‹ Essai sur le commerce de Marseille, ouvrage couronné en 1833 par la Commission chargée de décerner le prix fondé par le baron Félix de Beaujour. 2. éd., augm. et continuée jusqu'en 1841Chapitre 113 sur 181 · S II. — FABRICATION DU CORAIL · texte numérisé non relu

S II. — FABRICATION DU CORAIL

Son importation à Marseille. — Son état avant la Révolution.— Sous l'Empire. — Sous la Restauration. — De 1825 à 1834. — En 1842. — Causes de décadence. — Exportation du corail ouvré. — Importation du corail brut.

Cette fabrication fut d'abord exploitée en Italie par les Génois et les Napolitains. Ce n'est que vers l'année 1775 qu'elle fut transportée à Marseille , dont les produits en ce genre n'ont pas cessé , depuis y de jouir d'une réputation méritée.

Avant la révolution, une compagnie royale sous la direction de M. Rémuzat était seule, à Marseille, en possession de cette industrie. Elle employait 3 à 400 ouvriers, hommes, femmes et enfans. Elle fabriquait des objets de parure, des colliers et autres ornemens, soit pour l'intérieur du royaume, soit pour l'exportation en Levant, dans l'Inde et surtout en Afrique pour la traite des noirs.

La révolution fit tomber cette fabrication dans le domaine commun. Plusieurs manufactures s'élevèrent. Elles furent languissantes pendant les misères de la République.

Sous l'Empire, elles prirent de l'essor. On remarqua, à Fexposition des produits de l'industrie française, en 1806, les coraux de M. Rémuzat et ceux de M. Garambois ; le Moniteur leur accorda des éloges pour l'agrément des formes et le fini du travail.

Les trois établissemens qui existaient en 1830 sont réduits à un seul qui occupe six ouvriers et qui, année commune, n'est alimenté de matières que pour six mois de travail.

Le revenu de matières fines qui en résulte est de 5 millions.

Cette diminution du travail tient à des causes exposées dans le chapitre suivant.

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