ÉTABLISSEMENS
De 1829 à 1830.
Report.
Fabriques de savon
Huileries de graines
Fabriques de soude ; . .
— d'acide sulfurique
Raffineries de soufre
Fabriques de noir animal
— de colle forte
— d'alun
— de céruse
— de crème de tartre
— d'autres produits chimiques
Parfumeries
Peignes et tablètenes
Manufacture de tabacs
Fabriques de tuiles et briques
— de marbres.
— de chandelles
— de cire
— de bougies stéariques
— de fayence
— de verreries » . . . .
— de bouchons. ...
Ateliers relatifs aux moyens de communication et de transport
Tonneliers
Fabricants de caisses
— de coffres et malles
Constructions navales et professions
accessoires
Gordiers.
Auffiers
Manufactures de corail
Affinage d'or et d'argent ,
Hôtel des monnaies
Fondeurs de métaux et chaudronniers Constructeurs de machines .........
Fabricans d'hameçons
Autres ateliers employant le fer
Couteliers, ferblantiers, balanciers, étc Fabricants de plombs en grenailles. .
Gaz hydrogène
Manufacture de crins ....
Eaux minérales factices et gazeuses . .
Couvertures de laine et de coton. . . .
Menuiseries, ébénisteries, etc
Armuriers
Totaux.
Valeur
des
produits.
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us'
Francs 56,277,425 30.000,000
De 1840 à 1842.
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De 1830 à 1842 !a valeur de la production induslrielle de Marseille s'est élevée de 436 millions à 190 millions; le nombre des établissemens de 1,895 à 2,662 ; celui des ouvriers des deux sexes de 17,973 à 21,487. Ces chiffres seraient beaucoup plus élevés si je ne m'étais borné aux industries qui livrent leurs produits au commerce. Ainsi, dans un tableau publié en 1838 dans le répertoire des travaux de la Société de Statistique , le nombre des établissemens industriels et commerciaux de Marseille est porté à 8,824 , celui des ouvriers à 35,269 ainsi répartis :
Contremaîtres 79^
Ouvriers 24,261
Ouvrières 10,209
35,269 Les prix de la journée sont établis comme il suit :
Contremaîtres.
Payés, terme moj'en , à raison de 3 à 5 fr 561
id» » de5à7fr 147
id. » de7àl0fr ..... . 91
Ouvriers.
Payés, terme moyen, à raison de 1 50 à 3 fr 1 5,882
id. » de 3 à 4 fr 5,573
id. » de4à6lr 2,806
24,261 Ouvrières .
Payées, terme moyen, à raison de 75 c. à 1 fr 7,097
id. » de 1 à 1 50 3,112
10,209 Il y a loin des résultats signalés dans le tableau qui précède à ceux qui sont consignés dans le Tome I" pages 126 et 127 , lesquels ne portent qu'à 11,334,920 fr. la valeur de la production industrielle de Marseille au moment de la chute du Gouvernement Impérial. 11 est juste de remarquer que les années 1813 et 1814 furent frappées de stérihté par d'extraordinaires levées d'hommes qui achevèrent la dépopulation des villes et des campagnes. D'ailleurs, cette faible production , atténuée encore par les déclarations des industriels qui redoutaient, en donnant des renseigne-
mens, la fiscalité d'un gouvernement épuisé, cette faible production dis-je , ne s'applique pas à toutes les années du régime impérial , mais seulement à la dernière.
Quoiqu'il en soit , on peut, tout en tenant compte de ces faits , apprécier les immenses progrès de l'industrie Marseillaise depuis le retour delà paix. Bien des branches ont été créées. Il en sera créé encore. Nous manquons d'établissemens pour fondre, laminer et travailler les cuivres, les plombs et autres métaux, importés à Marseille^, à l'état brut, en si grandes quantités. Le nombre des industries nouvelles dont on pourrait doter notre ville est fort étendu. Quand le Canal de la Durance sera terminé » l'importance industrielle de Marseille égalera son importance commerciale.