Tome III
Les arméniens se font généralement dans les ports de l'Océan , Voici le relevé de ceux qui ont été faits en 1831 et 1840.
PORTS
Nombre
des navires.
Tonnage.
Nombre
des hommes.
Nombre
des Navires.
Tonnage.
des hommes.
Dunkerque . .
Boulogne. . ,
Dieppe
Fécamp ....
Le Havre. .
Paimpol ...
Saint-Baieux
Saint -Malo..
Gran ville. . .
Nantes
La Rochelle.
Bordeaux...
IjBayonne. . . .
1 Autres ports 1 de l'Océan.
A la fia du xyii^ siècle et au commencement du xviir , les Marseillais tentèrent de se livrer à la pêche de la morue. Pendant quelque temps ils y envoyèrent jusqu'à six vaisseaux par an , mais ils y renoncèrent faute de bénéfices suIFisans.
Depuis lors, aucun armement ne s'est fait à Marseille. 11 y a bien, sur les états delà douane de ce port, en 1828 et 1829, six navires qui y figurent comme ayant été expédiés directement pour Saint- Pierre-de-Miquelon -, les expéditions , en effet, ont été prises pour cette destination , les navires ont chargé ici des vins , des eaux-devie , des fruits secs, des savons, 1,233,097 kil. de sel et autres articles à leur convenance ; mais ils sont allés compléter leurs car-
(1) Ce tableau ne comprenant que les navires chargés; il n'y est pas fait mention gde 45 navires partis en 1840 sur lest , dont 19 de Dieppe , 12 de Granville , 7 du Havre , 3 de Saint-Servan , 2 de Binic , et 2 do Rochcfort.
gaisons, leurs équipages et leur attirail de pêche dans les ports de l'Océan pour, de là, se rendre à la grand pêche. Ainsi ^ il est vrai de dire qu'aucun armement de ce genre ne se fait à Marseille.
Toutefois , si Marseille n'est pas un port d'expédition , il a toujours été un des principaux points d'arrivée. Voici le tableau de ses importations dans le dernier siècle :
Etat des chargemens de morue vendus annuellement à Marseille de 1783 à 1792.