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CHAPITRE IV

rais TEHKHHSf DE LEUR DEVOIR EN GEIVERAL.

i* Les témoins doivent être au nombre de deux , pour chacun des combattians , pour le duel au sabre et au pistolet. Un témoin, pour chacun, suffit pour le duel à répée; mais, en tout état de cause , et si cela est poissiUié , il vaut mieux avoir deux témoins.

2"" Les témoins de celui qui demande le cartel doivent aller trouver ceux de l'adversaire , ou leur fixer un rendez-vous pour régler les conventions du combat

3* Les témoins doivent juger de la nécessité ou de l'inutilité de l'affaire, en dire leur avis à celui dont ils prennent charge, en se reportant à l'art. 4 du 3* chapitre. Après s'être consultés avec le champion qu'ils assistent, afin de ne laisser échapper aucune chance qui lui soit avantageuse, ils doivent se réunir, faire leurs efforts pour arranger l'affaire, si elle est arrangeable ; discuter entre eux les armes , les distances, fixer l'heure du rendez-vous , -et en avertir aussitôt les combattans. Us doivent aussi convenir, en se conformant aux règles établies, de tous les points qui pourraient élever une difficulté sur le terrain.

4* Les témoins ne sont pas des seconds ; chaque second doit avoir ses témoitis, si c'est à ce titre qu'ils ont été choisis par leur ami.

5* Nul témoin ne doit accepter un duel immédiat. C'est une affaire nouvelle qui n'est nullement de même nkture.

6° Le devoir des témoins consiste à régler les choses de manière à ce qu'il y ait le moins de désavan-

tage possible pour ^lùî qu'ils accompagnent; cependant ils doivent toujours être justes, é^(uitablès et polis fes uns envCT» les autres.

7° Si Taffaîre se présente sur un cas grave, si l'insulte est patente , s'il ne peut y avoir de discussion sur les armes, si chacun des combattans est jpropre à s^en servir, que le rendez- vous se soit donné, ait été accepté , que le duel ait été choisi par les deux adversaires, les témoins appelés peuvent consentir les conventions déjà ifaites, veîïler à l'exécution loyale du combat,* qui a lieu sans autre formalité, maïs selon les règles prescrites au i" chapitre de chaque arme.

8* On doit éviter d'être plus dé dix minutes sui^ le terrain sans que les combattans en vîenneïrt; aux mains. ■ " ' — ■• -''" ■" ■ •= -^^ • '■^■

9" Les témoins doivent déclarer en premier lieu quelles sont les armes qu'ils choisissent, et se cou* former aux art. 9, 10 et 11 du i*' chapitre.

lo* Les témoins de l'insulté, s'il s'agît de l'épée^

19° Les témoins d'un jeune homme ne doivent jamais le laisser battre avec un homme âgé de plus de soixante ans, à moins que le jeune hommç nait été frappé par celui qui a passé Tâge des combats. Il faut encore que ce dernier lui envoie par écrit le cartel ou son acceptation au cartel. Son refus d'écrire équivaut à un refus du duel, et tous les témoins réunis en dressent un procès-verbal qui doit suffire à l'honneur offensé du jeune homme.

20° Les témoins doivent, si l'affaire se passe contre les règles, en dresser un procès-verbal et poxu'suivre l'auteur de l'infraction devant les tribunaux par toutes les voies de droit en leur pouvoir.

21" Les témoins de la partie contre laquelle une plainte en contravention ou assassinat vient s'élever, sont engagés d'honneur à déclarer la vérité. Cette faute d'ailleurs ne peut retomber sur eux, à moins qu'ils n'aient prêté main forte , ce qui n'est pas sup-. posable.

22* Les témoins doivent arrêter le combat, à leurs risques et périls, s'ils s'aperçoivent, soit qu'il y ait

contravention aux règles établies , soit qu'il y ait blessure.

23** Les témoins peuvent toujours arrêter un combat, par consentement entre, eux, lorsque les deux champions se sont battus bravement; cela dépend de leur volonté, mais mieux encore de la nature de l'affaire.

24** Tous témoins provoqués par d'autres témoins, au sujet du duel où ils assistent, s'ils ont raison dans la discussion qui donne lieu à ce nouvel appel, prendront le rang de l'offensé, selon l'article 11 du 1" chapitre.

25** Un père, un frère, un fils, enfin un parent au premier degré; ne peut être témoin de son parent, ni contre son parent.

pre au combat^ marquent les deux places^ à une distance de deux pieds plus longue qu'il ne faut pour joindre les deux pointes d epée, les adversaires étant fendus.

