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richesse de ses mines l'ont rangé au nombre des provinces minières, et ses produits agricoles ne le cèdent qu'en quantité à ceux du sud.
Son sol, très accidenté, est profondément marqué par trois vallées transversales formées par les rivières du Coquimbo, du Limari et de Plllapel, dont nous avons déjà fait mention. Outre ces grandes vallées, il y en a, au nord du bassin de Coquimbo^ deux autres plus petites: Choros et Quebrada Honda. Ce sont de vrais ravins creusés par deux ruisseaux du même nom qui partent de la chaîne centrale et vont se jeter directement dans l'Océan.
Le climat du Coquimbo, dans les régions riveraines, est le même que celui de TAconcahua; mais la température des districts dépourvus de courants d'eau est ardente et sèche, ce qui, joint à la rareté des pluies, donne ^ en été, à la généralité de la surface du sol un aspect de stérilité qui contraste avec le beau tapis de fleurs et de verdure dont il est couvert au printemps.
La province a deux principaux ports : la Herradura, par 29 <> 58' 40", et Coquimbo, par 29<> 55' 10" lat. S. Ils sont au nombre des premiers ports de la République. Il existe, en outre, le long de la côte, plusieurs criques assez accessibles aux petites embarcations; les plus fréquentées sontTongoi, Puerto Manso et Totoralillo.
Entre les parallèles 29 et 30 lat. S., il y a, près de la côte, plusieurs petits tlots portant les noms de Choros et de Pajaros: le plus considérable atteint à peine un mille de longueur.
Les productions principales sont: Tor, en petites quantités;' l'argent , dont Tabondance a diminué avec
l'aloi du minerai d^Arqueros; le cuivre, dont on exporte de grandes masses ; le cobalt, que Ton commence à exploiter maintenant, et le lapis-lazuli. Une foule d^autres substances minérales, comme le mercure, le plomb argentifère, le fer, le sulfate de isoude, la chaux, n'entrent pas encore dans la ligne des productions importantes.
Le gisement des métaux garde, an Coquimbo, la même situation géographique qu'on observe dans les mines du sud et qui se caractérise de plus en plus à mesure qu'on approche du nord. Ainsi^ les principaux dépôts d*or et de cuivre se trouvent dans les vallées et sur les montagnes de la côte, dans les districts de la Higuera et de Tamaya; ceux d'argent et de plomb argentifère, sur la chaîne centrale et dans les Andes, dans les districts d'Arqueros et de Rapel. La région des mines de cette province est située au nord. A côté des grandes richesses qu'elles produisent, on voit figurer les céréales, la vigne, l'olivier, tous les fruits des pays tcihpérés et quelques uns des tropiques, des pâturages et de nombreux troupeaux, surtout de moutons et de chèvres.
Le territoire du Coquimbo se divise en cinq départements, dont l'Elqui, sur la base des Andes, et la Serena, sur la côte maritime, occupent le nord. Aa sud de ces deux départements, situés dans une ligne parallèle aux Andes, se trouvent ceux d'Ovalle, de Combarbala et d'Illapel, qui sont autant de zones transversales comprises entre ces montagnes et la mer Pacifique, jusqu'aux limites australes de la province.
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Le département d*£lqui comprend la partie orientale du bassin du même nom. Sa population, échelonnée le long des torrents Claro et Elqui, depuis leur naissance jusqu'à la frontière du département de la Serena, est purement agricole. La [propriété est si divisée dans la vallée, qu*on peut dire qu'il n*y a que des propriétaires dans TElqui. Chaque famille a son lot de terrain^ et chaque parcelle est couverte d'arbres fruitiers, de vignes^ et de prairies artificielles soigneusement entretenues. Le climat est un deis plus beaux du pays, et Texistence y est facile, bien qu'on n'y voie ni richesse ni luxe: aussi on peut lire dans la physionomie des Ëlquinois un sentiment de bonheur et de gaieté répondant parfaitement aux attraits de la charmante contrée qu'ils habitent. Le chef-lieu de ce département, composé d'un grand nombre de bourgades, est la petite ville de Vicuna, située sur le bord septentrional du torrent d'Elqui ^). Son commerce principal consiste en fruits secs du département et en bestiaux venant des Provinces Argentines par le passage de la Cordillère nommé la Laguna. Les denrées européennes viennent par la voie de Coquimbo.
Le département d'Ovalle, au sud de l'Elqui, est plus important pour les transactions avec l'extérieur, à cause de ses grandes mines de cuivre et des travaux qu'on entreprend pour en activer l'exploitation. 11 embrasse dans son territoire presque tout le bassin de la rivière de Guamalata avec ses affluents. C'est dans POvalle que se trouve le district des mines de lapislazuli, sur les plateaux secondaires des Andes, entre Je torrent du Mostazal et les sources du Rio grande^
>) Par 2^ 46' latitude australe. Campbell, IS53.
par 30^ 4ô^ lat. S. C'est aussi dans le même département qu'est située Tamaya, le plus grand dépôt métallifère de cuivre de toute la province. La population y est plus disséminée que dans le département précédent, et bien qu'elle soit plus de trois fois plus grande que celle de l'Elqui, elle semble moins nombreuse. La ville chef-lieu Ovalle est sur le bord septentrional de la rivière du Limaii, à 3 milles à Touest du confluent des deux torrents Guamalata et Hio grande. Elle parait appelée^ de même que son port Tongoi, à jouer un rôle important dans la province au moyen du chemin de fer en voie d'exécution qui doit les relier en passant par Tamaya.
