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de dégradation ». Je pense, contrairement à l'opinion
de M. Bucquoy, que Bouillaud avait alorse n vue des faits d'endocardite et non pas des faits d'insuffisance aortique avec dilatation de la crosse. C’est ce qui ressort des observations que je reproduis.
Pigeaux, « Traité pratique des maladies du cœur » (1837), trouve que dans l’ « endocardite aiguë » les bruits
normaux sont plus intenses au début « bientôt après on
saisit un véritable bruit anormal rude et sourd, assez analogue à celui d’une voiture roulant dans l’éloignement sur une chaussée retentissante. Ce bruit est parfois double, presque continu, d’autres fois il est simple et séparé par un bruit du cœur légèrement assourdi ». A la deuxième période, les bruits anormaux se voilent progressivement sans que les bruits normaux reparaissent. Et à un autre endroit: « Quand les bruits anormaux sont sourds, quoique forts, s'il n’y a pas d’épanchement dans le péricarde, on doit présumer des végétations valvulaires ».
Monneret écrit la même année SRE le Compendium de médecine pratique : « Les battements peuvent devenir plus sourds, plus obscurs, plus tumultueux, quand il se forme desconcrétions polypeuses ou une congestion sanguine», et plus loin : « Dans deux cas d’endocardite rhumatismale que nous avons maintenant sous les yeux, le premier bruit offre beaucoup d'éclat, le second est sourd et bref ».
Piorry, dans le « Traité de médecine pratique »,t. II, 1842, écrit: « On a admis que dans l'endocardite les bruits anomaux du cœur pouvaient devenir plus sourds. plus obscurs et plus tumultueux ».
SRE
Gmsolle signale les modifications de timbre en plusieurs endroits dans son « Traité de pathologie interne et dans son « Traité de la pneumonie ».« On trouve dans l'endocardite qu'il y a beaucoup d'impulsion, que les
battements sont superficiels, qu'ils ont le timbre tantôt
plus sourd, tantôt plus clair et comme métallique ; tandis que d’autres fois ils sont masqués ou remplacés par des bruits de souffle, de lime ou de râpe. » Dans le rhumatisme, il a constaté « l'enrouement, l’état voilé, confus des bruits naturels. » Dans la pneumonie, il a observé également des modifications dans le timbre des bruits du cœur qu'il rattache à l’endocardite. Sur 58 cas de pneumonie, deux fois ces bruits étaient devenus bruyants, éclatants, chez tous les autres ils étaient étouffés, voilés, obscurs, sans qu'ils parussent se passer plus profondément que d'habitude. Chez un malade, le druxième bruit était seul altéré dans son timbre, mais chez tous les autres les deux bruits du cœur étaient à la fois modi-
fiés et ils l'étaient au même degré. Il admet aussi que
des altérations de timbre peuvent être produites par des caillots cardiaques peu volumineux sans qu’il existe d’autre trouble. |
Cabrera, dans sa thèse de Montpellier en 1880, donne la citation suivante d’Auburtin : « Lorsque le souffle est dû à la présence des végétations développées sur la valvule mitrale, celle-ci joue encore ; le claquement s'entend donc quoique enroué ; le souffle ne le remplace pas, mais il est seulement surajouté. »
Pour Fernet « Du rhumatisme aigu, thèse de Paris, 1865, « c'est l'accroissement de l’activité fonctionnelle du
Là
-'cœur qui donne lieu à l'impulsion exagérée, au fintement . “métallique et à l’exagération dtenane des bruits normaux dans l’endocardite. L
- Nous lisons par contre dans une thèse de. Presbeanu sur l'endocardite, soutenue en 1872, que les bruits valoulaires sont le plus souvent sourds et voilés, et que ce changement est dû au boursouflement de l'endocarde qui revêt les valvules. Puis un boursouflement plus considérable, un dépôt fibrineux foraient disparaître le bruit normal qui serait alors remplacé par un souffle.
