‹ Essai sur le Cheval de trait du MaineChapitre 12 sur 21 · LL HAN · texte numérisé non relu

LL HAN

minée. Ils entrent dans les vues des gens compétents qui s'occupent de la question et s’efforcent de les aider dans leur tâche. Cette aide, accordée à bon escient, ne peut manquer d’être fort efficace car, sans être de véritables Mécènes, ils n’en disposent pas moins de capitaux d’une certaine importance et dont l'appoint se fait sentir. C’est cette union actuelle qui fait la force de notre élevage et lui promet de rapides progrès, surtout lorsque nous aurons obtenu satisfaction pour la priorité accordée aux juments

inscrite au stud-book, comme nous l’avons exposé plus haut.

Le 3 novembre 1924, nouvelle réunion de la société du stud-book. Une mesure y est prise, peu importante en apparence, et qui néanmoins évitera à l'avenir bien des froissements entre gens, animés tous des meilleures intentions et du zèle le plus louable. |

Depuis 1907, chaque année, une commission, composée du président de la société du stud-book, du secrétaire de’ cette société, d’un conseiller général, de deux vétérinaires dont le directeur départemental des services et d’un étalonnier, s’en va dans le Perche acheter des étalons. Ceux-ci seront ensuite vendus aux enchères à Laval aux étalonniers du département.

Or, par suite d’une décision fâcheuse, remontant, paraît-il, à l’époque de la lutte entre partisans du gros et du petit percheron, les vétérinaires ne possédaient au sein de cette commission qu’une voix consultative. Leur rôle se

bornait donc, théoriquement tout au moins, à déclarer que tel étalon ne possédait ni tares, ni vices rédhibitoires. Ce rôle subalterne n était pas pour leur plaire et chaque année quelque discussion en découlait. Le travail de la commission n’en était pas facilité. Le conseil général, en 1925, a mis fin à cette anomalie en accordant aux vétérinaires la voix délibérative qu'ils possédaient déjà pratiquement, c'est Certain, mais qu’on pouvait toujours leur contester. Entin, le 28 février 1925, nouvelle réunion dans jiaquelle est agité le projet de création d’une union des syndicats d'élevage du cheval percheron du Maine (Sarthe, Mayenne

et Maine-et-Loire), adoptant le standard percheron. Les cartes d’origine seront les mêmes, mais porteront

le nom de chaque syndicat.

Le régistre sera unique et divisé en trois sections.

La réunion constitutive aura lieu le 16 mai suivant à Angers.

Cette fois le projet a eu une suite et, comme nous l’allons voir, des conséquences déjà heureuses.

Constitué à Angers, ce nouveau syndicat a comme circonscription territoriale les départements de la Mayenne, du Maine-et-Loire et les cantons de la Sarthe non compris dans les limites de la Société hippique percheronne.

Le vendredi 16 avril 1926, cette union tient au Mans sa première réunion.

Là, nouvelle sensationnelle et première victoire, M. d’An-

digné, son président, annonce qu'à la date du 26 mars

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