Le deux départements - agricoles qui suivent au sud jusqu'à la rivière d'IUapel, où commence TÂcon-^ cahua, c'est-à-dire la Combarbala et llllapel, n'ont rien de remarquable, sauf leur petite population nullement proportionnée à leur étendue et ^ la qualité généralement excellente de leurs terrains, qui sont traversés du nord au sud par le • bassin du Guatulame et par ses afïïaents. La ville principale du département de Comb&rbala porte le même nom. Elle est située près des sources du Guatulame* ou Falqui, sur le bord méridional du torrent de Ramadilla. ^)
LlUapel occupe la partie septentrionale du bassin du même nom, depuis sa source dans les Andes jusr qu'à la mer, oà il y a deux petits ports, Mniteneillo et Puerto Alanso, qui commencent à être fréquentés. La ville chef-lieu lUapel, au nord du ruisseau Caren, par 3P 34^ lat. S., est aussi peu digne de remarque que les antérieures*
1) Par 31^ 19' Ut. S. GampbeJl. 1853.
Le département de la Serena, où se troHve la capitale de la province, est le plus important de tous les autres, par sa population, son commerce et la si* tuation favorable de ses ports. Il est traversé de l'est à Touest par la partie occidentale du bassin de la rivière d'Elqui, laquelle prend dans ce département le nom de rivière de Coquimbo. Il possède le port de Coquimbo et de la Herraduria, et compte parmi ses principales mines de cuivre et d'or celles de la Higuera et d*AndacolIo. Quant aux mines d^argenl, il suffit de dire que celles d*Arqueros sont comprises dans son territoire. On retire aussi du guano des tlois situés le long de la côte. La Serena, cbef-lieu du département et capitale de toute la province, est située sur le bord méridional de Tembouchure de la rivière de Coquimbo, dans la baie du même nom, à cinq milles de son excellent port. C'est une des plus jolies villes du Chili. Elle est le siège d'un évèché et de la troisième cour d'appel de la Repu* blique, et elle a une assez belle cathédrale bâtie en pierre de taille et plusieurs établissements de bien* iaisance. La ville [du port de Coquimbo, ain<i que celle que l'on construit avec activité dans celui de la Herradura, n'est qu'une bourgade.
La garde nationale se compose de trois bataillons dinfanterie, avec un effectif de 1068 hommes, et de vingt escadrons de cavalerie assez incomplets, avec 2069 hommes.
Nous n'avons rien à dire sur l'état particulier de rindustrie de cette province, si ce n'est qu'un établissement y a été fondé, par M. Lambert, pour le laminage du cuivre; mais malheureusement, jusquMci, les produits n'en ont pas été reçus avec le même empres-
gement que ceux qui nous étaient envoyés d'Europe. Au Chili, comme nous Tavons déjà vu, l'agriculture et les mines absorbent presque exclusivement les capitaux et les bras des habitants. L'industrie agricole est aussi arriérée ici que partout ailleurs; nous nous réservons de donner quelques détails sur celle des mines en parlant de la province d'Atacama.
Quant aux progrès de Unstruction publique en général, on trouve, sur 7,30 individus, une personne qui . sait lire et écrire, et, sur 6,05, une qui sait lire seulement,
La division de la propriété est dans la proportion qui suit:
ProviUGe Départements
Propriétés Revenus
Dime prélevée en 1852. $
Coquîmbo \
Serena . .
Elqui . .
Ovallc . .
Combarhala niapel . .
Total
Le Coqnimbano est actif, courageux et entreprenant; le beau sexe se fait remarquer par son esprit pétillant et sa conversation remplie de saillies.
Les chiffres suivants donnent une idée de la provenance générale de cette province et du mouvement de son commerce d'exportation depuis l'année 1844 jusqu'en 1855. J'ai compris sous le nom de produits divers tous ceux -de l'économie rurale, tels que la farine, le blé, l'orge, les fruits secs, les peaux de vache et de chèvre, le provenu de la chasse du chincilla, les récoltes du lichen appelé flor de
picdta, le gaano des lies, les fabricats des petites manufactures d'outils domestiques en cuivre et ceux du grand établissement de laminage du même métal fondé par M. Lambert. Sous le nom de produits des mines, il ne se trouve que l'or, l'argent et le cuivre eu lingots, l'argent d'amalgame, le cuivre de première fonte et les minerais d'argent, de cuivre et de cobalt, ainsi que la chaux et le lapis-Iazuli.
Exportation maritime par les ports du Coquimbo et de la Herradura.
