‹ Essai sur le commerce de Marseille, ouvrage couronné en 1833 par la Commission chargée de décerner le prix fondé par le baron Félix de Beaujour. 2. éd., augm. et continuée jusqu'en 1841Chapitre 107 sur 181 · V. — FABRICATION DE CAISSES · texte numérisé non relu

V. — FABRICATION DE CAISSES

On fabrique annuellement à Marseille près de 400 mille caisses pour le savon, et à peu près autant pour les liqueurs, vins en bouteilles, chandelles, cires, canavettes à huile, salaisons, fruits secs, etc Ces caisses ont une valeur de 1 fr. à 1 fr. 50, 2 fr. et 3 fr., suivant 1 a grandeur.

La plupart des planches employées viennent de la Suède. On en confectionne aussi dans des scieries à eau dont le nombre était de 18 en 1830 et la production de 54 mille douzaines de planches. On a vu dans le tome I" ( page 142 ), au tableau des principales consommations, le nombre des planches soumises au droit d'octroi ; il était de 48 mille douzaines en 1813 ; — de 170,710 douzaines en 1822 ; — de 186,918 douzaines en 1833 ; — de 228,58 7douzaines en 1840. En évaluant à 1 fr. 50 le prix moyen des 800 mille caisses fabriquées annuellement, on a un chiffre de 1,200,000 fr.

On comptait à Marseille, en 1830, 36 fabricanset 200 ouvriers; aujourd'hui 49 fabricans et 140 ouvriers.

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