CHAPITRE HI
Ce qu’il reste à faire.
Il est peut-être un peu présomptueux de notre part de sembler vouloir donner des conseils à plus expérimentés que nous, aussi, n'est-ce pas absolument ce que nous allons ten-
ter. Depuis que nous sommes venu habiter ce département nous nous sommes toujours intéressé à l'élevage en général
et nous avons cherché par quels moyens on pourrait le plus rapidement et le mieux possible améliorer les races que nous produisons. On s’instruit beaucoup en causant et c’est dans nos rencontres avec des gens documentés, en échangeant avec eux des remarques touchant à ce qui nous intéresse que peu à peu nous avons acquis certaines idées qui sont un amalgame des nôtres propres avec celles des autres. C’est ce résultat de nos conversations que nous allons tenter d'exposer ici. 0
C’est ainsi que, lorsque plus haut nous avons abordé le sujet du Stud-Book, il nous a semblé qu'il y avait
Le pe | une amélioration à faire. Nous n’y reviendrons pas et nous
nous contenterons de nous résumer en disant : Le premier perfectionnement à apporter à l'organisation actuelle serait d'encourager les cultivateurs à faire inscrire leurs animaux. Pour y arriver, la persuasion, seule arme dont nous soyons dotés à l’heure actuelle, est insuffisante ; il faut leur offrir des avantages matériels et, en particulier, réserver aux juments, figurant au livre généalogique, des étalons d’une classe au-dessus de la moyenne. Ce sera plus efficace que les concours qui n’intéressent et n’attirent qu’une élite, c’està-dire une minorité. | ;
À ce moment les tournées d'inscription, comme nous le disions, changeront aussitôt d'aspect. Nous pourrons choisir entre les candidats.
Pour l'instant, il faut bien l'avouer, nous sommes contraints d'accepter les animaux que l’on nous présente. Assurément les vices éliminatoires sont respectés, maïs, au point de vue conformation, quelle indulgence ! Et pour la robe que de fois des poils rouges, un peu trop abondants, passent inaperçus ! Eh bien ! ces accrocs au règlement nuisent à la prospérité du stud- book ; car en cette matière, comme pour les décorations, toute! distinction accordée trop facilement n’est plus recherchée par les gens sérieux. Ce qui fait le prix d’un titre de sociétaire, c’est la difficulté que l’on éprouve à l’acquérir. Il faut donc que nos commissions
puissent être exigeantes et que le tableau de pointage soit
strictement appliqué.