‹ Essai sur le commerce de Marseille, ouvrage couronné en 1833 par la Commission chargée de décerner le prix fondé par le baron Félix de Beaujour. 2. éd., augm. et continuée jusqu'en 1841Chapitre 72 sur 181 · T )ME III · texte numérisé non relu

T )ME III

D'après l'art. 9, lesjanneurs ne pouvaient exposer en vente, ni les cordonniers employer des cuirs non marqués. Les jurés des maîtres cordonniers avaient à cet effet le droit de faire des viàites chez leurs confrères.

L'art. 10 statuait que les jurés des cordonniers marqueraient encore les cuirs d'une troisième empreinte, et que le fabricant, les trois tanneurs nommés par les échevins et les jurés des cordonniers demeureraient responsables de la bonne qualité des cuirs par eux marqués. -

A celte époque on fabriquait tous les ans à Marseille plus de soixante mille cuirs provenant du Levant , de la Barbarie , de l'Amérique et de l'Irlande , sans compter ceux du royaume , ce qui formait plus de dix-huit à vingt mille quintaux de cuir, année commune (1).

En 1760 , les impôts établis sur les cuirs frappèrent d'un coup funeste cette fabrication et tarirent une source de profils considérables pour Marseille. (2)

En 1789 , il y avait à Marseille 20 tanneries. Elles occupaient 200 ouvriers. Vinrent nos troubles civils : tout fut paralysé.

La Convention nationale ayant prohibé les cuirs bruts d'Espagne , les Espagnols obligés d'en tirer parti , se mirent à les tanner eux-mêmes , et celte industrie passa en Espagne avec une partie des capitaux et des ouvriers français (3). Mais bientôt la main puissante de Napoléon , qui tenta d'élever la France au premier rang des nations , non seulement par la guerre , mais encore par l'industrie , fit surgir une foule de manufactures nouvelles. La tyrannie, le front ceint de soixante victoires, voulait consoler le pays de la perte de sa liberté parla gloire et la richesse.

Les tanneries de Marseille, appelées à partager l'approvisionnement d'un immense empire et d'innombrables armées, jouirent, de 1800 à 1816 , d'une grande prospérité. Retrouvant leur ancienne activité , elles fabriquèrent encore chaque année plus de 60,000

(1) Extrait des registres du conseil d'État, Cjuin 1725.

(2) A cette époque l'industrie avait à se défendre contre de fréquentes atteintes du fisc. En 1750 un impôt d'un vingtième fut établi sur V industrie des négocians. La Chambre de commerce, au moyen d'un abonnement, payait 16,000f. par an pour cet objet. En 1767, le conseil municipal délibéra de lever un dixième sur l'industrie des négocians, marchands et artisans. La Chambre de Commerce fit entendre à ce sujet d'énergiques protestations.

(3) Blanqui. Histoire de l'Economie politique, tome II , page 36.

cuirs de bœuf ou'vache (1) ; elles profitèrent des recherches chimiques sur le tannin et améliorèrent leurs procédés.

Mais depuis 1822 la décadence de cette industrie a été progressive.

Les trois quarts des fabriques, pour la grosse et la petite peau, qui existaient en 1807, ont été transformées en autres établisseniens industriels.

En 1830 , on tannait à Marseille 30,000 cuirs. Aujourd'hui on en tanne seulement 25,000.

La décroissance a eu pour cause la diminution de nos ventes à l'extérieur (2). Résultat de nos lois prohibitives. Fatale erreur de croire qu'un droit établi sur les produits étrangers favorise notre industrie ou notre agriculture. Avant d'établir ce droitj, pourquoi ne pas en calculer les conséquences, ne pas prévoir que toute prohibition en excite une nouvelle de la partde nos voisins, et qu'ayant davantage à exporter, la France en souffre davantage?

C'est ce qui est arrivé,: le Piémont a répondu à nos tarifs exagérés par des droits sur les cuirs français élevés jusqu'à cent francs le quintal. Voilà un débouché extérieur fermé. Restait le royaume des Deux-Siciles ; mais dans l'intérêt de ses fabriques naissantes, son gouvernement a porté de 12 à 28 pour cent les droits imposés à l'entrée des cuirs tannés ; et nos tanneries vont toujours dépérissant ; bientôt elles seront réduites à ne travailler que pour la consommation intérieure (1832).

