DD
pris pour un dédoublement du premier bruit, un choc diastolique dû à la mise en tension brusque des ventri- cules, et qui n’est autre chose qu’un bruit de galop.
3. Claquement d'ouverture de la mitrale. — Étudié dans la thèse de Rouchès faite sous l'inspiration de M. le professeur Potain, ce bruit succède au deuxième bruit et quand celui-ci est dédoublé on a un triple bruit. Ce phénomène serait dû à l'ouverture brusque de la valvule mitrale dans la diastole ventriculaire. I] coincideraït avec le rétrécissement mitral.
Telles sont, d’une façon général, les diverses din
* tions que peuvent subir les bruits normaux à l’état pathologique.
Nous allons étudier maintenant celles qui ont été plus particulièrement observées dans l’endocardite aiguë simple.
© A nape nu CHAPITRE III | MERS
LEE F 3 ÿ
Des modifications des bruits normaux dans l’endocardite. ;
7 L — AUTEURS QUI LES ONT MENTIONNÉES En consultant les ouvrages de pathologie, les traités des maladies du cœur, les thèses et les mémoires sur l'endocardite nous n’en n'avons trouvé que bien peu où l'on ait noté l'altération des bruits qui nous occupe. Chose curieuse, c'est plutôt dans les travaux antérieurs É à l'époque actuelle que ce symptôme est signalé. Malgré : la grande quantité de recherches et de mémoires aux- | ; quels l’endocardite a donné lieu dans ces dernières ; années, l’attention s'est plutôt éloignée de ce côté de la ] question. Cela s'explique facilement si l’on considère la part de plus en plus grande que le côté étiologique et pathogénique a pris dans les sciences médicales. Après l'établissement par Bouillaud des lois de coïncidence | du rhumatisme et de l’endocardite, d’autres auteurs | «À sont venus qui les ont discutées et ont recherché ces mêmes coiïncidences dans les diverses maladies fébriles : pneumonie, érysipèle, fièvre typhoïde, scarlatine, variole, diphtérie, etc. Enfin une autre variété d'endocardite, l’endocardite infectieuse par sa marche rapide, la variété de ses manifestations et sa grande gravité im-
#, | ; jt —2%3—|, 1 VER En: | | médiate a détourné à son profit uue grande partie de 48 | | l'attention des observateurs. Cela est vrai maintenant ;°4 | surtout que les recherches microbiennes ont pris un si
d: grand développement, et d'autant plus qu'on à trouvé no que les valvules du cœur sont des foyers de développe- 9 fu ment éminemment favorables aux microbes les plus
| put divers.
4 Legroux, dans sa Thèse sur « les concrétions sanguines du cœur dites polypiformes », Paris, 1827, signale la diminution et la perte de son dans une ou plusieurs des cavités du cœur. Il en fait un signe certain de concrétions sanguines. La cavité dont le son est diminué indique le siège de la concrétion. Ce signe manquerait quand celleci est petite.
Cazaneuve, « Mémoire sur l’endocardite aiguë », thèse
RU \? de Paris, reproduite dans la Gazette de médecine, du É 25 juin 1836, indique l'éclat des pulsations du cœur au e début de l’endocardite. Le bruit des valvules s'entend,
= mais bientôt il devient moins sonore, diminue peu à peu, et disparaît complètement. On entend alors un bruit de soufflet.
Bouillaud, nousl'avons vu, ne donne pas ce signe dans sa description de l’endocardite, il l’a cependant connu ainsi qu'en témoignent les observations que nous reproduisons. Dans l'étude qu'il fait des altérations des bruits normaux en général, après avoir parlé du bruit âpre étouffé, légèrement enroué ou tout à fait rauque, il ajoute : « [l n'existe peut-être qu’une différence de plus ou d2 moins entre ce bruit et le bruit de soufflet ; nous les avons vus se succéder réciproquement par une sorte