Produits des Mines : Produits divers: Totaux:
Igi.JCommerce ext. 745529
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int 119947
ext. 983992 int. ] 16503
ext. ,842595 int. 74211
ext. 1442153 int. 61068
ext 18()6547 int 48015
ext. 2619202 int 86313
Le mouvement maritime qui a en lieu ilans ces deux ports, depuis le premier mars 1855 jusqu'au 30 avril de 1856, est comme suit:
Entrée: 388 navires, jaugeant 221301 tonneaux Sortie: 391 „ „ 135096 „
Sur le nombre total de navires, on en compta 241 nationaux.
Les exportations par la voie des Cordillères pour les Provinces Argentines commencent déjà à devenir importantes. Le Coquimbo , comme le reste du Chili, y exporte non seulement ses produc-
dons nationales, mais encore les marchandises étrangères nationalisées, et reçoit, en échange, des vaches, des chevaux et des mulets, du savon, des peaux tannées, du suif, de la graisse, des fruits secs, du sel commun et, quelquefois, de la farine de blé. Tous ces articles, malgré leur existence dans la province, simportent à très bas prix, à cause du manquje de débouché qu'éprouvent les denrées des contrées transandines.
La liberté du commerce entre les deux Républiques et Tabolition mutuelle de tous les droits de douane pour les produits nationaux viennent d'être déclarées. Il est à espérer que cette mesure deviendra très utile aux deux nations.
Province d'Atacama,
créée par la loi da 81 octobre 1848.
La Province d'Âtacama est la dernière que nous avons à signaler dans la succession numérique que nous nous sommes imposée. Elle est la moins importante du Chili sous le rapport agricole; mais elle occupé le premier rang entre toutes les autres, grâce à ses richesses minérailes. Sa limite au nord est la frontière internationale qui nous sépare de la Bolivie. La détermination de cette frontière ayant soulevé quelques difficultés entre les deux Républiques, lors de la découverte des Iles de guano situées le long de la côte du désert d'Âtacama, une ligne provisoire a été tracée sur tous les points du 23"^^ parallèle latitude australe, à partir de la côte de la mer Pacifique jusqu'au point de rencontre du même parallèle avec la
mut
ligne calminantc des Andes. La limite de la province est formée à Test, jusqa^au 29"*^ degré lat S., par cette chaîne, qui sert également de frontière internationale entre le reste du territoire bolivien en contact avec le Chili et une partie de celui de la République Argentine. La province de Coquimbo, au sud, et la c6te du Pacifique avec les fies qui en dépendent depuis le *23^^ jusqu'au 29i*« degré lat S., à Pouest, complètent la périphérie de son territoire.
L'Atacama a donc une longueur nord sud de 120 lieues, sur une largeur approximative, d'après Philippi »), de 39, par 23« 1. S., de 47, par 23« 19', de 34' par 230 sp^ je 34. par 24<» 16', de 25, par 25» 24', de 28, par le parallèle du port Flamenco; et, d*après Gay ^), de 25, par 27^ de 31, par 28», et de 37, par 29» lat. S.
D'après ces chiffres, le territoire de la province aurait une largeur moyenne de 33 : 333 lieues et une étendue de 3999 : 96. ^) La partie du désert d'Atacama qui s'y trouve comprise, n'enlève pas moins de 1,700 lieues carrées au domaine immédiat des hommes.
La population de PAtacama n*est pas disséminée comme dans les provinces australes: quelquefois le manque d'eau et de végétation, et plus souvent la
') V. la carie qui accompagae un mémoire sur le désert d*Atacama, du même auteur, publié par le Dr. A Petermann dans lei Communications Géographiques, Soie Ii« vraison, 1856. Golha.
') Atlas de son Histoire civile et naturelle du Chili. Paris, 1854.
*) Tous ces calculs ne sont et ne peuvent être qu'approxioutifs, attendu que la ligne culminante des Andes n'a jamais été fixée astronomiquement.
difficulté de trouver des occupations lucratives, forcent les habitants à se grouper dans les vallées qu^arrosent les deux petites rivières du Huasco et du Copiapô — dont nous avons déjà fait mention dans l'aperçu hydrographique — et près des grands centres de la production minérale.
La province se divise en deux grandes sections: celle du Copiapô, renfermant la vallée formée par la rivièie du même nom, et celle du Iluasco, nommée, comme l'autre, d'après la rivière qui la traverse de Test à Touest. Le désert d'Atacama est compris dans la première. Cette* division naturelle, adoptée par l'administration publique quelque temps après notre émancipation politique, vient d'éprouver de nouvelles modifications. La richesse des mines ayant augmenté, chacune de ces sections fut subdivisée en deux départements: celle du Huasco dans les départements de Vallenar et de la Freirina, et celle du Copiapô dans ceux du Copiapô proprement dit et de la Caldera. Alais comme le commerce maintient encore les anciennes dénominations, et que les transactions mercantiles de la partie sud de la province se font toujours par le port du Huasco et celles du nord par le port de Copiapô, nous conserverons, sous les noms de section du nord et de section du sud, l'ancienne division pour ce qui a rapport à l'industrie et au commerce.
Les gras pâturages des étroites vallées de Copiapô et du Huasco contrastent avec la contrée aride et monotone qui les environne. Les villes principales, les beaux établissements d'amalgamation et la plupart des habitants sont groupés le long de ces deux sources de vie , sans lesquelles la richesse minérale
de l'Atacama serait aassi stérile que le désert du même nom.
