Maudsley PhysioL de l'esprit, p. 12B
très sensoriels répond un mouvement automatique approprié *.
Tant que l'irritation ne parvient pas à la conscience, qu'elle se transmette aux nerfs moteurs par la moelle épinière ou par les centres de la face inférieure du cerveau, nous ne sortons pas de Faction réflexe. Cette vie obscure qui s'agite au-dessous de la conscience nous montre réalisées dans Torganisme les lois qui, par un lent progrès, deviennent les lois de la pensée. Excité par un stimulant externe, l'élément vivant entre en action, se modifie et répond par un mouvement spontané à l'impression du dehors. Il n'y a pas, à vrai dire, deux phénomènes, l'un passif, l'autre actif; il n'y a qu'un phénomène, qu'une action, dont le rayonnement s'étend, se propage ou se limite. L'élément n'est irrilé que parce qu'il se modifie, et le mouvement n'est que celte réaction spontanée qui ée prolonge et multiplie ses effets. La seconde loi que révèle la vie dès qu'elle apparaît, c'est une sorte de mémoire et d'imagination. « Une moelle épinière sans mémoire serait une moelle épinière idiote, incapable ^e culture ". » L'action accomplie laisse quelque chose d'elle-même ; ce qui a fait partie de l'être vivant participe de sa vie, dure comme lui et tend à renaître.
En parvenant à la conscience, la sensation ne perd aucun de ses caractères, elle en acquiert un nouveau, elle est aperçue par l'être vivant. La tendance spontanée devient le désir; le mouvement devient la volonté. Mais il suffit de l'habitude pour que la sensation et les actes qui lui sont associés sortent de la conscience et se réalisent dans l'organisme. De volontaire le mouvement devient réflexe, tant la pensée et la vie se pénètrent ! L'image, c'est la sensation qui ressuscite, afl*aiblie ; à vrai dire, par cela seul qu'elle dure la sensation suppose l'image et la comprend ; sans se con-