DESCRIPTION DE LA PRESSE MÉCANIQUE A CYLINDRES HORIZONTAUX
En 1790 William Nicholson, éditeur du Journal Philosophique, conçut le premier le projet d'une presse mécanique qui par la rapidité de sa marche put remplacer les opérations, toujours assez lentes , de la presse à bras. Il lit passer le papier entre deux cylindres, sur l'un desquels était iixée la forme des types. Un cylindre enduit d'encre roulait sur eux, tandis qu'un autre cylindre , garni de drap , pressait le papier de manière à lui faire recevoir l'impression. Celte ingénieuse combinaison n'obtint aucun succès pratique, et ne fit qu'ouvrir la voie à ceux qui plus tard atteignirent le but.
La première machine qui ait fonctionné avec succès fut inventée par MM. Kœnig, horloger de Saxe, et Bauer, son élève. N'ayant pu réussir à intéresser à leurs vues les imprimeurs du continent, ils vinrent à Londres, et soumirent leurs plans à M. T. Bensley, célèbre imprimeur, et à M. Taylor, éditeur de Times, qui leur fournirent libéralement les fonds. Après de grandes dépenses pour faire marcher par un moteur mécanique une presse ordinaire à main, ils renoncèrent à ce projet, et réussirent enfin, le 28 novembre 1814, à employer un cylindre au
lieu d'une surface plane poaropèrCf la pff
sur let caractères. Ce Jour-là le* éditeon « i • j Times annoncèrent à leun lecteur* qu'ils lisaient pour la première (<>ii OU Journal irn| par une machine a vapeur. Cette date est mais mémorable dans les annale* de la I graphie.
Dans celte machine, la/^rmeou cbaasi* contenant les types paste horizontalement, p*f on mouvementde va-et-vient, sous le cylindre d'impression sur lequel la feuille de papier est <-n roulée et retenue par des cordons. Dans l'origine l'encre, chassée par un piston de la boite o\ Un drique placée au sommet, tombait régulièrement sur deux rouleaux de fer, qui la communiquaient à une série d'autres rouleaux, dont te* deux derniers, en cuir, l'appliquaient sur le* caractères. Une importante amélioration fut le remplacement du cuir, dont les rouleaux étaient d'abord recouverts , par une composition de colle-forte et démêlasse, formant une substance élastique très-favorable à l'impression des ractères (I). La prise d'encre et sa distribution furent postérieurement améliorées.
Enfin M. Koenig réunit deux machines semblables, de manière à pouvoir imprimer un journal des deux cotés à la fois. La feuille, conduite par les rubans, était porlée d'un cylindre à l'autre, en parcourant le chemin dont la forme de la lettre s couchée horizontalement x donne l'idée. Pendant sa course sur les cylindres, la feuille recevait sous le premier cylindre l'impression d'un côté, et sous le second cylindre, elle recevait l'impression sur le deuxième côlé. Mais il faut avouer qu'en 1814, lorsque M. Bensley me montra cette admirable et immense m ichine, encore fort compliquée, le second côlé de la feuille ( la retiration ) ne tombait pas exactement en registre.
Ce n'est qu'après de longues recherches que MM. Applegath et Cowper sont parvenus a donnera leur presse mécanique un tel degré de perfection, que la feuille conduite par les cordons , après avoir reçu la première impression , passe du premier cylindre sur deux tambours en bois qui la retournent, et va s'appliquer sur le contour d'un second cylindre avec une telle précision qu'elle rencontre les types de la seconde forme juste au même point ou se trouvent imprimés du côté opposé les caractères de la première forme, après quoi elle vient se déposer sur une table placée entre les deux cylindres, où un enfant la reçoit et l'empile.
Dans la presse mécanique (2) dont nous donnons le dessin {pi. xxvn et xxvin, fig. I ), l'arbre de couche R mû par la vapeur communique le mouvement à toute la presse. Le pignon dont il est muni s'engrène avec la grande roue dentée T', et transmet ce mouvement à la roue parallèle A". Ces deux roues, au moyen de leurs axes, sur lesquels ils sont fixés, font tourner les cylindres E, F, à l'un desquels (le cyl. E) est fixée une roue dentée B' qui communique I*
(1) L'invention en est due à M. Cannai, f'o;/. plu* haut, année isis».
(2) La petite roue d'enprenape figurée en lien, ponctuée sert à communiquer le mouvement
la machine, an moyen d'une manivelle, lorsqu'elle est mue par main d'homme, et non par la vapeur
mouvement aux deux petits tambours D et E'. Sous le bâtis A, qui est en fonte et sert à soutenir tout le poids de la presse, l'engrenage O', lixé sur l'arbre découche, fait tourner, au moyeu d'une roue d'angle, l'arbre vertical N' (voy. pi. xxviii ). Cet arbre est muni d'un pignon qui engrène successivement toutes les dents d'une crémaillère horizontale U <fig. 2), qui , passant alternativement à droite et à gauche, fait aller et revenir les tables D et D', ou les caractères d'impression sont placés dans leurs châssis. Ces tables roulent sur les galets C et C et sur les deux grands galets destinés à supporter la pression des cylindres lors de l'impression .