Plusieurs fabricans tanneurs on été obligés de quitter Marseille, où leur commerce ne suffisait plus à leurs besoins, et ils ont été enrichir nos voisins d'une importante industrie.

Pourquoi le gouvernement ne se hâie-t-il pas de détruire les causes de cette détresse ? Il suffirait de supprimer les droits énormes établis sur les produits des pays où se consommaient les cuirs de nos fabriques. Le gouvernement des Deux-Siciles et celui du royaume de Sardaigne s'empresseraient, sans doute, d'accueillir nos propositions à cet égard ; car eux aussi souffrent de ces prohibitions mutuelles. Et une fois ces marchés rouverts, nos tanneries

(1) L'arrêté du 1er ihermidor anxi , interdisait l'exportation des cuirs tannés non corroyés.

(2) Depuis quelques années cette décroissance s'est arrêtée grâce aux débouchés que nous a offerts le Levant par suite de l'adoption des chaussures européennes. Mais lorsque ceci fut écrit, nos exportations se bornaient à la Corse , à la Sardaigne et aux Deux-Siciles.

s'empresseraient d'y envoyer leurs produits , sûres de la préférence qu'une qualité supérieure leur procurerait sur les diverses fabriques fondées dans ces états. Espérons que le ministère saisira ce moyen de rendre à la France les profits de cette industrie. Et qu'on ne pense pas que la mesure que je sollicite bornât ses bienfaits à celte fabrication : les destinées de toutes les branches d'industrie sont étroitement unies. Le succès de l'une est presque toujours le succès des autres. Ainsi, qu'on abaisse les droits sur les huiles provenant des pays qui achètent nos cuirs , la tannerie n'en profitera pas seule , mais nos savons , nos vins et toutes les branches du commerce d'exportation en recueilliront d'immenses avantages.

^ L'élévation du droit sur les sumacs étrangers qui double la valeur de celte matière première , est surtout une des causes de la détresse de Ja tannerie. Ce produit est pourtant d'une nécessité indispensable. On ne peut donner aux peaux une belle couleur sans l'emploi des sumacs de Sicile et de Malaga.

La tannerie a plus d'un titre à la protection que je sollicite. C'est un lien entre Marseille et le Levant, la Sardaigne, l'Espagne et la Corse. Ces pays nous envoient annuellement 150 à 200 mille peaux de chèvres.

Si noire marché cessait de leur oftrir ce débouché, les étrangers qui viennent y vendre des peaux l'abandonneraient . et demanderaient ailleurs les tissus et tous les produits qu'ils nous achètent avec le fruit de leurs importations.

Sur les 30,000 cuirs préparés à Marseille, cnl830,6,000élaient fournis par nos abattoirs ; le reste provenait des importations du Sénégal et de l'Amérique du sud, particulièrement de Buenos-Ayres, Rio- Janeiro, Rio-Grande et Bahia. On cherche les moyens d'accroître nos relations avec ces riches contrées ; qu'on favorise le développement de nos tanneries.

Les besoins de celte fabrication appellent spécialement l'attention du gouvernement. Ce n'est point ici seulement l'intérêt de Marseille que je défends , il s'agit d'une industrie qui occupe en France 400,000 ouvriers et qui encourage la propagation des bestiaux. Son existence est né'cessaire au succès de nos grandes pèches, dont les principaux produits, l'huiic de baleine et de morue, sont consommés dans nos ateliers de tanneries.

On évalue à 250 millions la valeur des ouvrages en cuir qui entrent annuellemcnl dans la consommation française. En y ajoutant la

— 26t — valeur des ganteries esnmée 30 millions , et celle des ouvrages de mégisserie et de marroquinerie on aura un total de 310 millions équivalant , à peu près , à la somme des valeurs qui font l'objet du même commerce en Angleterre. La France s'est enrichie depuis peu d'une branche d'industrie dans laquelle aucun pays étranger ne lui dispute la primauté, c'est celle des cuirs vernis (1).

On doit diviser la tannerie en en trois parties distinctes :

V La labricauon du gros cuir ;

2« La fabrication des petites peaux de chèvre et de mouton ;

3° La fabrication des petites peaux d'agneaux et de chevraux.

[>a première , malgré les pertes que lui ont fait éprouver les tarifs prétendus protecteurs, est parvenue à se maintenir à Marseille, à cause des débouchés nouveaux qu'elle a trouvés enGrèce et en Turquie.