Ce désert est une contrée qui appelle l'attention du naturaliste et de l'homme d*état, par sa formation géognostique et par sa richesse minérale. La forme en est assez régulière depuis le parallèle 23 jusqu'à 24^ 30^ lat. S., car il s'étend depuis la base la plus rapprochée des Andes jusqu'aux bords du Pacifique. A partir de cette dernière latitude, jusqu'à la vallée de Copiapô, qui lui sert de limite méridionale, le do* maine en est rétréci à l'est par quelques sources insignifiantes et saumfttres. Ces sources partant des Andes sans y ctre presque jamais grossies par la fonte des neiges, qui n^y séjournent pas, tombent avec peine sur un sol altéré ^ disparaissent sous les sables, ou restent dans quelque basse vallée où elles ne tardent pas à s'évaporer par l'action du soleil. L*efiet de ces petits courants d'eau, quelque faibles qu'ils soient, donne à la zone placée sous leur influence un aspect fl'autant plus attrayant , que celui du désert est repoussant par* sa morne stérilité. Mais on se ferait une fausse idée si Ton croyait que la vie végétale se manifeste sans interruption le long de la base des Andes; car après une aiguade, où le voyageur, harassé par la chaleur et par la soif, trouve moyen de se désaltérer avec une eau détestable, en reposant sa vue sur des roseaux ou sur quelques plantes branchues, pâles et naines^ il y a encore quelques heures de marche à travers le désert avant qu'il se présente un nouvel oasis. Le dernier qu'on rencontre à quelques milles au nord du grand dépôt minéral de Très Puntas^ et qui est connu sous le nom de Finca del ChanaraU quoique très petit, fait sans doute une exception à
tons les autres, car l'eau excellente, les fleurs, les fruits exquis et la verdure qu'il offre rappellent les plus beaux champs du sud. Mais bientôt il faut Tabandonner; le désert, avec toute sa solitude imposante, reparaît, et la brise du sud, raréfiée par la réverbération d*un sol calciné et sablonneux, est le seul rafraîchissement que cette nature pétrée procure jusqu'à la vallée de Copiapô. La hauteur où se trouvent ces aiguades dépasse 6,422 pieds au-dessus du niveau de TOcéan. Dans Jes espaces qui les séparent, on rencontre quelquefois des racines rampantes dont on reconnaît l'existence par le noeud vital pointant presque desséché sur la superficie blanchâtre du sol. C*est sur cette zone que s*élève le village de Très Puntas, au pied du dépôt minéral du même nom, par 26<^ 4Q' lat. S. et 30<> long. O. du méridien de Santiago.
La seconde zone, qui rétrécit le désert du côté de la mer, est plus prononcée. La végétation, quoique interrompue comme Tautre, y est plus belle, quelque fois même luxuriante; mais elle ne s*étend pas beaucoup du côté de l'est. L'eau y est plus potable, et la campagne se prête, avec assez de difficultés, il est vrai, au soutien des bêtes de somme qu'oli est forcé de faire paître dans ces lieux solitaires pour les besoins des mines. On y trouve même quelques habitants répandus ça et là le long de la côte et trois petits villages aux ports de Paposo, de Flamenco et de Chanaral de las Animas, dont la population, de quelques centaines d'habitants, s'occupe de la pêche, de l'élève des chèvres et des travaux des mines.
£ntre ces deux zones habitables est située la partie méridionale du désert, laquelle, dans ces lati-
fades, peut avoir une largeur moyenne de 12 lieues. £lle répond assez bien par sa situation à celle de la vallée centrale qui parcourt le pays du nord au sud. On calcule à 5000 pieds la hauteur moyenne de son sol au-dessus du niveau de la mer.
Cinq vallées, è larges ravins, et plus ou moins encaissées ou évasées, coupent le désert transversalement de Pest à Touest, depuis la latitude de Botija jusqu^à celle de las Animas. Il n'y a, depuis le 30"* jusqu'au 24"^^ 30' la t. S, aucune montagne digne de ce nom; mais la région comprise entre ce dernier parallèle et celui de la vallée de Copiapô est très accidentée et remplie de hautes montagnes à formes sévères, dont les flancs éboulés mettent à découvert les couches de leur formation géognostique et de larges filons métallifères.
Il parait que l'argile, les siénites, les porphyres et des rocs noirâtres qui ont Tapparence des laves prédominent sur les jnontagnes de la c4te; que le sol du désert, plutôt graveleux que sablonneux, présente partout des traces de produits volcaniques, des cailloux siliceux mêlés avec des débris de filons métallifères et quelquefois, mais rarement^ du granit et du mica. Les Andes d^Atacama diflfèrent, d'après le professeur Philippi, de celles des Intitudes australes et rappel*lent le grand plateau de Quito. On calcule dans cette région la ligne des neiges perpétuelles à plus de 16,000 pieds au-dessus du niveau de la mer.
