‹ Essai sur le ChiliChapitre 31 sur 32 · AI · texte numérisé non relu

AI

Juillet

Août Octobre

If

Novenkb.

Briques réfractairet . .

Etablissement de ponts flottants

Macbines pour séparer l'or des terres aurifères sans le secours deTean

Tissus de coton . . .

Macbine k vanner le blé

Fabrique de gaz hydrogène

Laminage du plomb et fabrication de tuyaux

Application du fer et des substances alcalines au traitement des minerais de cuivre . . .

Etablissement de cbAssis et de mac^hines à va peur pour faciliter la charge et la décharge des navires . . .

Salines artificielles . .

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') Branche industrielle très importante qui est appelée k jouer un grand rôle dans Texportation. EUe se continue lentement,

>) Le Chili, comme nous Tavons dit en parlant de la province de Conception, en possède déjà d*exccUents ; mais la pro« duction toujours croissante du blé eu demande encore bien davantage, surtout dans les provinces centrales.

*) Nous ne pouvons Jious lasser de répéter que le Chili pos* sède les matériaux les plus estifnes nour ces sortes de manufactures; mais, jusqu'ici, les résultats en sont entore très imparfaits.

^) L^exploitation de cette précieuse substance minérale est encore à entreprendre au Chili: c^est par là qu^on aurait dû commencer; il n'est donc pas étonnant que le privilège demandé et accordé n'ait été suivi d'aucun résultat

Epoque

lom de llBdutrie pri?ilésié6.

PrifUège.

Obtcrratitii

Janvier

Mai

Octobre

19 Foon k briques . . .

15,R.'iiiefl en foute de fer.

6 Laminage du cuivre. .

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hcQfnur rétfùÈ secontinue lentenent.

1S49 Janvier

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Octobre IVuvemb.

Canal navigable destiné k relier Qnillota k Valparaiso

Pétrin iu farine . . . .

Huile de lin

Fabrique de titsus de laine

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Mars Avril

Novemb.

Déccmb .

iVouveau moulin k blé.

Faïence ordinaire, à San-

Sucre de betterave . .

Biscuit k la mécanique Faïence k Valparaiso .

Machines k vapeur appliquées k Texploilation des minet . . .

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heureux - résultat, sans suite.

^) On peut juger, par la coneession d*un pareil privilège, k quel point les industries les. plus simples se trouvaient abandonnées.

*) Tout ce qui tend k tirer Thuile des substances végétales est de la plus haute importance au Chili. Nous importons encore de Thuilc de lin, qui devrait être un objet d*cxportation.

'} Il existe chez nous une espèce de manie d'oublier que les arts ont aussi leur enfance . surtout dans les pays qui ne sont pas préalablement préparés |>our les dernières améliorations industrielles, Nous possédons un établissement magnifique de tissus de laine, et au lieu de commencer

Ï»ar la rabricatiou 'de draps grossiers et de couvertures, dont a consommation est assurée, on a voulu produire une marchandise du plus haut prix, laquelle, naturellement, u*a pu tenir contre la concurrence étrangère.

*) Cette fabrication prend de jour en jour plus d'extension .

!!•■ de riBdottrie priTfligiée.

OVfM

PrtirUégt

ObMrvatloBt

Janvier

FëTrier

Mai

Dëciabr.

Fourneaux à brûler Tamalganie d^argent

Bateaux kvapeur pour remorquer les embarcations sur le Maule -\\

Machines Si perforer les rochers des mines

Nouveau système de traiter le ' minerai d'argent antimonial

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sans suite.

Aoât Décmbr.

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If oureau procëdë de traiter Targent antimonial

Faucheuse modifiée .

Emballage de la paille

Application du procé oe américain delVevi us II la fabrication du biscuit fin

Etablissement d'une If^e régulière de clippers à vapeur et Il voile entre l'Angleterre et le Chili .

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par

irréalî-

sation.

'3 Ce privilège n'exclut pas Tintroduction de faucheuses, pourvu

Qu'elles ne soient pas munies des mêmes modifications. e privilège, comme tant d'autres, resta sans exécution, malgré la subvention annuelle de 60,000 piastres que le Gouvernement lui accordait. LVntrepreneur Pavait demandé sans savoir s'il pourrait réunir assez d'actionnaires pour donner suite a sa spéculation: c'est, du reste, ce qui est arrivé assez souvent au Chili aux demandeurs de privilèges. Il en est résulté qtie le Gouvernera eut , voyant que son empressemeiif h accueillir et li jirotéger de nouvelles industries * en empêchait quelquefois la réalisation, a pris dernièrement la ènge mesure de fixer un terme péremptoire à leur introduction» sous peine d'échéance du privilège.

Sp«qae.

!!#■ de rindvttrte

Durée du

ObMnpatisu.

priTUégiM

Privilégo

Juin

Puri6cat de liiuile par le procédé Hoovc Mazon...

