elle reste trois mois. |
Elle suivit son traitement antibacillaire,
1" octobre. — Revient à la clinique. Œil droit, V.— 3:
Toutes les lésions ont disparu sauf une petite infiltration blanchâtre de la cornée, à l'endroit où se trouvait le quatrième nodule.
État général parfait. La malade a engraissé de 2 kilos.
Malade repart dans son pays, se considérant comme étant guérie.
Antécédents. — Rougeole dans son enfance. Quelques rhumes l'hiver. Arait toujours eu des ganglions, qui ont
disparu pendant le cours du traitement antibacillaire.
OBSERVATION XIII
M'° M... Blanche, à Bannost (Seine-et-Marne), trentehuit ans.
La malade est venue la première fois à la clinique le 10 mars 1898, parce qu'elle a perdu la vue de l'œil droit.
L'affection remonte au mois de février 1896. L'œil droit s’est pris tout d’un coup. Elle a souflert violemment, l'œil était extrêmement injecté. Elle fut soignée par le médecin du pays.
Elle fut soignée deux ans pardes injections intra-fessières et de l’atropine.
Malgré ce traitement l'œil droit se perd. Elle n’a plus | qu'une perception lumineuse quantitative.
Elle vient consulter à la clinique le ro mars 1898.
Le diagnostic d'irido-choroïdite complète avec exsudats recouvrant complètement le cristallin est porté. Onla soumet aux injections intra veineuses de Cg, Aucune
amélioration.
kR. Perrin
en" LOUE
Mais à cette époque elle est soignée par son médecin pour grande anémie avec amaigrissement. Elle aurait eu quelques sueurs nocturnes. Elle aurait eu des glandes dans l'enfance.
M. Abadie ordonne alors le traitement par iodogénol, viandes crues, friction.
Pendant deux ans la malade suit son traitement.
Elle revient en 1900. Aucune amélioration de l'œil droit. Il n'y a plus de perception lumineuse. Ilest perdu définitivement. Mais l’état général s’est beaucoup amélioré, la malade a pris 3 kilos et ne tousse plus.
Son œil gauche est indemne, et lui sert à assurer sa vie.
12 avril 1912. — Elle revient affolée parce que son œil gauche a rougi, et comme l'affection de l'œil droit avait débuté de pareille façon elle a peur de devenir aveugle.
A l'examen de l'œil gauche, on constate une forte injection périkératique et une descémétite très nette et localisée
; on BE 2 x I à la partie inférieure de la cornée. V SE
Elle est soumise à la triade (5o gouttes par jour au lieu de 30).
14 mai 1919. — Malgré cetraitement la vue baisse conti-
nuellement. V —! :
30 mai 1913. — L'iritis se manifeste avec des synéchies très peu caractéristiques.
Elle est soumise de nouveau aux injections intraveinenses
ï de cyanure, car V — Es concurremment au traitement antiba-
cillaire.
17 octobre 1913. — V — ci Peu d'amélioration. () Décembre, janvier, février 1914. — 7 Jusqu'au 98 janvier Ô
RE ï Amélioration seulement se produit V — —, le fond de
l'œil devient un peu éclairable.
Intradermo très positive, Wassermann négatif.
Mai 1914. — Le traitement est continué avec assiduité. La descémétite a disparu, les synéchies peu à peu se
rompent sous l'influence de l’atropine.