Sur la base des Andes, entre 24 et 25^ 40^ lat. S. et à une élévation approximative de 8000 pieds audessus du niveau de TOcéan, est placé le lac salin de Punta Negra, dont la grandeur serait, selon M. Philippi, de 14 lieues de long, sur 5 de large. La grande
abondance de joncs qui croissent sur ses bords coa-
verts de sel s'explique assez facilement par la présence de l'eau douce que Ton trouve à deux ou trois pieds de profondeur sur le terrain environnant. Au nord de ce lac, par le parallèle 28, il y en a encore un autre de la même nature et six fois plus gprand que celui de Constance. C'est à peu près par son centre que passe la ligne de la frontière internationale qui sépare le Chili de la Bolivie. On ne retire encore aucune utilité des sels qu'ils produisent.
Le climat du désert montre un pliénomène digne de remarque: les brouillards séjournent seulement sur la partie de la zone maritime comprise entre le Cachinai et Miguel Dias, et font de cette contrée un vrai jardin si on la compare avec le reste. Cette circonstance, — jointe à Taction très sensible de la pluie la plus légère sur Taccroissement des végétaux, même dans les plaines arides du désert; à Teffet des petites aiguades et des ruisseaux de la pente occidentale des Andes, et aux gras pâturages croissant sous Tinfluence de la rivière du Copiapô, qui n'est qu'iin vrai accident du désert, puisqu'on le voit reparaître partout après, ^- tend à prouver que le manque d'eau est la principale et peut-être la seule cause de ^existence de la plus grande partie du désert d'Atacama. Le pécher, le figuier, la vigne et l'oranger y attestait, par leur croissance rapide et Texcellence de leurs fruits, que le sol est loin d'être dénué de fertilité. — Le règne animal y est aussi faiblement représenté que le règne végétal: un petit nombre de guanacos^ de vicu&as, de viscachas et de chincillas, beaucoup de souris, quelques perdrix, de petites bandes de tourterelles et des lézards sont les principaux hAtes naturels de cette
solitude. Mais, en échange, que de richesses minérales sont enfouies sous les sables ou exposées an regard étonné du voyageur intelligent! L'or se trouve au N. N. O. de Très Puntas, sur la pente des Andes et sur les montagnes de la côte près du port de Taltal, ainsi que sur celles qui bordent au nord la vallée sablonneuse oA se perd la rivière du Copiap6; Par. gent, dans le district métallifère de Très Puntas — ou l'on exploite la mine d'argent la plus riche de la République, — dans les dépôts minéraux de Garin et de Ladrillos, situés plus an sud et presque sur le même méridien, dans ceux du Pueblo hnndido, dindio Muerto, de la Encantada et dans quelques autres dont on n'a fait que constater l'existence sur le penchant occidental des Andes d'Atacama. La partie centrale du désert renferme aussi des gîtes d'argent^ tels que Chanchocon^ par 27^8^ 45^^ lat. S. et 14 longE. du méridien de Santiago >), et Cerro Negro, situé solis le parallèle du mont Jorjillo. Le Professeur Philippi, dans son rapport au Ministère des Finances, sur les substances minérales du désert d'Atacama, dit, en parlant du Cerro Negro , que Paloi du minerai y est de 70 marcs par mesure de 64 quintaux de poids; mais qu'on ne le travaille pas faute d'eau, de bois et de fourrage pour les bètes de somme. Il évalue à 10 lieues la distance qui sépare ce point de i'aiguade appelée Aguas Blancas.
La. grande zone cuprifère, qui s'étend le long des montagnes de la côte du Chili, et dont nous avons fait remarquer la présence depuis la latitude du Maule, est déjà très riche dans la province de Coquimbo et
St. Didier; Carte du Copiapo 1S55» Valparaîso.
se prolonge encore au nord bien au-delà du territoire chilien. Les grandes et anciennes excavations de Vaca Muerta, de Hueso Parado et de Matancillas, le long de* la côte du désert, prouvent que les travaux des mines de cuivre ne datent pas d'aujourd'hui dans cette région inhospitalière. Actuellement on travaille avec un excellent résultat dans les districts du Cobre, dont la quantité de minerai répond à un aloi de 30 à 40 pour cent, dans celui de las Animas et dans quelques autres de moindre importance. Il y a du cuivre aussi, mais moins fréquemment, sur la base la plus rapprochée du plateau des Andes d'Atacama*
Le cuivre argentifère de Très Puntas produit plus de 20 pour cent d'argent^ 11 à 12 de cuivre, et 28 d'antimoine.
Le plomb argentifère a été trouvé dans l'Alto de Pnquios, sur les Andes, entre 23^ 40' et 24<^ lat. S.
Outre ces métaux, les seuls qui appellent sur eux l'attention, on y trouve du nickel, du cobalt et du fer*
Le sel commun existe dans plusieurs localités du désert, et les dépôts des lacs salins de Punta Negra et d'Atacama, qui produisent un sel excellent, sont immenses, d'après ce que dit M. Philippi. Les ravins des Cordillères du Cbaco, situés entre 20^ et 25<^ 20" lat. S., renferment un dépôt considérable de sulfate de soude ^)« Le sulfate de chaux se présente également sur les montagnes de la côte, entre Breadal et
Dans la composition de ce se), le professeur Domeyko n*a pas trouvé le moindre indice de nitrates,* de carbonates ni de sels ammonicaiix : ce qui prourcrait, d'après lui, que les sels du Chaco ne sont pas autre chose que des combinaisons de sel commun avec des sels de soude et de manganèse.