Après avoir donné un aperçu du mouvement général de la machine , nous indiquerons la route que suit la feuille de papier depuis le moment ou elle quitte la table du margeur jusqu'à celui ou elle tombe tout imprimée sur la table Z.
Le papier humide étant empilé sur la table S", le -margeur présente les feuilles l'une après l'autre sur la table voisine S. A cet effet il pose la feuille sur deux larges sangles p p à un endroit déterminé, en ayant soin que la feuille touche de chaque côté contre de petites équerres en fer s servant de repère et se réglant à volonté au moyen de vis. Ces sangles sont au repos, mais susceptibles de recevoir un mouvement horizontal de va-et-vient qui sert à conduire le papier sous le rouleau O preneur de feuille. Pour imprimer ce mouvement aux sangles , elles sont fixées à une de leurs extrémités sur un rouleau r, auquel est adaptée une section de roue dentée/. La grande roue A" porte aussi sur le côté j une section de roue dentée qui , lorsque l'instant est venu, frappe, au moyen du bouton h, sur l'extrémité du levier g , qui fait abaisser la section de roue /, laquelle en s'abaissant fait basculer le rouleau r. Les sangles en s'avançant conduisent le papier entre les cordons N. Dès que la section de la roue dentée a rempli sa fonction, un coutre-poids b, retenu par la petite poulie d, ramène le rouleau r, dont le mouvement rétrograde est arrêté par la courroie c'. Les sangles restent alors immobiles jusqu'au moment où on y place une nouvelle feuille.
La feuille de papier est conduite par les sangles sur le petit rouleau O preneur de feuille, et entrainée par le mouvement de rotation au second cylindre O , où elle s'engage entre deux séries de cordons conducteurs qui, portant sur les parties du papier ( les marges) qui lors de l'impression restent en blanc sur les cylindres , la maintiennent durant tous son parcours.
Ainsi engagée entre les cordons, la feuille est entrainée par le cylindre E et passe sur la ligne de contact de ce cylindre et de la table D. Là elle rencontre le commencement de la forme des caractères toute encrée sur laquelle elle est pressée. Comme en même temps que le cylindre opère sa révolution, la forme s'avance dans le même sens que lui, il en résulte que la feuille de papier, se trouvant en contact avec le caractère pendant toute la marche de la forme, ne le quitte que lorsque tout un côté est imprimé. Pour qu'elle le soit également de l'aulre côté il faut nécessairement que le papier soit
retourné. C'est l'oflice des deux petits cvlindres M, M'(I).
En quittant le cylindre E, la feuille de papier, toujours conduite par les cordons , vient s'appliquer sur ces deux cylindres M M', qui par leur mouvement alternatif la retournent et la déposent enfin sur le cylindre F, en laissant en dehors le côté blanc prêt à recevoir l'impression sur ce second côté.
Mais suivons le mouvement des deux cordons posés l'un sur l'autre, ainsi que l'indique la ligure 2 de la planche xxvn, ils aideront a comprendre le trajet que parcourt la feuille de papier engagée entre eux.
Ces cordons sont plus ou moins nombreux, selon les divers formats que l'on veut imprimer. Il suffit d'indiquer la marche d'un des cordons intérieurs et d'un des cordons extérieurs.
Cordon intérieur. 11 est marqué en ligne ponctuée et tourne autour du cylindre d'introduction 2. Ce cordon reste en contact avec la surface extérieure du cylindre à impression 3. Passant ensuite intérieurement au-dessus du tambour n° 4 et extérieurement au-dessous du tambour n° 6, il entoure enfin la surface intérieure du dernier cylindre à impression 6. Puis revenant sur les petites poulies de tension 12, 13, 14, 15, 16 et 18, il se retrouve à son point de départ sur le rouleau n° 2.
Cordon extérieur. 11 est marqué en ligne pleine. Ce cordon vient passer sur la poulie n° I, qui le met en contact avec le rouleau d'introduction 2 pour entraîner la feuille, n° 17. A ce moment les deux séries de cordons coïncident, puis, s'avançant ensemble sous le cylindre à impression 3, sur le tambour 4 et sous le tambour 5, ils continuent leur course simultanée autour du cylindre 6 jusqu'à ce qu'ils arrivent au rouleau 7. Là ils se séparent. A ce moment ( 19} , la feuille, se trouvant abandonnée par eux, va tomber dans la boite 20, ou un enfant la reçoit. Et le cordon extérieur, continuant sa marche du rouleau n° 7 à celui n° 8, et glissant sur les rouleaux et les poulies n°' 9, lu et u , il revient au n° i, d'où nous l'avons vu partir, et recommence à conduire une nouvelle feuille à imprimer.
Dts cylindres imprimeurs. Ces cylindres sont fondus chacun avec deux croisillons. L'axe eu fer de ces cylindres est prolongé d'un côté pour recevoir les deux grandes roues de commande A", T".
Ces deux cylindres sont en fonte et parfaitement dressés, et, pour éviter le contact immédiat de la fonte sur les caractères, ils sont recouverts, dans les parties qui correspondent à l'impression, d'un drap tin, dit blanchel. Pour tendre ces blauchets, on fait avancer ou reculer les deux lames en fer sur lesquelles l'étoffe est cousue, et dont l'une est fixée au moyen d'un mécanisme fort simple. Il se compose d'un levier en fer plat, m, fixé sur les axes des cylindres E et F, et qu'on fait avancer ou reculer en tournant l'écrou d'une vis n, adaptée d'une part au levier et de l'autre taraudée dans une équerre fixe.
