Raccolta, etc
5. Dans les Lettres inédites de Henri IV et de plusieurs personnages célè ères, éditées par Sérieys, 1802.
lui envoyer des relations intéressantes sur leurs occupations ou leurs expériences \ Ses ouvrages, ses fondations, lui font à l'étranger des lecteurs sympathiques et des obligés. C'est un Suisse, Sclimidt, lauréat du prix Gaylus pour un mémoire sur Anubis et Harpocrate, qui lui décrit les antiquités de Coulm et discute avec lui divers sujets d'archéologie. C'est un Hollandais, M. de Benhink, qui lui écrit du fond de l'Ost Frise pour se récrier avec lui sur les fourberies des Allemands en matière d'antiquités, sur les prétentions des marchands italiens, et qui lui offre ses bons offices. Frédéric II a vendu son trésor : « Je l'ai su trop tard pour en profiter; mais on dit qu'il a vendu des Philippes et des Alexandres à un couple de gros, ce qui fait grand mal h mon cœur antique ^ » (sic).
En France enfin, Caylus est connu, et même populaire. Les quelques témoignages, Irop peu nombreux, qui ont survécu, nous montrent qu'il a réussi à éveiller la curiosité pour les antiquités gauloises, à stimuler le patriotisme local. On a vu l'envoi de l'évêque de Chalon. Il en est bien d'autres. De simples curieux, qui le connaissent par ouï-dire, des inconnus, lui envoient, de tous les coins de la province, des objets trouvés, ou une description, un dessin. Parmi ces lettres, il en est d'emphatiques, il en est de plaisantes ^ Les abus lui sont signalés : l'ignorance et la rapacité des propriétaires de trésors sont éloquemment dénoncées : on demande une bonne ordonnance qui condamne à l'amende les fondeurs et orfèvres qui anéantissent les monuments^. Ici, nous trouvons des dessins,
1. L'abbé de Mazéas, secrétaire de l'évêque de Laon, notre ambassadeur auprès du Saint-Siège, faisait des recherches sur la pourpre.