Cachillallâl, et sar les Cordillères, entre Taiguade de Varas et Punta Negra; celui de barite, dans le ravin andin de la Encantada, par 25^ 40^ lat S.
Il paraît qa*ane découverte des plus importantes pour cette contrée vient d'être faite par M. Félix Engelhardt: celle du charbon fossile. Il en a trouvé à 10 lieues au sud du dépôt minéral de Très Pnntas. N'ayant pas de données plus positives sur ce fait , je me borne à le signaler^
Jusqu'ici > c'est plutôt le hasard, que les recherches scientifiques, qui a fait découvrir les mines qu'on exploite. Aussitôt que la population est appelée sur un point donné, par TappAt de quelque nouvelle mine^ la découverte d'une foule d'autres aux environs en est la conséquence.
Les cAtes du désert fournissent du guano; mais il n'est pas d'aussi bonne qualité que celui du Pérou. On en exporte de Mejillones et de la petite tle de Balfin ou Isla blanca, qui présente un excellent mouillage.
Il y a de très bons ports sur la zone fertile de l'ouest. Celui de Caldera, aujourd'hui le plus important de toute la province, est relié à la ville capitale par un beau chemin de fer, et a été arraché au domaine du désert par l'industrie et le commerce; bientôt ces mêmes éléments, activés par l'augmentation de la population,' feront de nouvelles conquêtes sur cette région inhospitalière, qui deviendra pour les générations futures ce que Très Puntas, dont on ignorait l'existence il y a si peu de temps, est devenu pour celles d'aujourd'hui. •
• Le port de Flamenco , par 2S^ 34' 30^' lat. S., est, sous le rapport de la sûreté, un des meilleurs du
Cbili. Il est parfaitement à l'abri des vents du nord et da sud; Paiguade en est un peu saumàtre, mais le débarquement y est très commode. La proximité des mines de cuivre le rendra d'one importance très marquée. En 1830 il ne comptait que dix misérables buttes, habitées par des pêcheurs qui s'occupaient à préparer et à sécher le congre pour la consommation de Copiapô. On a fait une chaussée pour le relier à Très Puntas, et déjà ce port se fait remarquer dans le commerce maritime d'Atacama.
Le ChaSaral de las Animas, situé à Tembouchure du ravin sec appelé Salado*, qui est la première vallée transversale coupant le désert de Test à Touest, est plus remarquable par sa situation que par sa bonté comme port. On y a fondé un petit village, et pour fournir Teau nécessaire à ses besoins et à ceux des mines, on y a établi deux fortes machines de dis* tillation.
Le p rt de Lavata, dans la baie du même nom, pac2ô<>39' 30^^ lat. S., est bien défendu des vents du sud; il a une plage d'un abord facile et un très bon ancrage.
Le Taltal ou Juncal, appelé aussi Hueso Parado, par 25^ 24^ 30^^ lat. S., est un port avantageusement situé; mais il n'est fréquenté que par des pêcheurs et par les Indiens du désert qui s'occupent de Télève des chèvres. Il est également à Tabri des vents du sud, a un bon mouillage^ un abord facile, du bois et de l'eau beaucoup plus potable que les ports du sud.
Le Paposo, par 2b^ 02' 30" lat.S., à rembouchure de la troisième vallée transversale du désert, était un port déjà connu et quelquefois fréquenté du temps de la domination espagnole. Le village du
même nom n^a pourtant commencé d'attirer l'attention des commerçants que depuis très peu de temps. Les pâturages de cette contrée soutiennent les bètes de somme employées dans l'industrie des mines de Las Animas, dont les produits s'exportent par le Paposo, de même que ceux de la pèche du congre, laquelle occupe une partie de ses habitants.
Les deux derniers ports sont: Constitution, par 230 26M2'^ lat australe, avec une entrée facile et un excellent ancrage, et Mejillones^ presque situé sur la frontière de la Bolivie. Malgré sa position favorable, ce dernier n'est aujourd'hui d'aucune utilité pour les marchands et les industriels, par suite du manque absolu d'eau et de bois. L'avenir de ce port dépendra des mines qu'on pourra découvrir dans le voisinage. La quantité du poisson et Tapp&t des substances salines qui se trouvent sur son parallèle ne suffisent pas encore pour y attirer la population. Le pays, aux environs de ces ports, à partir du Cachinal jusqu'à Botija, est en général fertile; la végétation y est assez abondante; il s'y produit même quelques arbres fruitiers, tels que des poiriers et des figuiers; le bois à brAler n*y manque pas, et l'eau y est potable.
Nour devons borner ici nos renseignements relatifs au désert, sur Timportançe duquel les limites de cet Essai nous empêchent de nous appesantir.