(O Les deux »ls de rappel k x servent a régulariser U- registre.
QQR.1'1' l'I* sont les supports des poulies destinées a tendre les cordons.
TYl'OfiHAlMIlK
Dl l
Prise d'encre. Le mécanisme, pour fournir Pfehcre et la distribuer sur la forme est une des plus ingénieuses particularités de celle mécanique. Deux encriers sont placés à chaque extrémité de la machine, de manière que chacun d'eux fournit l'encre à la forme qui se trouve placée de son côlé. Ces encriers sont renfermés dans une espèce d'auge ou de boite longue H , dans laquelle tourne le cylindre en fer G. Ce cylindre reçoit son mouvement, plus ou moins rapide, d'une poulie U à cône, ayant des gorges de divers diamètres, et qu'entraîne une corde à boyau T, qui, après avoir passé sous les poulies V, va s'enrouler autour d'une autre poulie à cônp, plus grande, placée à l'extrémité de l'axe du cylindre à impression E (.1). Dans son mouvement de.rotation, le cylindre G enlève une couche d'encre dont l'épaisseur est déterminée par des vis, r, r, qui font avancer à volonté une lame de fer horizontale serrée plus ou moins par ces vis contre le cylindre G. C'est alors qu'un rouleau, qui s'élève el s'abaisse lour à tour, appelé rouleau preneur d'encre à cause de sa destination, vient s'appuyer un instant sur le cylindre G pour lui enlever une portion de l'encre dont il est couvert, et retombe sur la table C, à la superficie de laquelle il l'étalé, tournant sur lui-même par l'impulsion rotative que cette table lui communique par son mouvement de va et vient-
Ce mouvement alternatif du rouleau preneur d'encre est produit par un excentrique fixé sur l'axe du cylindre de pression F, lequel fait osciller la bascule 1. Celle-ci est maintenue par une patte à goujon boulonnée au bâtis A. Celle bascule reçoit à sa partie inférieure l'extrémité de la tringfe horizontale K', qui relie son mouvement à l'axe v du rouleau preneur d'encre. On voit en effet que ce rouleau est mis en mouvement par le levier L', engagé dans la chape formant le prolongement de la tringle horizontale K'. Celte combinaison permet au rouleau preneur d'encre de rester en contact avec le cylindre de l'encrier et avec la table C pendant le«ourt espace de temps nécessaire pour s'imprégner d'encre sur tout son contour et s'en débarrasser immédiatement sur la table.
Cette table, qui s'est imprégnée d'encre au moyen du mouvement alternatif qui lui est communiqué par la crémaillère U, après avoir parcouru sa course la plus longue, revient sur elle-même, et met en action des rouleaux distributeurs, dont les deux séries sont placés a quelque distance. Chaque série de rouleaux, au nombre de deux ou trois, rarement quatre, traverse directement ou obliquement la table C en un point K. Munis d'axes longs et minces, ils reposent dans des entailles verticales, où ils peuvent effectuer librement leurs révolutions. La première série de rouleaux est placée obliquement, en sorte que les axes de ces rouleaux en tournant dans ces entailles éprouvent par leur position l'effet d'un pas de vis.
Ces rouleaux sont disposés de manière à rendre la couche d'encre à la surface de la table aussi mince et aussi égale que possible, condition essentielle pour une distribution parfaite. La table,
(i) XX chape faisant monter et descendre les deux poulies VV destinées a tendre la corde de l'encrier.
ainsi encrée, pute, pai l'effet de son noovi i horizontal, iotu tes rouleau toueheun «.qui lui enlèvent ta couche d'eoera uniforme e4 u transmettent Immédiatement atu caractères i» lesquels t'impriment déa lor-. sur la (entité <i" papier a mesure qu'elle passe entre |i- Cylindre imprimant et les caractèn
Ces différents rouleaux sont Composés, eoun S nous l'avons déjà dit, d'un mélange de colle forte et de mélasse, qui, lorsqu'il est bien foi.'l'i et mêlé dans les proportions voulues tout chaud, dans un tube ou moule circulaire, au centre duquel est une tringle en fer irawrsant librement un mandrin en bois destiné a servir d'axe au rouleau, et autour duqtH i tache la composition. Ce moule doit être en métal, bien graissé intérieurement avec de l'huile, afin que la composition, quand elle est refroidie, puisse se détacher du moule facilement. Quand ces rouleaux ont été fondus avec soin , leur adhérence au mandrin est forl tenace, et leur élasticité remarquable , qualité indispensable pour que la louche soit bonne.
DESCRIPTION DE LA PRESSE A CYLINDRE TKK • TICAL INVENTÉE PAR M. APPLECATII.