3** Les places^ après avoir été choisies par les témoins le plus également possible , sont tirées au sort.

4"" Lorsque les combattans sont en place ^ les témoins mesurent les armes qui doivent être égales.

5* Les lames des épées ne doivent , dans aucun cas , être tranchantes ni ébréchées.

6"" Les combattans sont invités à se dépouiller de leurs habits, et doivent découvrir leur poitrine de manière à laisser voir aux témoins qu'aucun corps étranger n'est capable de parer un coup d'épée. Un refus de leur part équivaudrait à un refus du combat.

7* L'insulté peut toujours se servir de ses armes ,

81 elles sont propres au combat et s'il est dans le cas du 1 1* article du i*' chapitre.

8* Si , par imprévoyance , les armes n étaient pas égales, le^sort déciderait du choix, à moins que la diflférence ne fût trop forte, et Tarnie inadmissible pour un combat de ce genre.

9* Le mouchoir dont le combattant s'entoure la main ne doit pas pendre; les témoins de son adversaire , après lui en avoir fait la remarque , peuvent lui enjoindre de Tôter et de ne se servir que d'un cordon.

lo* S'il a été convenu qu'on mettrait des gants d'armes, un seul peut s'en servir, au refus de l'autre d'en faire usage. Mais s'il n'en a été apporté qu'un seul , nul ne doit avoir cet avantage.

11* Lorsque les combattans sont en présence, le témoin désigné par le sort doit leur déclarer quelles sont les conditions adoptées pour le combat, afin que nul ne puisse s'en écarter, sous prétexte d'igno-

rance. Après cette déclaration , il donne le signal

par ce seul mot : allez !

12** Si, avant ce signal, les épées se sont toachées ou jointes par la volonté seule des combattahs, cette démonstration équivaut au signal ; mais celui qui , le premier, s'est avancé , est blâmable , et les témoins indistinctement peuvenÇ le lui rappeler.

1 Z"* Les témoins sont armés chacun d'une épée ou d'une canne , dont ils tiennent la pointe ou le bout baissés, et se rangent de chaque côté des combattans, en regardant attentivement, et prêts à arrêter s'il arrive que le combat jse passe hors des règles, ou qu'il y ait blessure.

i4° Dans tout duel à l'épée, pour éviter que l'un des combattans puisse détourner de la main gauche l'arme de son adversaire , il est défendu de parer avec cette main, à moins d'une convention. (Art. lo, ehâp. 40

i5°'Sî l'un des combattans détourne le fer de son advei'saire avec la main gauche, et que la conven-

fioa n'en ait pas été expressément faite, le témoin de la partie lésée peut demander que la main du fautif soit attachée de manière à ce qull ne puisse recommencer.

16" Se baisser, se grandir,. se jeter à droite et à gauche , rompre , se jeter en avant , voltiger autour de son adversaire, est dans les règles du com* bat.

1 7"* Frapper son adversaire, lorsqu'il est désarmé ; lorsqu'il est à terre, lui saisir la main ou le corps, prendre son épée avec la main, est hors des règles de ce duel.

18° Un combattant est désarmé lorsque son épée est visiblement sortie de sa main, ou s'en est échappée.

19* Lorsqu'un des combattans déclare être blessé, ou qu'un des témoins > quel qu'il soit, s'en aperçoit, le combat doit être arrêté aussitôt , jusqu'à ce qu'il plaise à son témoin de dire : recommencez. Il ne doit le faire qu'après avoir le consentement du combattant blessé. (Voyez Devoirs des Témoins.)

20"* Si le blessé, après le combat arrêté, continue à croiser le fer avec précipitation, ou se jette sur son adversaire, cela équivaut à son assentiment de continuer le combat ; mais ses témoins doivent l'arrêter de nouveau et le réprimander. Si, après le combat arrêté et avoir déclaré qu'il y a blessure, celui qui est intact se jette à son tour sur son adversaire, tous les témoins doivent l'arrêter, et il doit être considéré comme ayant agi contrairement aux règles de ce duel.

p.!"^ Si un des témoins, dans les cas précités, ou ' voyant la fatigue des champions, lève la canne ou

l'épée, cela équivaut à son assentiment d'arrêter. Le témoin de la partie adverse peut dire : arrêtez! et les combattans rompent d'un pas pour cesser. Mais ils doivent toujours rester en garde, même si l'un d'eux croit avoir blessé son adversaire.

22** Si l'un des deux combattans est tué ou blessé hors des règles du combat , les témoins doivent se reporter aux art. 20 et. 21 du 4* chapitre.

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