La section du Copiapô est séparée au sud de celle du Huasco par un territoire auquel sa stérilité^ due à la sécheresse, sa formation et, surtout, le manc(ùe d'eau ont valu le nom de désert. Le sol de ce district pourtant ne le cède en rien en fertilité à celui du reste de la République; car à peine une petite pluie printanière vient-elle en rafraîchir la surface brû-
lante, qu'on le voit se revêtir, comme par enchantement, des plus beaux et luxuriants pâturages ; malheureusement ils ne tardent pas à disparaître sous l'influence au soleil. Mais où l'on reconnaît la fécondité du terrain de la province, c'est dans les riantes vallées qu'arrosent les deux rivières du Copiapô et du Huasco, dont on a su profiter pour établir des canaux dlrrigation qui feraient honneur à tout autre pays plus favorisé par la nature et par le nombre de ses habitants. Sans ces deux rivières, comme nous Tavons déjà dit, la renommée des richesses de la province n'existerait pas. Le climat même est modifié par leur action bienfaisante; aussi le sol se prête-t-il également aux productions végétales de la zone tempérée et à celles des tropiques. Les céréales réussissent admirablement
dans les mêmes localités où Ton plante, par curiosité le coton et la canne à sucre. Rien ne peut égaler la bonté du figuier, dont le fruit volumineux et sucré est séché et exporté avec un grand bénéfice. L'oranger, le pécher, .le grenadier et tons les autres arbres fruitiers cultivés dans les provinces australes, viennent parfaitement dans TAtacama , et le raisin sec du Huasco est infiniment supérieur à celui de Malaga ou de Corinthe. Malheureusement, les besoins de l'industrie . des mines absorbent^ dans la multiplication des prairies artificielles pour la nourriture des bêtes de somme, le peu de terrain que l'exiguité de l'eau permet de féconder, de manière que toutes les autres branches de l'économie agricole sont nécessairement abandonnées. AusKi, la production ne suffisant pas à nourrir la population, la plupart des denrées alimentaires qui ne peuvent pas être introduites économiquement par mer, sont tirées des Provinces Argentines, par la voie de
la Cordillère. Cependant, au nombre des provenances végétales, on voit figarer dans l'exportation, outre les figues et les raisins secs, le haricot, le piment rouge, la bréa végétale et la llor de piedra. Les produits animaux ne sont presque pour rien dans Texportation, sauf les peaux de cbincilla et celles des vaches que Ton abat pour la consommation immédiate.
L'Atacama est mise en contact avec les Provinces Argentines par plusieurs abaissements de la ligne culminante des Andesj appelés pasi^es, et avec l'Océan Pacifique par plusieurs ports qui facilitent Textraction et lintrodUction des produits industriels. Les principai|x passages sont, dans la section du Huasco: La
Laguaa grande, Lu Laguillas, El Caballo Inerte, El
Pintade et lelanHai; dans celle du Copiapô, Tabsence des neiges facilite le passage par beaucoup de points; mais les plus fréquentés sont le San Andres, |1 Transite, Palpote, PnlidQ et San Qnillennito, parce qu'ilu aboutissent immédiatement aux grands centres des travaux miniers.
Les ports les plus considérables de la province, à partir de la' limite qui la sépare du Coquimbo, jusqu'à la Caldera, où se termine le désert d'Atacama, sont, pour la section du Huasco: le ChaSaral, le Huasco et la Herradura, et pour celle du Copiapé: Totoralillo^ Copiapé, Puerto Ingles et Caldera.
Le Chafiaral, port qui commence déjà à devenir important, est situé par 29<^ 02' 40'' lat S. Il est bien défendu des vents du nord et du sud; mais ceux qui i^oufflent du sud-ouest y rendent le débarquement très difficile.
Le Huasco, par 28® 27' 15" lat S., n^est pas à Tabri des vents du nord. Il a un assez mauvais an-
ttagài mais les grands vents sont fort rares dans ees latitudes. Sa situation géographique le rend d'une grande utilité pour Texportation des produits des deux départements de Freirina et de Vallenar.
La Herradura del Carrizal, par 28<^ 05' 45'' Jat. S., est un port parfaitement protégé contre les vents. Il faut éviter d'y entrer du côté nord ou sud, à cause des rochers qui bordent la passe; mais il n'y a aucun invénient de pénétrer dans le canal par le nord-ouest, car on peut approcher sans le moindre péril jusqu'à une demi-encablure d'un côté ou de l'autre. L'eau y est très rare; il faut se la procurer de loin.
Le Totoral, par 27® 50^ 30'' , est remarquable par sa situation: il est bien garanti des vents du sud, et près de terre, sur un fond de 12 pieds, les navires y sont également à l'abri des vents du nord. Le débarquement y est commode, mais Tancrage rocailleux, à commencer de 8 brasses de profondeur près des terres; un peu plus loin, le roc disparaît.
Copiapé, par 27® 20^ 00'^ lat. S., est un assez mauvais port que la nécessité seule fit fréquenter pendant longtemps; il a été abandonné maintenant, et on a choisi à sa place celui de la Caldera, par 27® 04' 00" lat. S. Quoique l'entrée de ce dernier soit moins ouverte que celle du Puerto Ingles, situé un peu plus au sud, il est, à tous les égards, le meilleur de ceux que nous venons de citer. Il fut déclaré port majeur par une loi du 20 novembre 1849, et quoiqull n'ait commencé à jouir de tous ses privilèges que le 22 octobre 1853, il est parvenu à occuper^ avec Valparaiso et Talcahuano, le premier rang parmi tous les autres ports de la République.