Dans cette ingénieuse machine les quatre pages du journal le Times, contenant chacune cinq colonnes, sont placées dans quatre boites que l'on applique au cylindre central, qui est \ertical,et dont le contour est recouvert en partie par ces pages. Elles sont fixées au mojen de boulons à ce cylindre, dont le diamètre est d'un mètre soixante-dix centimètres. La force de gravité, neutralisant la force centrifuge, maintient en place les caractères pendant la durée de la révolution du cylindre. Les caractères de chaque colonne de la page forment donc un polygone qui ne diffère que très-peu d'une parfaite circonférence, et cette légère différence est compensée comme il est dit ci-après. Autour du cylindre central sont placés huit cylindres verticaux, mettant chacun une feuille de papier en contact avec le cylindre central, qui les imprime toutes successivement en faisant sa révolution. Parcelle disposition il n'y a aucune interruption dans la continuité du mouvement; l'impression des caractères est perpétuelle, excepté le faible intervalle de temps nécessaire pour une nouvelle application d'encre. On obtient donc avec une même quantité de caractères un résultat plus considérable en tirage que par la machine à mouvement horizontal.
Cette nouvelle presse imprime le journal le Times à 10,080 exemplaires par heure, ou IGS feuilles par minute; ce nombre pourrait être porté à II ou 12,000 par heure. Chacun des huit cylindres d'impression reçoit 1500 feuilles par heure, soit une feuille en 2 secondes el 7a ; le maniement du papier ne permet pas plus de promptitude.
( Voy. pi. xxix bis , fin. 1.) a a est le cylindre vertical formant le centre du système; il est monté sur l'arbre b b , el mis en mouvement par la roue et le pignon c d
F F, etc., sont les huit cylindres d'impression mus par la rouec. Leur vitesse est en rapport a\ ficelle du cylindre central qui porte les caractères.
Les colonnes de caractères sout fixées dans les
boites g g g g. Entre les colonnes de caractères sont des iilets ou règles, qui adhèrent aux extrémités supérieure et inférieure des boites par des écrous. Ces règles sont coniques et font l'office d'une clef de voûte , atin de compenser la différence des angles que laissent vers le sommet ces colonnes juxtaposées.
Les cylindres d'impression sont placés à égale distance, excepté à une partie réservée pour le placement des formes sur le cylindre central.
A chaque cylindre d'impression est joint un appareil destiné à amener lafeuillede papier. La position verticale des caractères exige que le papier se présente verticalement aussi pour s'imprimer.
Les feuilles de papier empilées sur la planche h [ftg. 3 élévation de l'extrémité) sont poussées l'une après l'autre sur le rouleau preneur i.
kest un petit rouleau cannelé s'élevant et s'abaissant au moyen d'un levier l.
Au moment où le rouleau k s'abaisse, la feuille de papier est entraînée par le mouvement du rouleau /; elle descend ensuite verticalement au moyen de cordons s'enroulant autour des rouleaux mmelnn, qui la conduisent avec eux jusqu'à ce que leur marche soit arrêtée par quatre longues barres de bois étroites recouvertes de feutre o o nommées arrêteurs, dont une paire s'avance sur l'autre paire, qui est fixe. Le mouvement de ces arrêteurs est effectué au moyen de la came p , qui agit sur les bras q q attachés au bâtis; alors les rouleaux m m et n n s'écartent, ainsi que les rubans , et laissent la feuille dans sa position verticale retenue par les bâtis. Ces rouleaux mmetnn s'écartent au moyen de portées placées à l'extrémité de leviers agissant l'un sur l'autre par deux segmeDts dentés indiqués sur le dessin. Ces dentures sont mises en mouvement par la came r, qui fait mouvoir le levier s, et, par la section d'engrenage, communique le mouvement aux extrémités des rouleaux mm, et , par la verge t , aux extrémités inférieures des rouleaux en n n. Au bas de cette verge t est un poids destiné à maintenir le rouleau de friction sur la came r.
Pour revenir à la feuille de papier, que nous avons laissée maintenue par les arrêteurs, lorsque ceux-ci s'écartent, elle reste en suspens; saisie en haut par deux petites pinces ou rouleaux suspensifs rapprochés l'un contre l'autre par une came. Ces rouleaux maintiennent la feuille verticalement en la pressant légèrement jusqu'à ce (jue les arrêteurs s'ouvrent et que trois paires de rouleaux verticaux, dont u u indique la première paire, soient mis en contact avec la feuille pour lui communiquer un mouvement latéral.
La vitesse communiquée à ces rouleaux par les roues d'angle et les pignons est la même que celle du cylindre sur lequel la feuille s'imprime. Les rouleaux mu sont attenants à un châssis suspendu v v, et sont mis en mouvement par les pignons inférieurs et l'arbre xvw, qui communique le mouvement à ce. bâtis vv. Les rouleaux de derrière sont mus de même, mais l'axe est immobile.
Le mouvement est transmis au châssis suspendu vv par une came semblable à la came p, agissant sur le levier et la poulie de friction x;
ce mouvement est transmis ensuite au châssis par les leviers y y. Aussitôt que les rouleaux sont en contact avec la feuille de papier, cette feuille est entrainée par leur mouvement rotatif et engagée entre deux séries de rubans horizontaux , qui la conduisent sur le cylindre F F (lig. élévation), où elle s'imprime, et suit la ligne pointée (fjg. plan) dans la direction des flèches. Arrivée aux rouleaux 4 et 5, la feuille dans sa course est maintenue à son sommet par une simple paire de rubans engagés dans les poulies 6, où ils sont doucement pressés; et quand ils sont parvenus à la poulie extérieure C (tîg. 3) ils sont fortement pressés ensemble par un ressort qui les arrête, et la feuille de papier restée en suspens est prise par l'ouvrier qui la place dans la boite 7, dont on voit le commencement.