La seconde, à laquelle se sont adonnés bon nombre defabricans qui ont délaissé le travail delà grosse peau, s'est soutenue par les envois qu'elle a faits de ses produits à Paris où ils sont consommés ou achetés pour être expédiés en Belgique , aux Etais-Unis et dans le nord de l'Europe.

La troisième a son siège à Annonay, Milhau et Grenoble ; ses principaux débouchés sont d'Angleterre et les États-Unis. Les matières premières sont généralement fournies par les importations de Marseille.

Le nombre des tanneries en activité à Marseille , en 1830 , était de 37; elles occupaient 3 à 400 ouvriers.

Outre les 200,000 peaux de chèvre annuellement importées de l'étranger, on tannait à Marseille environ 250,000 peaux de mouton , dont la presque totalité provenait des abattoirs de Marseille et des environs. uî»i;fo'> .

(1) En 1792, la valeur des peaux apprêtées de toute sorte exportées de France fut de 4,489,363 fr.

En 1840, la valeur de ces exportations fut de 4,655,088 fr.( 12,413 q. m.) pour les peaux tannées et corroyées;— 441,604 fr. (841 q. m.) pour les peaux mégissées ou chamoisécs.— 2,887,902 fr. f 3,956 q. m.) pour les peaux marroquinées ou vernies ; plus : 762,854 fr. de sellerie.

Pendant la même année la valeur déclarée des peaux ouvrées et selleries exportées du Royaume-Uni a été de 10,427,000 fr. La valeur officieUe n'a été que de 7,553,000 fr.

Ces peaux étaient en partie marroquinées à Marseille (1) . Outre les 37 établisseniens de Marseille, il^en existait 16 autres, dans le département.

Ils produisaient ensemble , en 1830:

8,000 q. m. cuirs et peaux, à 275 fr., prix moyen 2,200,000 l'r.

A déduire :

Coût de la matière première 1,200,000

Sumac, tan, huile de poisson, etc. 400,000

Salaires d'ouvriers 318,000 } 2,038,000

Loyers , entretien d'ustensiles ,

intérêts des capitaux, etc 120,000.

Bénéfice présumé 162,000 fr.

En 1842 , le nombre des fabriques de Marseille qui tannent le gros cuir est de 14, celui des ouvriers est de 90.

3 0 établisseniens , occupant 178 ouvriers , travaillent la petite peau. Ils livrent au commerce annuellement 720,000 peaux de chèvre et 300,000 peaux de mouton. Total : 1,020,000. Sur ce nombre , 900,000 environ sont envoyées , tannées seulement , à Lyon et à Paris , pour y être marroquinées et corroyées ; savoir : 200,000 à Lyon, 700,000 à Paris.

Les 25,000 cuirs fabriqués à Marseille pèsent environ 3,000 q. m. et ont une valeur de . . . 870,000 fr.

Les 720,000 peaux de chèvre reviennent fabriquées , à 1 ,620,000 »

Les 300,000 peaux de mouton 550,000 »

Valeur des produits des tanneries de Marseille

en 1842 2,040,000 fr.

Les débouchés de cette industrie à l'extérieur sont ainsi qu'il suit :

(2) Le Moniteur du 30 septembre 1806, en rendant compte' de l'exposition des produits de l'industrie française, citait avec éloge les marroquins de couleurs diflërentes, de madame yeuve Bastide et fils ; ceux en basane tannés au sumac , par MM. Mille cadet et Compagnie , J. R. Jullien et J. Girard , et les peaux, d'agneau de M. Castelnau, gantier et mégissier.

Peaux préparées , tannées et Corroyées, exportées de Marseille

pour l'étranger et les colonies

De 1819 à 1830 la décroissance a été sensible. Depuis 1831 un mouvement de progression s'est manifesté. Espérons qu'il ira toujours se soutenant.

Les exportations se répartissent entre les pays suivans :

Peaux tannées et corroyées exportées de Marseille.