Entre ces ports principaox, on trouve encore, le long de la cdte qui les sépare entre eux, an nombre assez considérable de criques et de havres dont quel* ques uns sont visités de temps en temps par les na« vires marchands qui vont y charger des minerais de cuivre : tels sont le Carrizal , 28^^ 04^ 30^^ lat. S. , au nord de la Herradura, le Pajonales, 27^ 43' 30"^ lat S., le Salado, 27<^ 39' 20'' lat. S., Barrknquillas, 27® Sœ 40" lat S., au nord du Totoralillo, et Puerto bigles, 27® 05' 20'S entre Copiapé et Caldera.
Dans tous les ports de cette côte, le manque d'aiguades et de bois se fait vivement sentir; mais quelque grands que soient ces inconvénients, les progrès de ^industrie et de la nfivigation les aplaniront, de même qu'ils ont été aplanis au port de la Caldera.
Les départements du nord, le Copiapô et la Caldera, sont plus peuplés et plus riches que ceux de V^allenar et de Freirina. La renommée des trésors minéraux du Chili leur est due exclusivement Outre les gîtes argentifères quMls possèdent dans le désert, ils comptent ceux de ChaBarcillo, de Sacramento, de San Antonio, de Cabeza de Vaca, de Checo et plusieurs autres d\me haute importance. Ces districts miniers sont assez rapprochés les uns des autres sur la pente des Andes, pour que les nouveaux filons qu'ion exploite dans les environs leur donnent une apparence dlinité remarquable. Cette zone argentifère, s^l m*est permis de lu nommer ainsi, aurait une longueur N. S. d'un degré 51 minutes, depuis la Rosilla, par 28^ 31' jusqu'à Très Puntas, par 26® 40', et une largeur moyenne de 30', à partir des ravins des Andes. Voici réiévation en mètres de quelques unes des mines les plus considérables au-dessus du niveau de l'Océan :
Garin, descubridora 28107- Crosnîer.
Cabeza de Vaca, la Plazilla . . . • 1614 u Domeyko.
Chanarciilo, Carmen alto '. 1235 r/ id.
San Antonio, descubridora 1214 rr id.
Bandurrias, descubridora 1118// id.
Ladrillos, veta de abajo 757 // id«
Rapprochement des parallèles sur lesquels se trouvent les principales mines d*argent exploitées dans cette zone, à partir de Très Pnntas, d'après la carte du Copiapô dressée par Mr. de St. Didier en 1855.
Très Puntas 26M0'
Garin 27^ 05'
Garîn 27M5'
Ladrillos , 27» 20' 25"
Cbeco , 270 30'
Brea 27» 4fi'
•Pampalarga . . . . * 27» 42' 15"
Cabeza de Vaca 27» 40' iJO"
San Feliz 27^ 40' 20"
La Presidenta 27» 48' 30"
Los Zapos 27» 50'
Lomas Bayas 27<> 50'
San Antonio 27» 58'
Chanarcillo, descubridora • • . • 28^ 06'
Sacramento . 28® 09' 30"
El Altar 28<> 09' 30"
Bandurrias 28<> 10' 20"
Cachilullo 28» 15'
La Rosilla 28<> 31'
Le gisement le plus notable de cuivre, au sud du désert et au nord du Iluasco, est le Checo, situé à Test de Nantoco. La richesse de ses minerais s'est presque toujours soutenue depuis sa découverte. Cette mine^ propriété d*une compagnie anglaise, exportait déjà, en 1831, 6000 quintaux de cuivre, et Taloi du minerai était de 70 pour cent.
Les anciennes excavations fournissent la preuve des grands travaux qu'on avait entrepris pour la re-
cherche des filons d'or sur plusieurs points du Ck>« piapo^ et notamment au sud de la ville capitale de San Francisco de la Selva, ou est ]flacë le district aurifère de Jésus Maria.
Le cinabre a été trouvé sur la pente des Andes, par 28® 2(y W lat S., dans les mines de los Frailes, qui sont en cours d'exploitation; et le nickel, à Chafiarcillo.
L'industrie agricole du Copiapo se réduit à la formation et à l'entretien des prairies artificielles pour la nourriture des bètes de somme. C'est cette contrée surtout qui a besoin, pour se soutenir, de tirer du dehors les substances alimentaires, dont elle est complètement privée.
Les départements du sud, Vallenar et Freîrina, que Ton comprend encore sous le nom de Uuasco, quoique moins riches en productions minérales que les deux précédents, sont plus favorisés quant aux ressources agricoles. Leur territoire commence à perdre, à quelques lieues de la côte, cet aspect morne qui caractérise les départements du nord. La végétation, activée par une rivière beaucoup plus 'grande que celle du Copiapo, offre plus souvent des prairies de luzerne, des plantations, des fruits et des vignobles, dont la section du nord est dépourvue.
Les mines du Huasco présentent les mêmes variétés que celles du Copiapo, mais elles sont jusqu'aujourd'hui inférieures en richesse. Le nickel s'y trouve également dans le district du Carrizo, 15 lieues au sud de la ville de Freirina.
Voici la division politique de la Province:
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