‹ Essai sur le Comte de CaylusChapitre 138 sur 197 · Voir Bertrand, Philostrate et son école, p. G9 et suiv · texte numérisé non relu

Voir Bertrand, Philostrate et son école, p. G9 et suiv

2. II s'aperçut lui-même, au dernier moment, d'un défaut de construction qui aurait empêché le char d'Alexandre de marcher. — Quant au bûcher, il aurait pu être entendu d'une toute autre manière. {Sur le bûcher d'Ephestion, XXXI, 76-86, avec 1 planche; Sur le char gui porta le corps d'Alexandre, XXXI, 86-99, avec 3 grandes planches.)

comme s'il le croyait. Le goût par lequel il croit autoriser ces sortes créquivalents, n'est ici que l'arbitre chimérique d'une question chimérique. L'erreur en est le résultat : Caylus fait aux tableaux de Diodore les honneurs de son crayon, et croit en établir ainsi la vérité, tandis qu'il ne voit chez Philostrate que des tableaux imaginaires, uniquement parce qu'il n'a pu en fixer les descriptions sur le papier.

D'autres restitutions soutiennent mieux l'examen. Quand la singularité d'une œuvre décrite par les auteurs comporte la solution d'un problème technique en même temps que la satisfaction générale des règles de l'art, Caylus est <le tous ses contemporains le plus capable de se rapprocher de la vérité. Ainsi pour le théâtre versatile de Curion \ On a longtemps discuté la possibilité d'une machine énorme, suspendue sur un seul pivot, et capable de tourner sur ellemême avec la foule qui en remplit les gradins. Caylus la croyait réalisable, et tel est aussi l'avis des deux derniers critiques qui ont agité la question ^ Ceux-ci reprochent avec raison à la restitution de Canina ^ un défaut d'équilibre qui provient de la position excentrique des pivots : on peut faire remarquer que la restitution de Caylus, antérieure à celle de Canina lui-même, et sans doute ignorée de ce dernier, n'a pas ce défaut. De plus, elle répond mieux aux conditions du problème, en ce que les deux scènes peuvent être complètement adossées l'une h l'autre, et décrivent chacune un cercle complet. La restitution que proposent MM. Homolle et Nénot est fort ingénieuse et simple; mais, si nous en croyons des yeux plus savants que les nôtres \ il ne semble pas que celle de Caylus le

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