H indique le commencement de l'appareil, vu de face, pour la descente du papier; la ligure 2 en donne la vue, prise à l'extrémité.
Pour compenser la différence qui existe entre la surface en ligne droite des colonnes de caractères et la circonférence du cercle, on colle des bandes de papier sur chaque cylindre d'impression aux endroits correspondant à chacune des colonnes; ainsi la première bande est égale en grandeur à la surface d'une des colonnes; la seconde bande, plus étroite, est collée au milieu de cette première bande ; d'autres bandes, de plus en plus étroites, sont successivement appliquées au milieu jusqu'à ce que la surface du cylindre d'impression forme une série de- segments de petits cercles en rapport avec la courbe voulue, afin d'obtenir ainsi une impression parfaitement régulière sur toute la largeur de la colonne.
L'encre est fournie à chaque forme de caractères par trois rouleaux encreurs, 8 8 8, placés entre chaque cylindre imprimeur. Ces rouleaux prennent leur encre sur une table courbe lixée au cylindre central, avec laquelle le mouvement circulaire de ce cylindre les met en contact, puis ils la déposent sur la forme de caractères qui leur est opposée. L'encre est fournie à cette table par deux rouleaux vibrants, se trouvant alternativement en contact avec elle et avec le rouleau conducteur d'encre. Le rouleau conducteur 9 forme un côté d'une boite à encre de laquelle, pendant la révolution faite au moyen (les engrenages 10 et II, s'échappe une certaine quantité d'encre. Ces rouleaux encreurs pressent sur la table à encre au moyen de ressorts à boudin, comme l'indique le dessin.
Un des avantages de la position verticale des caractères et du papier est que l'encre ne descend pas au fond des caractères comme dansuue position horizontale , ce qui rend l'impression plus nette.
Il ne faut pas s'étonner si dans le tirage du Times l'impression ne se fait pas toujours exactement au milieu de la feuille de papier : la vi tesse de la course des caractères et du papier étant de I mètre 60 cent, par seconde, le relard d'un soixantième de seconde produit une différence de 25 millimètres (un pouce) sur la marge ; et cependant l'exactitude de celte machine est telle, que moins de feuilles sont gâtées par elle que par toute autre.
TYPOORAIMIII.
IMPRIMERIE EN CHLNE.
Dès l'année 1310 de J.-C. l'imprimerie aurait pu être connue en Europe si on se fût occupé alors de lire les historiens persans. C'est à cette époque que parut l'ouvrage de Rachid-ed-Din , où le procédé employé par les Chinois est clairement exposé (I).
Les auteurs chinois qui ont écrit sur l'origine de l'imprimerie en Chine se sont laissé entraîner par l'amour-propre, fort commun chez eux, de faire remonter la plupart des grandes inventions au herceau môme du Céleste Empire trente siècles environ avant l'ère chrétienne (2).
Mais si on consulte attentivement l'histoire et les monuments incontestahles que nous a légués la renaissance des lettres en Chine, c'est-à-dire la brillante époque des Hân, contemporains d'Auguste, il est évident que l'imprimerie date en Chine d'une époque beaucoup plus rapprochée de nous.
En effet, les différences d'orthographe que
(i) Klaproth, Mémoires sur la Boussole, p. 129.
(2) Dans le désir de faire remonter à une haute antiquité l'art de l'imprimerie en Chine, le Père Duhalde cite le passage suivant, qu'un ancien auteur dit avoir été écrit par un célèbre empereur, qui vivait 1120 ans avant J.-C.
<< Et de même que la pierre me (mot signifiant
2ncre en chinois), qui noircit les caractères gravés, peut jamais devenir blanche, de même un cœur noirci par le vice ne saurait jamais reprendre sa première candeur. »
Mais on ne saurait rien conclure de ce passage relativement à l'invention de l'imprimerie. Il est même probable que Duhalde n'avait pas approfondi la question de l'origine de l'imprimerie , ou, pour mieux dire, que les correspondants sur les notes desquels il rédigea la description d'un pays qu'il n'a jamais vu , ne lui avaient rien transmis sur ce sujet, car il ne cite aucun auteur à l'appui de son dire , et Il répète l'assertion banale de ceux qui, faute d'étude, font remonter à un temps immémorial les inventions dont ils ignorent la date certaine.
Le Père Duhalde dit ailleurs, Description de la Chine, t. II , p. 249 :
« On voit un grand nombre de livres en Chine, parce que de temps immémorial on y a eu l'art de l'imprimerie, qui ne fait presque que de naître en Europe. Elle est néanmoins bien différente de celle de l'Europe. Comme notre alphabet consiste en un très-petit nombre de lettres, qui par leurs différents assemblages peuvent former les plus gros volumes, on n'a pas besoin de fondre un grand nombre de caractères , puisqu'on peut employer pour une seconde feuille ceux qui ont servi pour la première. Au contraire, le nombre des caractères étant presque infini à la Chine, il n'y a pas moyen d'en fondre une si prodigieuse multitude; et quand on en viendrait à bout, la plupart seraient de très-peu d'usage. ••
A l'exception des dictionnaires complets de la langue, où les vingt et un mille caractères différents sont cités, et pour la plupart une fois seulement, tous les autres ouvrages chinois, quel que soit le sujet qu'ils traitent , ne renferment souvent que deux ou trois mille caractères différents, et jamais plus de huit mille.
