‹ Essai sur le Comte de CaylusChapitre 84 sur 197 · Grimm, loc. cit · texte numérisé non relu

Grimm, loc. cit

3. Voir les lettres de Mariette et de Barthélémy à Paciaudi, l'article précité de Grimm, la fin de l'art. Caylus dans Concourt {op. cit.), et les dernières lettres de Caylus lui-même.

4. «Polydore (d'Auriac),Bougainville,le comte (Caylus), le bailli (Breteuil), j'ai perdu tout cela en quatre années. Je vous avoue que je suis fatigué de vivre et que je n'aurais aucune peine à finir. » (Barth. à Pac, I. XXXIV.)

un écho au Vatican, chez Fexcellent Bottari, qui, ne le sachant pas encore mort, écrit naïvement plusieurs semaines après : « Je jwie Dieu pour lui, et je crois être utile au genre humain : il y a ries hommes qui ne devraient pas mourir * ». Les domestiques de Caylus avaient soigné avec un admirable dévouement ce maître bourru, mais bon, qui sans doute avait plus de cœur que d'âme. La vente de son mobilier, dont ils devaient se partager le produit, attira nombre de curieux et se fit très avantageusement

Nulle autre personne d'ailleurs que Mariette, Marin et Carlin, ne semble l'avoir entouré à sa mort. Pas de famille. Connaissait-il même son héritier? C'est peu probable. — Par testament, sa fortune, accrue de celle de son oncle, passait à un neveu, Robert de Lignerac, avec tous ses titres.

La Bibliothèque du roi et le Cabinet des estampes se partageaient sa bibliothèque; le Cabinet des médailles, auquel il avait fait une seconde donation en 1762, était l'objet d'une troisième, et recevait toutes les antiques qu'il laissait ^ Maurepas, l'ami de sa vie, était son exécuteur testa-

Page 1