‹ Essai sur le collectionnismeChapitre 51 sur 54 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Il nous apparaît que le goût de la collection est déterminé par les facteurs psychologiques suivants : acquisivité, activité désintéressée, émulation, tendance au classement.

Il se réalise, objectivement, p£ : recherche de la série, du nombre, de la rareté.

Son origine, son développement, son extension passionnelle, ses réactions sociales sont fonctions de l’ensemble de composants, constitutionnels ou acquis, caractérisant chaque collectionneur.

Ainsi présenté, le collectionnisme peut être considéré comime un travers, qui traduit, tout au plus, une dysharmonie mentale, et reflète, dans son mode, la personnalité entière.

2° Pour certains dégénérés, à la faveur d’un déséquilibre psychique constilutionnel, les mèmes tendances revêtent une apparence spéciale et réalisent la collectionnomanie.

3° Chez divers types d'aliénés, on observe, à litre desymptôme passager ou durable, des faits de pseudocollectionnisme. Celui-ci, électif ou diffus, représente des formes d’activilé variées : précaution, épargne,

accumulation, réaction délirante, stéréotypie, impuision instinctive.

Les collectionnistes sont presque toujours des aliénés chroniques ou déments.

4° Chemin faisant, nous nous sommes appliqué à envisager les conséquenses médico légales qui résultent de cet essai de classification : responsabilité, complète pour les collectionneurs, largement atténuée chez les collectionnomanes ; irresponsabilité des col-

lectionnistes.

Vu : le Président de la thèse, :

DUPRÉ Vu : le Doyen

ROGER Vu et permis d'imprimer Le Recteur de l'Académie de Paris,

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