On remarquera même que dans les planches gravées les Chinois emploient souvent des variantes d'orthographe, qui augmentent en apparence le nombre des caractères, mais qui peuvent être ramenées à l'orthographe primitive ou classique , et faciliter ainsi l'imprimerie en types mobiles.
l'on remarque dans les caractères des 001 Classiques, et particulièrement dans le di<tionnaire antique de Cho-tven , sont expliquées par la facilité de commettre SCS variant, s lorsque les livres étaient copirs a la mam Tel est le motif donné par le* éditeurs qui ont publié ces ouvrages postérieoremest sa dixième siècle de notre ère.
L'abrégé des annales historiques Fong ■ tcheou -kang - kien est très-ex pHeUe. S cH égard (\) : « Dans la troisième année tchanrjhing (932 de J.-C), à la sixième lune, on s commencé à graver des planches des neuf livres classiques , à les imprimer et à k 1 vendre (2). »
Le commentateur des annales ajoute :
« En nous apprenant que les livres sont devenus tout d'abord un objet de trafic, c'est une critique qu'où a voulu taire; mais depuis lors les étudiants ayant pu se procurer dos livres à très-bon marché, on a eu raison do signaler l'époque où les lettres ont commencé à jouir de ce bienfait (3). »
Cependant M. Stanislas Julien (4) pense que la gravure en bois pour reproduire les textes et dessins était connue dès l'année 593.
Dans les Mémoires d'un docteur chinois (5), en 1 056, on lit : « Après avoir imprimé sur des « planches de bois gravées les livres des lois « et les ouvrages historiques, un ouvrier « forgeron, nommé Pi-ching, inventa une « autre manière d'imprimer, au moyen de '<■ planches composées de types mobiles.
« Avec une pâte de terre fine et glutineuse, « il formait des plaques régulières, aussi « minces qu'une pièce de monnaie , sur îes- « quelles il gravait en relief les caractères les « plus usités, et chaque caractère formait un « cachet (ou type) que l'on faisait cuire au 11 feu pour les durcir.
« 11 enduisait ensuite une table en fer d'un « mastic très-fusible, composé de résine, de « cire et de chaux, dans lequel il enfonçait « un châssis en fer divisé intérieurement par «. des filets perpendiculaires ( on sait que « le chinois s'écrit de haut en bas) ; puis il « y rangeait les types en les serrant les uns « au-dessous des autres , en sorte que le
(1) xlvic chapitre, au paragraphe concernant l'empereur Ming-tsoung, de la dynastie des Tang postérieurs, lequel est monté sur le trône l'an 926 de J.-C.
(2) Les ministres de cet empereur proposèrent à l'Académie de faire revoir ces Neuf-King ( livres canoniques). Ce projet fut adopté, mais l'ouvrage ne fut imprimé qu'en 9S2.
(3) Le papier, l'encre, le pinceau , et le marbre ,011 la pierre sur laquelle on grave) sont connus en Chine sous la désignation des quatre choses précieuses.
(4) Documents sur l'art de l'Imprimerie ( extrait des livres chinois), p. 2 et 3.
(5) Mémoires de Tchin-Kouo, intitulés Mong-Khi-pitdn. Ces renseignements, traduits par M. Stanislas .1 11lien, sont plus détaillés que ceux qui se trouvent dans la préface du Noung-sang-tsi-yao, que M. Cailcrj a eu l'obligeance de nie traduire. L'invention de Pi-ching est fixée à l'an 1041 de J.-C.
919 TYPOO
« cadre rempli rie ces types ainsi rassemblés « formait une planche.
« Il approchait ensuite du feu cette plan- « che pour faire fondre légèrement le mastic, « et alors il appuyait fortement sur la surface « une pièce de bois bien plane » (opération que le laquoir remplace dans nos imprimeries ) , « pour enfoncer les types également « dans le mastic. Par ce moyen les types « devenaient parfaitement égaux , et présen- « taient une surface assez semblable à celle « d'une meule de moulin, sur laquelle on im- « primait autant d'exemplaires qu'on voulait.
« Ordinairement deux planches en fer con- « tenant chacune deux cadres suffisaient pour « ce mode d'impression. Pendant que l'une était « sous presse, on disposait l'autre, ce qui » se faisait avec une grande célérité. Le « nombre de chaque caractère était propor- « tionné à son emploi plus ou moins fréquent. « Certains caractères représentant des mots « qui se reproduisaient plusieurs fois dans la « même planche ou page étaient gravés jus- « qu'à vingt fois.
« Les caractères étaient classés par ordre « tonique, et ceux de chaque ton étaient « placés dans des casiers particuliers. S'il se « rencontrait par hasard un caractère rare, « qui n'eût pas été préparé d'avance , on le « gravait aussitôt, et on le faisait cuire au feu « de paille pour s'en servir immédiatement.