Russie Q. m. 1

Villes anséatiques 2

Hollande et Belgique 5

Angleterre et possessions 1 59

Portugal 1

Espagne 12

Autriche 40

Sardaigne 1, 263

Deux-Siciles 1, 827

Toscane 793

Autres États d'Italie —

Grèce 361

Egypte 110

Algérie 297

Etats Barbaresques 2 1

Indes Hollandaises 1

Haïti 9

Iles Espagnoles d'Amériq 83

(1) Dont 5,881 quintaux métriques ont été exportés avec prime. Le reste, expédié sans prime se compose, en majeure partie , de petites peaux. La même proportion se remarque dans les exportations des années précédentes. Le résumé du livre III présente des chiffres plus élevés parce qu'ils comprennent toutes les espèces de peaux préparées et ouvrées.

lïes Danoises q. m. 15 5 26 38 I

Brésil » 21 30 32 23 7

Colombie » 1 3 — — —

Rio-de-la-Plata » 14 1 7 — 6

Guadeloupe » 31 16 22 24 10

Martinique.,... » 30 33 134 139 81

Bourbon » 21 14 7 11 59

Sénégal >» 2 — 1 3 1

Il a été exporté en outre 985 kil. peaux mégissées et chamoisées, en 1839. — 455 en 1840. — 750 en 1841 , et des peaux marroquinées et vernies , dont voici le détail :

Peaux marroquinées et vernissées exportées de Marseille.

Augleterre q. m. 14 35 24

Espagne » 4 11 lo

Autriche » 1 4 —

Sardaigne . . • » 10 12 î^

Deux-Siciles •... » i 13 5

Toscane « 48 212 97

Autres États d'Italie » 8 9 1

Grèce » 66 38 34

Egypte » 2 1 2

Algérie » 5 21 26

Etats-Barbaresques ... r ..... . » 3 2 10

Maurice • . . jd — 4 1

Haïti.... • >> — . 4 i

Etats-Unis » 4 — —

Possessions espagnoles d'Amériq. » — 4 i

Possessions Danoises » — 27 1

Brésil a 2 2 4

Venezuela » — 6 4

Martinique » — 3 5

Bourbon » 1 1 3

Totaux » 265 541 343

Les états suivans de l'importation des peaux grandes et petites à Marseille , font connaître dans quelle proportion les pays étrangers contribuent à l'approvisionnement de nos tanneries.

Peaux grandes , fraîches , importées à Marseille.

Hollande q. m.

Villes Anséaliques

Espagne

Portugal

Sardaigne »

Turquie »

Algérie »

Etats-Unis »

Brésil »

Nouvelle-Grenade »

Rio-Plata »

Uruguay »

Martinique »

Cayenne .... »

Totaux » 7,401 8,421 28,585

Peaux grandes , sèches, importées à Marseille.

Russie q.

Angleterre »

Portugal »

Espagne • . . »

Autriche d

Sardaigne »

Toscane d

Turquie , d

Algérie »

Etats-Barbaresques »

Comptoirs d'Afrique »

Indes Anglaises »

Indes Hollandaises »

Indes Françaises »

Etats-Unis »

Haïti »

A reporter » 8,130 8,022 10,979

Report Q. m. 8,130 8,022 10,979

Iles Espagnoles d'Amérique 283 135 31

Brésil 1,326 2,391 3,926

Venezuela — 282 109

Nouvelle-Grenade • 4 443 1 ,435

Pérou 45 — —

Rio-Plata 2,884 1,415 1,739

Uruguay — 2,266 2,292

Martinique 40 233 350

Bourbon 174 — —

Sénégal. 3,620 2,639 2,656

Totaux 16,506 17,786 23,517

En 1840 il a été importé en France 73,052 quintaux métriques peaux grandes fraîches, et 55,235 quintaux métriques peaux grandes sèches. Pendant la même année l'importation dans les ports du Royaume-Uni en peaux grandes non tannées a été de 176,433 quintaux métriques. — En 1841, de 267,319.

Valeur des peaux de mouton revêtues de leur laine , importées de l'étranger à Marseille .

