‹ Essai sur le Comte de CaylusChapitre 136 sur 197 · H. N., XXX, c · texte numérisé non relu

H. N., XXX, c

voulut ajouter son mot : toute une g-énéralion a raisonné et déraisonné dès lors sur le ceris jnngere et jvcturam inurere. Quant à Caylus, il se borna, dans un lumineux mémoire, à exposer les diverses phases de sa découverte. Ses détracteurs furent pour lui — et demeurent pour tous les lecteurs de bonne foi — comme s'ils n'existaient pas.

Ce que ce mémoire apportait de nouveau sur la question a été trop bien étudié dans un ouvrage spécial ^ pour que nous ne nous bornions pas à un simple résumé. Des quatre variétés d'encaustique dont parle Pline, Caylus n'a retrouvé que la première, la peinture à la cire encaustique, c'est-à-dire brûlée, et la quatrième, l'encaustique des murailles. 11 déclare lui-même ne pas entendre la seconde ^ celle sur ivoire avec le cestrum ou viriculum; quant à la troisième, l'encaustique des vaisseaux, il la réserve, dit-il, pour un mémoire spécial ^ Or, sur les points traités, tout ce qu'il dit a été reconnu pour techniquement exact. Dissoudre les cires dans les huiles essentielles, appliquer sur le tableau les pâtes ainsi obtenues, les parfondre ensuite, une fois appliquées, au moyen de la chaleur, voilà proprement la méthode de la peinture encaustique, voilà ce que Caylus a le premier démontré, ce qui demeure acquis. Sans doute, sa pratique, vivement critiquée par MM. Cros et Henry, était incommode et lente. Il faut néanmoins remarquer que, dans son premier mémoire, Caylus se rapproche beaucoup de la pratique moderne, avec ses godets, et ce réchaud qu'il appelle « la pal^te spéciale de l'encauste ». Il conjecture même assez exactement ce que peut être l'instrument à forme de

1. L'Encaustique, par H. Cros et Charles Henry, in-8. 1884. (Librairie de l'Art.)

2. n n'entend pas davantage le coloriage des statues, pas plus que la polychromie appliquée à l'architecture. Mais combien y a-t-il de temps que ces idées nous sont familières?

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