IIT. — MODIFICATIONS PATHOLOGIQUES DES BRUITS NORMAUX
Ces modifications portent : sur leur fréquence, leur siège, leur intensité et leur étendue, leur timbre, leur rythme et leur nombre.
Te
(= M odifications de la fréquence, © je Re E ‘ | L'augmentation ou la diminution de la fréquence des
bruitsest habituellement perçue par le pouls, aussi n’in-
sisterons-nous pas. Ce n’est que dans des cas de faiblesse extrême du pouls qu’on à en ce cas recours à l'oreille pour saisirles battements du cœur.
2° — Modifications du siège.
Elles sont en général parallèles au déplacement du cœur et causées par une tumeur du médiastin, un épanchement pleural ou péricardique ou une tunieur abdominale. Le déplacement réciproque des deux bruits avec écartement indique une dilatation ou une hypertrophie cardiaque.
3°— Modification d'intensité et d'étendue.
À. Affaiblissement des deux bruits. — Il se produit : 1° par causes extra-cardiaques, telles qu'un épanchement péricardique, un emphysème pulmonaire ; 2° par cause cardiaque : dans ce cas il est dû à une diminution de la contractilité du cœur et s’observe dans l’asystolie, la fièvre typhoïde, la sénilité excessive.
B. Exagération et accentuation du claquement pulmonaire seul. — Il indique : 1° une affection mitrale, particulièrementun rétrécissement; 2° del’ædème pulmonaire, de la congestion ou de l’'emphysème ; 3° une insuffisance tricuspidienne secondaire, ou réflexe.
Dans ces trois cas ilest le résultat de l'exagération de la pression -dans l'artère pulmonaire. x \
C. Exagération du claquement aortique seul. — Elle est l'indice d’une néphrite interstitielle et s'accompagne alors de l'accroissement de la tension artérielle, de VS" pertrophie du cœur et du bruit de galop.
D. Exagération simultanée des claquements aortique et pulmonaire. — M. Bucquoy l’a observée dans l'anémie, laleucocythémie, la dysenterie, la fièvre typhoïde, la pneumonie, le rhumatisme articulaire aigu, mais alors qu'il n'y à plus que peu d'état fébrile.
Il l'explique par un spasme cardio-vasculaire et une exagération de pression artérielle, ou par une altération physico-chimique du sang qui le rend meiïlleur conducteur du son, ce qui explique en même temps la diffusibilité des bruits dans les vaisseaux.
4° — Modifications du timbre.
A. Le timbre peut être sec, dur, claquant comme dans le choc brusque de deux lames de parchemin l’une contre l’autre. C’est le claquement parcheminé de Bouillaud. M. Bucquoy confond cette altération avec l’accentuation des bruits.
B. Modifié en sens inverse le bruit devient âpre, étouffé, légèrement enroué, ou tout à fait rauque. M. Bucquoy rapproche cette altération de l'éclat tympanique du deuxième bruit dont il fait avec G. de Mussy un signe de la dilatation cylindroïde de l'aorte.
Les modifications de timbre se produisent plus fré-
Re PE
Hbiitients au sida bruit. eg sont Cite surtout que M. ca a étudiées dans l'endocardite.
5° — Modifications du rythme.
1. Allongement du grand silence et du premier bruit : Aran le considérait comme un de symphyse cardiaque.