Russsie. F. 1,176 3,465 24,689

Angleterre 82 — —

Villes Anséatiques — — 1,770

Autriche 210,549 121,445 119,379

Sardaigne 97,236 67,961 41,988

Toscane 4,516 2,420 7,188

Turquie 11,007 80,068 8,477

Algérie 110,771 91,315 70,816

Etats-Barbaresques 38,519 78,100 82,868

Rio-Plata — — 69,753

Totaux 473,856 444,774 426,928

Peaux de chevreau importées à Marseille,

Angleterre Q. m. 10 — 17

Villes Anséaliques — 64 —

Espagne 8 7 8

Autriche...'. U 47 l

Sardaigne 232 289 230

Deux-Siciles 1,058 631 992

Toscane 416 553 787

Autres Étals d'Italie 66 59 166

Turquie 32 17 2

Algérie 3 6 —

États-Barbaresques 1 725 —

Totaux 1,840 2,398 2,203

Peaux d'agneau de moins d'un kilog. importées à Marseille-

Angleterre Q. m. 46 47 36

Sardaigne 155 118 231

Deux-Siciles 470 346 917

Toscane 121 79 535

Autres États d'Italie 61 80 437

Turquie 110 102 15

Algérie 6 8 1

Rio-Plaia — — 84

Totaux 969 780 2,256

Autres peaux petites importées à Marseille.

Danemarck .Q.m. — 75 —

Russie — — 14

Villes Anséatiques 669 1,037 927

Hollande — 77 —

Angleterre 96 148 1

Portugal 32 — —

Espagne 107 2 102

A Reporter.. 904 1,339 1,044

Report q.m. 904 1,339 1,044

Autriche » 179 639 242

Sardaigne » 1,506 1,940 2,082

Deux-Siciles » 465 257 446

Toscane » 230 674 818

Autres États d'Italie » — 5 557

Turquie » 206 236 472

Algérie » 470 269 198

Élats-Barbaresques » 7,895 7,294 8,220

Indes Anglaises » — 46 1

Etats-Unis » — — 30

Uruguay » — — 79

Totaux q.m. 11,855 12,699 14,189

Une grande partie des peaux tannées à Marseille est employée par les cordonniers de cette ville qui sont au nombre de 234 , et occupent 2,400 ouvriers des deux sexes. Leurs produits sont évalués 4,500,000 fr.

On exporte annuellement par le port de Marseille 1,000 à 1,200 quintaux métriques de peaux ouvrées, dont près des deux tiers en souliers.

Voici le détail des exportations de 1839 à 1841.

Peaux ouvrées exportées de Marseille.

Russie kil. 6 13 —

Angleterre. » 188 426 151

Espagne » 478 21 ' 55

Autriche » 37 142 7

Sardaigne o 2,507 1,293 1,009

Deux-Siciles. d 109 *73 313

Toscane w 716 330 425

Autres Etats d'Italie » 70 75 —

Grèce » 1,932 829 1,900

Trrquie » 13,602 7,352 8,729

Egypte » 7,855 6,029 10,926

A Reporter.. » 27,500 16,683 23,515

Report kii. 27,500 16,683 23,515

Algérie » *2,451 27,074 38,028

Etais-Barbaresques ^> 1,976 2,656 2,362

Possessions AugL d'Afrique » 545 2,376 1,252

Autres comptoirs d'Afrique. « 160 149 379

Indes Anglaises » 100 — —

Indes Hollandaises... .. .. » — 109 —

Etats-Unis » H6 447 238

Haïti ^ 701 216 25

Possessions Espagn.d' A raér. » 1,142 363 —

Possessionsdanoises d'Amer. » 3,531 2,948 1,046

Brésil * ^,704 6,683 7,930

Venezuela » — 150 210

Chili « — 170 10

RiO'Plata » 1,026 — 1,005

Uruguay .. >> — 1,673 5,609

Guadeloupe: » 20,936 9,922 8,535

Martinique » 28,781 37,351 22,634

Bourbon • » 3,828 4,055 7,490

Sénégal » 1,743 2,214 2,844

lîuyanne Française » 485 1,434 781

Totaux kil. 109,625 116,673 123,893

Fabriques de tan et de sumac.

L'écorce de chêne , les feuilles ainsi que les pousses annuelles du sumac sont mises en poudre dans des usines mues , soit par des chevaux, soit par des chûtes d'eau.

A Marseille, six tanneries ont leur moulin à tan. Les autres font triturer leurs écorces dans le département du Var, oii les moulins à eau travaillent avec beaucoup d'économie.

Il y a aussi à Marseille trois établissemens où l'on met en poudre les feuilles du sumac de Sicile.

Total : 9 usines ayant 12 tournans , occupant 9 ouvriers et pro-

duisant chaque jour 3,000 kilogrammes d'écorce et 3,000 kilo-^ grammes sumac en poudre , soit par an :

9,000 quintaux métriques tan à 20 fr 180,000 fr.

9,000 quintaux métriques sumac à 40 tV 360,000

540,000 fr.

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