10 ans mois

eiiste

Juillet

Nouvelles charrues.

S tf u

Macliiues à trilurrr len mélaui, procé-

dé Berdau

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Janvier

Briques réfractaires.

Rallinafj^e du salpêtre

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Procède pour la conservalioM du bois

et du ehauvre. . .

Décembr

Caïuilisation de TAr-

chihucau

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Le chiffre total des productions nationales exportées pendant le cours de 1855 étant de 17^612,076 piastres, dont 9,805,498 représentent le produit des mines, 5,080,644 celui des végétaux et 319,110 celui du règne animal, il reste pour le produit de l'industrie manufacturière 2,406,824 ^.

Quant au développement et à l'étendue du commerce chilien, nous n^avons qu'à nous en féliciter. En 1844, l'exportation, qui présentait déjà un grand progrès sur les années antérieures,n'atteignit que 6,067,023 piastres, tandis que nous la voyons dépasser le triple de cette quantité en 1855.

') En général, les privilèges accordés D*exclucnt que Tintroduction des industries identiques qui feraient uaage des mêmes moyens employés par le^côncessionnaîre.

La valeur de limportation, dans la première de ces deux époques, n'était que de 8,596,674 % ; dans la seconde, elle était d« 18,433,287.

Voici des chiffres qui représentent le montant total du commerce chilien, dans chacune des années comprises entre 1843 et 1856.

Années

Importations

Exportations

Total Général

Les chiffres des exportations représentent non seulement les valeurs des produits nationaux ; ils comprennent jaussi celles des denrées nationalisées, cac le Chili ae consommant pas toutes les marchandises quil reçoit de Tétranger, réexporte le surplus avec profit .po«r plusieurs Etats de TOcéan Pacifique et pour quelques unes des provinces argentines.

Une remarque intéressante à faire, — car elle tend à prouver que le bien-être et les moyens de l'habitant de la République se sont considérablement accrus et qu'ils suivent la progression ascendante du commerce, — c^est qu'en 184d, des 9,101,764 piastres, montant de l'importation, on réexporta pour 1,978,342 ^ de marchandises, et qu'en 1855, sans une augmentation très sensible dans la population, sur 18,433,287 piastres d'articles importés, on n'en réexporta que

pour 1^568,513: le reste avait été coasommé dans le pays.

Si je croyais aux prëtendlfs avantages de ce qn'on appelle balance du commerce, je me plairais à signaler que déjà en 1819 Texportation balançait presque l'importation; qu'en 1850 la première dépassait la seconde de 638,076 piastres, et qu'en 1855 cet excédant s'élevait à 747,302 $. Mais la balance favorable au commerce n'est pas celle qui établit Tégalité entre llmportation et Texportation; c'est celle qui donne des bénéfice^ sur les denrées qu^on importe, aussi bien que. sur celles qu*on exporte: c^est précisément ce qui arrive dans le commerce chilien.

Cet heureux résultat, «dû essentiellement è la paix que te bon sens chilien a su fixer dans la République et à Taplanissement des difficultés que Tancien régime avait créées, à force dimpôts, au développement du commerce, de lindustrie et de Tagriculture, apporte une nouvelle preuve à la grannde vérité: que les lois restrictives et les impôts outrés produisent, dans le bienêtre des Etats et surtout dans leurs revenus^ un effet diamétralement opposé à celui que le législateur avait en vue en les dictant Le revenu seul des douanes est aujourd'hui plus de deux fois pins grmid que le revenu total de TEfat en 1817; et quant à l'aisance dont jouissent les habitants de la République, on n'a, pour l'apprécier, qu'à jeter un regard sur la consommation* annuelle qui se fait au Chili de certaines denrées que l'aisance seulement peut faire entrer dans la catégorie des objets de première nécessité. Le pays, comme on le sait, ne compte que 1,439,120 habitants, et pourtant la consommation de sucre s*éleva, en 1855, à 32,785,250 livres^ ce qui donne pour chaque habitant

une consommation de 22978 livres pan année, quantité sans exemple dans aucun des pays connus où Ton ne cultive pas la canne*

Qu'on n'aille pas croire, en présence de ces faits, que le commerce au Chili favorise seulement le luxe et Toisif bien-être; il a aussi donné de l'essor au travail et une forte impulsion à Tindustrie. Le fer, cette subs'tance précieuse mille fois plus utile à Tliomme que Tor, ne figurait dans les importations de l'année 1844 que pour 38,600 quintaux, et nous le voyons atteindre', en 1855, 155,740 qx. Dans la première époque, les produits médiats et immédiats de nos ce* réaies figuraient à peine pour 666,269 piastres dans Texportation ; tandis qu'en 1855 ils se sont élevés à 4,737,351.