« Ce qui empêcha d'employer des types en « bois , c'est que le tissu en est tantôt poreux » et tantôt serré, et qu'une fois imprégnés « d'eau ils auraient été inégaux et n'auraient « pu aussi bien se détacher du mastic, pour « servir à une autre composition. Les types en « pâle de terre cuite étaient donc préférables.
« Lorsque l'impression d'une planche était « achevée, on la chauffait de nouveau pour en « faire fondre le mastic, et avec la main on fai- « sait tomber les caractères, qui se détachaient « d'eux-mêmes et conservaient leur netteté.
" Quand Pi-ching fut mort, ses compa- « gnons héritèrent de ses types, et ils les con- « servent encore précieusement. »
Mais on revint à l'ancien procédé d'écrire sur des planches de bois le texte qu'on voulait imprimer, et de faire enlever au burin tout ce qui n'était pas le trait. Depuis cette époque jusqu'à nos jours on a continué à imprimer sur des planches en bois ou de cuivre gravées en relief.
Dans la préface de Woung-sang-tsi-Yao, où il est parlé de Pi-ching, on dit :
« Un autre individu , originaire de Pi-ling, commença à se servir de plomb pour fondre des caractères mobiles, qui étaient beaucoup plus beaux et plus commodes que les planches en bois gravé.
« C'est de là que tirent leur origine toutes les espèces de types mobiles. Mais ceux eu
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terre cuile manquaient de netteté; ceux en plomb étaient trop mous, et ne pouvaient par conséquent lutter avec la gravure sur bois. C'est pourquoi on a gravé pour l'encyclopédie de Khang-hi 250,000 et plus de caractères en cuivre, qui ne laissent rien à désirer, et avec lesquels on peut imprimer toutes sortes d'ouvrages. »
Les caractères mobiles en cuivre dont parle ce passage étaient destinés à la publication de V Encyclopédie universelle en dix mille livres, ornée d'innombrables figures d'une grande finesse, par laquelle l'empereur Khang-hi, contemporain de Louis XI V,a voulu immortaliser son règne. Notre Bibliothèque Nationale possède quelques volumes de celle encyclopédie.
On avait fondu exprès pour la publication de cet ouvrage sans égal cetle immense quantité de petites pièces en cuivre, qui furent ensuite gravées à la main, et mises en réserve, après l'achèvement de l'édition, dans les magasins de l'Imprimerie Impériale.
Les dilapidations, trop fréquentes chez les grands de l'Empire-, firent disparaître peu à peu la plus grande partie de ces caractères que l'on vendait au prix du cuivre. Enlin sous l'empereur Kien-Loung, vers 1770, le directeur de l'Imprimerie Impériale, voulant faire disparaître la preuve des soustractions qui avaient été faites par son ordre ou avec sa connivence, engagea l'empereur à jeter à la fonte les caractères mobiles de l'Encyclopédie, afin d'augmenter la monnaie de billon, qui était rare alors. C'est ainsi que fut anéantie toute trace de ce progrès typographique.
En 1773 l'empereur Kien-loung ayant ordonné, par un décret, l'impression de dix mille quatre cent douze ouvrages, les plus importants de la littérature chinoise, un de ses ministres, effrayé de la quantité de planches que nécessiterait une telle collection , proposa à l'empereur d'adopter le système d'impression en caractères mobiles, et lui soumit les modèles des types disposés en seize tableaux , avec les renseignements pour la gravure des poinçons en bois, la frappe des matrices, la fonte et la composition. L'empereur approuva ce projet, et ordonna l'impression de cette vaste collection , dont le catalogue descriptif et raisonné existe à notre Bibliothèque Nationale, et ne forme pas moins de cent vingt volumes in-8u. C'est ainsi que fut fondée l'imprimerie en types mobiles du palais de Wou-ing-tien.
Chaque année, dans cet établissement, qui porte le nom de ce palais impérial, on imprime un grand nombre d'ouvrages avec des types mobiles obtenus, comme en Europe, à l'aide de poinçons et de matrices. La Bibliothèque possède quelques-uns de ces ouvrages, dont les types mobiles sont si beaux, qu'ils ont reçu de l'empereur le nom de perles assemblées.
<)2i TYPOGRAPHIE
En (Aie d'une de ces éditions est un rapport qui indique le procédé dont on a fait
Uflage. « Ces poinçons sont en bois dur et d'un grain (in (I). Ils sont enfoncés dans une sorte de pale de porcelaine, qu'on fait cuire au four el dans laquelle on fond les caractères avec un alliage de plomb et de zinc et quelquefois en argent. » L'exactitude de la fonte des caractères prouve que les typographes chinois ont des procédés fort précis pour obtenir des matrices parfaitement régulières.
Dans ces derniers temps l'imprimerie en caractères composés de plusieurs pièces, nommée Paï-tzeu , est en voie de progrès en Chine. Plusieurs grands ouvrages ont été ainsi exécutés. Ces éditions n'offrent pas la même pureté de formes que celle des éditions sorties des presses impériales; mais elles sont nettes et plus correctes que celles qui sont exécutées sur des planches en bois, où les corrections sont difficiles à opérer.