J: Parrot, cité dans le Traité d'auscultation et de per- cussionde Woillez, exprime des idées qui sont tout à fait les nôtres : « Dans l’endocardite, les bruits du cœur deviennent d’abord plus sourds au commencement de la maladie, quand les valvules se tuméfient et se boursouflent, tout en restant molles et suffisantes. Ce n’est pas à proprement parler uné modification d'intensité; c’est un changement dans le mode de résonance des bruits du cœur qui devient plus tard plus sonore, plus rude, plus éclatant lorsque les voiles membraneux valvulaires sont durs, sclérosés, et ont perdu leur souplesse ».
C’est également l'opinion de Martineau : « Des endocardites », thèse d’agrégation de 1866 : « Une valvule épaissie, ramollie, recouverte par les produits de l’inflammation ne pourra pas vibrer comme une valvule saine. Ces différences dans les propriétés physiques des valvules se traduisent par des différences dans le timbre et l'intensité des bruits du cœur. Les deux bruits, quelquefois un seul, deviennent plus sourds, voilés et comme empâtés; il semble que les valuules épaissies
Re —
n'aient plus toute la liberté de leurs mouvements. Enfinle premier bruit n’est plus entendu, et se trouve remplacé par un souffe. [OL
Jaccoud dit brièvement dans son article Endbeardité : - « L’auscultation pratiquée dès le début ne fait souvent entendre qu’un fintement métallique qui accompagne le premier bruit ; le plus souvent les bruits valvulaires sont sourdset voilés», et plusloin, «l’accentuation du deuxième ton pulmonaire est fréquente et suit de près l'apparition des signes de la lésion mitrale.
Besnier dans l’article « Rhumatisme du D. Dechambre » relève parmi les premières manifestations de l'atteinte reçue par l'endocardite : des altérations de rythme, légalisation de la durée des bruits et des silences, l’augmentation et la diminution de la force des bruits, l'arythmie consistant dans des variations brusques et successives du nombre des battements. £
Voilà tout ce que J'ai pu trouver sur les modifications des bruits du cœur dans l’endocardite, chez les auteurs relativement nombreux qu’il m'a été permis de consulter, Il me reste à m'excuser de n'avoir apporté dans mon travail aucune citation étrangère. Ma connaissance trop imparfaite des langues vivantes ne m'aurait permis de présenter que des traductions dues à un plus expert que
oi. Il ma semblé qu'à agir ainsi J'aurais eu peu de mérite.
IT. — GROUPEMENT GOMPARATIF
Les auteurs que nous venons de citer peuvent être divisés en plusieurs groupes, suivant leur opinion sur les modifications des bruits dans l’endocardite.
ure: Deux: seulement signalent des bruits plus inten-
ses. Pigeaux, dans son chapitre sur « l'endocardite ÿ
d'ailleurs assez obscur, déclare qu'au début, les bruits normaux sont plus intenses, c’est seulement un peu plus tard, qu’on peut entendre un bruit du cœur légèrement
assourdi. | où Fernet admet ésaléribtr une PÈRE dnpondieé des bruits normaux, il l'attribue ainsi que le tintement métallique à l’accroissement de l’activité fonctionnelle du IT. — La plupart au contraire reconnaissent un affaiblissement des bruits ; 1. Diminution, perte du son (Legroux). the 8 ie iv Brnité moins sonores. SRE CRE Légèrement assourdis (Pigeaux).
Plus sourds, plus obscurs (Monneret).
Plus sourds, plus obscurs, plus tumultueux(Piorry). Enroués (Auburtin). À Sourds, voilés (Presbeanu).
Plus sourds, voilés, comme empâtés (Martineau). 9. Sourds, voilés (Jaccoud).
Quant à la cause de ces modifications :
Legroux l'attribue à des concrétions sanguines. Pigeaux à des végétations valvulaires.
Monneret à des concrétions polypeuses ou à une congestion sanguine. | Auburtin à des végétations de la mitrale.
Presbeanu au boursouflement de l’endocarde valvulaire.
Martineau à l’épaississement, au ramollissement de la Me. 5
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