YL — FABRIQUES DE PLOMBS EN GRENAILLES
Importation de cette industrie à Marseille. — Trarail avant et après 1830. —
Exporlation.
Cette industrie a'été introduite dans Marseille au commencement du 18« siècle par des fabricants de Montpellier. On comp-
tait en 1829, 6 fabriques occupant 44 ouvriers, lesquels à 3 fr. par jour pendant 8 mois gagnaient un salaire annuel de 720 francs.
Les produits et les dépenses étaient évalués comme suit : 4,000 qx. met. grenaille à 50 fr. 200,000
A déduire.
Coût de 4,000 qx. met. plomb à 40 fr . . 160,000 \
Salaires d'ouvriers 10,800 f 185,800
Loyer,combustible,arsenic,ustensiles,déchels 15,000)
Bénéfice présumé 14,200
Bientôt «ne économie introduite dans les frais de fabrication qui lesréduisit à 2 fr. 50 c. par 100 kil.^ et l'encouragement donné par le gouvernement d'une prime de sortie de 5 fr, 50 par q^ met. développèrent cette industrie et portèrent de 4,000 à 14,000 qx. met. la quantité des plombs en grenaille annuellement confectionnés. Depuis 1831 , la production s'est maintenue à ce chiffre. Le prix est de 55 fr. le q^ m. pour l'intérieur et de 50 fr. pour l'exportation. Le nombre des fabriques est de 5, celui des ouvriers de 25 à 30.
Cette fabrication est presque toute concentrée à Marseille. Montpellier ne l'exploite plus. Le département consomme environ un sixième des produits, le reste est expédié dans l'intérieur, en Corse, dans les colonies et à l'étranger. Les quantités de plombs ouvrés exportées de Marseille , (commerce spécial) ont été : en 1837 de 2,751 qx. met.;— en 1838 de 4,642 ; -- en 1839 de 3,037 ; — en 1840 de 3,210;— en 1841 de 3,803; dont 1,148 pour la Turquie; — 608 pourla Grèce ; — 576 pour l'Algérie ; — 201 pour leo États- Sardes ; — 227 pour les États-Barbaresques ; — 472 pour les Indes; — 136 pour la Guadeloupe ; — 226 pour Bourbon ; — 122 pour le Sénégal ; etc.
Dans les onze premiers mois de 1842 l'exportation a été de 6,036 q. m.