‹ Essai sur la typographieChapitre 18 sur 44 · EGYPTE · texte numérisé non relu

EGYPTE

Ce fut en 1798, lors de l'occupation de l'Egypte par la France, que des imprimeries s'élevèrent à Alexandrie, au Caire et à Gizeh. En 1 800 parut, en français et en arabe, \eCourrier de V Egypte, depuis le 12 fructidor an VI jusqu'au 20 prairial an IX, in-4°, formant 116 numéros. Ces imprimeries étaient dirigées par M. Marcel, savant orientaliste, que l'empereur nomma ensuite directeur de l'Imprimerie Impériale de Paris.

Tandis qu'en Europe on imprime aujourd'hui en caractères hiéroglyphiques, coptes et grecs, les anciennes langues de l'Egypte, c'est du Caire, l'ancienne Memphis , que l'imprimerie établie récemment par le pacha a envoyé à l'Exposition de Londres cent soixante-cinq volumes, de tous formats, imprimés en arabe, en turc et en persan. Parmi ces livres quelquesuns sont enrichis d'arabesques exécutées typographiquementavec goût, et la pâte du papier fabriqué à Boulac (1) au moyen de cuves semble avoir été formée avec le papyrus.

Ces livres sont pour la plupart des traductions des meilleurs ouvrages français, tels que la Géographie de Maltebrun , etc. D'autres sont destinés à l'éducation; tel est l'Ami des Enfants de Berquin et le Petit-Poucet, traduits en arabe. D'autres sont tout à fait orientaux, ainsi que l'indique ce titre : Les Avantages de la Guerre sous 1er apport religieux.

(i) A Boulac, faubourg du Caire.

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que cette Imprimerie existait encore au même

endroit en 18)5, d'à pie-, ce que DOUt apprend lîiircKhardt (i), dans ses Voyage» in Sfftie. Volney nous a donné, dans son \'<>i\<uir en $m. rie et en Egypte (1784), la liste des litres un primés au couvent de Mai-llaiina-el-Chouair, dans la montagne des Dîmes ; ce sont presque tous des livres île prières ou de théologie imprimés en arabe. Lorsque, un an après Burrkhardt, je visitai le mont Liban, je in'infoiin n auprès de l'émir Béehir, chez qui je reçus l'hospitalité orientale, de l'état où se trouvaient ces imprimeries; mais il m'assura qu'à la suite des événements survenus en Europe en 1812 il ne s'y imprimait plus rien. Comme cette partie de la Syrie était alors troublée par la guerre que le pacha de Tripoli, à la sollicitation de lady EstherStanhope (2) faisait aux Ansariés , auteurs de l'assassinat du colonel français Boutin , je ne pus visiter les couvents où ces imprimeries étaient oisives.

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