Maintenant quelques éditeurs de Nankin reviennent au procédé de la fonte mobile, et déjà le fameux commissaire Lin, celui qui a suscité la dernière guerre contre les Anglais, a fait imprimer en caractères mobiles la Géographie universelle, qu'il a fait rédiger avec le secours d'ouvrages Européens. Mais il est douteux que ces efforts parviennent à faire abandonner la gravure sur bois, qui par son extrême bon marché pourrait presque être appelée gratuite.
Ces renseignements, exacts et traduits sur les textes originaux par M. Stanislas Julien, membre de l'Institut (2), et M. Callery, sinologue attaché an ministère des affaires étrangères, donnent une idée exacte de l'imprimerie chinoise. Je me félicite de les devoir à leur bienveillance. Ils complètent cette histoire de la typographie. J'y joindrai ce que m'a bien voulu communiquer M. Callery sur les journaux et les grandes publications en Chine.
Journaux en Chine.
Depuis la dynastie Mongole des Yuen, au douzième siècle de J.-C, les empereurs de Chine ont toujours tenu à honneur de faire connaître au pays les principaux actes de leur administration. Cependant ils n'ont jamais donné régulièrement un Moniteur officiel complet.
Le ministre actuel de l'intérieur, Li-pou, autorise la diffusion des édits impériaux qu'on ne veut pas celer au public. Quelques employés se chargent dans les bureaux d'en livrer des copies authentiques aux mandarins, et même aux riches particuliers qui prennent un abonnement. Mais celle publication n'est ni périodique ni bien régulière. Sous le titre générique de Kin-chao (copies provenant de la capitale) on livre les actes ofticiels dès leur apparition, et sous le litre
(i) Chaque type conte de cinq à dix centimes.
(2) Documents sur l'art d'Imprimer à l'aide de planches de bois, etc.; par M. Stanislas Julien. Rrochurc de 16 pages, contenant les faits et les renseignements les plus précis sur l'Imprimerie en Chine.
de King-pao Guette de Pékin on expédir a peu pn i mensuellement an fort eahler qui passe |i"or réridlqoe. Enfin, ^ims le titre «le j. Pao (Gazette Journalière on distribue m abonnés, «'ta ceux qol payent tort Hier, i<< nouvelles les plus récentes, qu on grave mit dm planche de cire Jaune , afin de rendre feveca lion de celte édition pieu prompte , plus facile et moins coûteuse.
Grandes Édition*.
Kou-hin-lou-cliou. Encyclopédie ancienne ri moderne illustrée, en dix mille livres, publiée par ordre et aux frais de l'empereur Kaog-bi au commencement du dix-huitième siècle, avec
des caractères mobiles en cuivre. Il e>i | difficile de l'avoir complète.
Eul-che-san-se. Grandes annales historique! de la Chine jusqu'à la dynastie actuelle exclusivement, en trois mille trois cent cinquante livres; ouvrage officiel , publié successivement par portions à la fin de chaque, dynastie, depuis l'historiographe Se-ma-lsien, qui a vécu au temps des Hân.
Pei-wen-iun-fou. Dictionnaire de l'Académie de Pékin , publié par ordre du même empereur Kang-hi, avec le concours de tous les savants de son règne. Une nouvelle édition vient d'être faite aux frais d'un riche mandarin de Canton. Cette édition est très-bien exécutée, sur planches de bois.
Wen-hien-toung-kao. Encyclopédie littéraire, publiée par Ma-louan-lin , au commencement du quatorzième siècle. C'est le premier ouvrage considérable de cette espèce qui ait paru eu Chine; il a suggéré l'idée de nombreuses publications faites depuis sur un plan analogue (I).
Si-tsing-kou-kien. Musée impérial des antiques; grand ouvrage en vingt-quatre volumes in-f°, orné d'un grand nombre de dessins, représentant les vases et autres objets antiques composant le cabinet archéologique de l'empereur.
Pa-siun-wan-cheou-ching-tien. Description illustrée des fêtes célébrées pour le quatrevingtième anniversaire de l'empereur Kien- Loung. Ouvrage publié avec le plus grand luxe, à la lin du siècle dernier, et donné en présent aux principaux fonctionnaires de l'empire.
Che-pa-cfiang-toung-tché. Description géographique des provinces de l'Empire, en seize cent cinquante et un livres in-f° avec caries. Ouvrage publié par ordre et aux frais de la dynastie actuelle , concurremment avec les travaux faits en Chine par les jésuites qui dressèrent une carte de l'Empire
Fan-tcha-lou. Voyage pittoresque, gravé au trait, renfermant les vues les plus remarquables de la Chine , et des fac-similés de l'écriture des hommes les plus illustres de notre époque. Publication de luxe, faite aux frais d'un riche habitant de Sou-tcheou, qui lit lui-même le voyage, dessina les paysages d'après nature, it surveilla l'édition.
Nous nous bornerons à l'indication de ces huit ouvrages.
AUBROISE FHtMIN-DlDOT.
;■) Les Toung-tchè et Touno-t'Ciu le lA-hal : le Kouang-po-ou'-tclii; le Tsin tai-pi-c/iou. etc.
VHTS MÉCANIQI I !
Presses Typo6rapliiera.es
ARTS M Kl \ Moi KS
Presse circulaire ou verticale.