Le Commerce chilien d'importation et d^xporta*» lion, aiiâsi que celui de transit se fait aujourd'hui avec 22 iiations. * Les principaux débouchés des denrées chilkennes en Europe sont: l'Angleterre, la France et l' AUeniagne ; les autres Etats, tels que la Suède, le Danenark, la Prusse, la Hollande, la Belgique, l'£spagn4 et la Sardaigne, doivent être comptés après, tant pou^ la moindre importance de leur commerce que pour le nombre assez réduit de navires occupés dans nofre trafic avec ces pays. Dans le nouveau inonde, c'est l'Amérique du Nord qui prend la première place, et après elle le Brésil et tous les autres Etats de l'ancien domaine espagnol, avec lesquels le Chili se trouve eh relations directes. La Chine, l'Australie et les lies de la Polynésie sont nos seuls débouchés à l'ouest. Aucune relation directe de commerce ne nous lie avec les Indes et avec TAfrique.

Les principales denrées que le Chili ofire à l'Europe et à TAmérique du Nord, en échange de leurs

produits manufacturés , - sont les métaux précieux en nature ou monnayés; le cuivre, en lingots et à Tétat de minerai; le cobalt; le salpêtre nationalisé; le guano; les peaux; les laines et le chanvre. Nous échangeons nos substances alimentaires, qui sont, après les jninéraux, notre première richesse, avec tous les Etats de rAmérique, l'Australie et la Polynésie, contre le sucre^ le café, le cacao, le tabac, le quinquina, les substances tinctoriales, Tor, Targent, &c. Les denrées de la Chine ne trouvent d'autre principal retour au Chili que l'argent et Tor monnayé et le cuivre en lingots.

La part que chacune des nations qui trafiquent avec le Chili a prise dans son commerce d'importation et d'exportation, dans Tannée 1855, est désignée dans le tableau suivant.

HAtioiis

Importation

Exportation

Total $

La France et ses colo-

nies

L'Angleterre et ses co-

lonies

6ÔÔ9920

L'Allemagne . . .

La Belgique . . ^

La UoUande . . .

L'Espagne et ses Colo-

nies

La Sardaigne . . .

La Chine

La Polynésie . . .

L'Australie ....

L'Amérique du N. •

Le Mexique ....

La Californie . . .

L'Amérique Centrale

La Nouvelle-Grenade

^'Equateur ....

Le Brésil ....

L'Uruguay ....

Le Pérou ....

La Bolivie ....

La République Argen-

tine.

Approvisionnement des

navires

Total

Le commerce de transît prend aussi, de jour en jour plus d'extension. De vastes magasins de dépôt, dont nous avons fait mention en parlant de la ville de Valparaiso, encombrés de marchandises de toutes les eontrées avec lesquelles le Chili se trouve en rapport d^affaires, ont constitué cette ville en une foire permanente, présentant des avantages hors de ijuestion au commerce, sur les côtes de la mer Pacifique. En 1854, l'extraction des marchandises en dépôt atteignit le chiffre de 5,459,939 piastres. En 1855, elle monta à 6,960,494. La valeur des marchandises déposées fttt^ dans la première de ces deux années, de 18,486274 $, et, dans la seconde, de 22,232,879.

Voici les pavillons qui ont contribué au mouvé-

meut getiéral cl

lu commerce mantm

ae. •

Hm^ns

Entrée

Sortie

Navires

Tonnage

Navires

Tonnage

Anglais .

Français . l . . .

AUemandsf . . •

Prussiens > . . .

Belges . 4 . . .

Danois . . . .

HoUandais . . .

Saëdois et Nor-

wëgîens . . .

Sardes . . . .

Es^fnols . . .

Américains du N.

Polynésiens . . .

Grenadins • . •

Mexicains . . .

Equatoriens . .

Argentins . . .

Péruviens • . .

Nationaux . . .

SU

Total

Notre iparine marchande n*est pas encore assez nombreuse poar pouvoir figurer au«delà de l'Océan Pacifique; il n'est donc pas étonnant que le pavillon chilien soit assez peu connu en Europe, même des faiseurs de tableaux de pavillons pour Itisage des gens de mer i)

En 1848, elle ne se composait que de 105 navires, qui jaugeaient en tout 12,628 tonneaux; en 1856, elle en comptait 265 avec 62,005: 50 tonnneaux et 2821 marins.

') Il est forme de deux bandes Lorizontale» et perpendieu* Uires k Taxe; colle d'en bat est rouçe, celle d'en baul eit divisée en deux quartien. Celui qui forme la partie extérieure e|t blanc, et prend les deux tiers de 1% lon^^ueur de la bande; celui qui se truave à tàîé de Vaxk est bleu, et porte dans son centre une étoile blanche à cin^^oîntes. — La télégraphie des signaux adoptée par la marina chilienne est celle qui est connue sous le nom de Marryatj et généra* Icment employée par les puissa n c es maritimes. {

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