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Cf., R.-G. Lévy. Banques d'émission et Trésors publics

une encaisse or beaucoup moindre que celle des autres pays européens.

On pourrait encore citer les Etats Scandinaves et la Grèce.

Comme on le voit, les applications du Gold Exchange Standard à cette époque concernaient des pays très importants qui formaient une bonne partie de l’Europe, mais elles n'avaient pas la même «intensité » pourrait-on dire, que de nos jours.

$ 5 Le Groupe Colonial

Si l’on retire de ce groupe, comme nous l’avons fait, les colonies d’Extrême-Orient, il n’en reste pas énormément qui aient, avant-guerre, adopté le Gold Exchange Standard. Ou plutôt, si leur nombre est relativement assez élevé, il convient de faire observer que ces pays étaient loin d’avoir à cette époque l’importance et la puissance économique qu'ils possèdent aujourd’hui.

Les colonies anglaises de l’Ouest et de l’Est Africain rentrent dans ce cadre, ainsi que les anciennes colonies allemandes d'Afrique %1.

Section II Le Gold Exchange Standard depuis la guerre

Nous étudierons successivement, et toujours le plus schématiquement possible, le Gold Exchange Standard en Europe depuis la cessation des hostilités jusqu’en septembre 1931, le régime des Federal Reserve Banks et enfin

31. Ce n’est guère qu’entre 1904 et 1907 que les réformes eurent lieu pour ces pays, v. en particulier : Chalmers (History of Currency in the British Colonies).

Le Branchu 6

l'apogée du système et son déclin depuis l’abandon de l’étalon-or par l’Angleterre.

$ 1er Les caractéristiques du Gold Exchange Standard de l'après-guerre

Alors qu'avant 1914, il y avait très fréquemment à côté de la Banque d’émission un bureau de change, un organisme chargé de présider aux opérations de change, après la guerre l’on confie ce rôle à la banque d’émission elle-même. On fond ces deux organismes en un seul: la banque centrale au lieu d’avoir une couverture composée uniquement d’or, possède une double encaisse : encaisse métallique, encaisse de devises. Elles ont la possibilité de rembourser le billet à leur gré, soit en or, soit en devises-or.

Le Gold Exchange Standard fut adopté par seize pays d'Europe et par un certain nombre d'Etats extra-européens : Chili, Colombie, Equateur, Bolivie. Presque tous les

32. Il existe sur la question de la politique monétaire européenne depuis la guerre une bibliographie considérable. Nous nous contenterons de citer les ouvrages suivants qui nous paraissent les plus intéressants. Tout d’abord comme ouvrages généraux : Deckert (Die Notendeckungsvorschriften der wichtigsten Zentralnotenbanken), Domany (Die Golddevisenwährung), Hergreaves (Restoring Currency Standards), Herrmann (Die Deckungsvorschriften der europäischen Notenbanken), Jack (The restauration of european currencies), Lacout (Le retour à l’étalon-or), Machlup (Die Goldkernwährung, Die neue Währungen), Ulrich (Les principes de la réorganisation des banques centrales en Europe après la guerre), Schweizer (Die neue Goldwährung). Parmi les ouvrages intéressant au contraire un pays ou un groupe de pays déterminés, nous citerons : v. Eynern (Die Reichsbank), Moll (Die modernen Geldtheorien und die Politik des Reichsbanks), Schacht (Die Stabilisierung des Mark), Elemer Hantos (Die Geldprobleme in Müitteleuropa), Heïlpérin (Le problème monétaire et sa solution en Autriche, Pologne et Tchécoslovaquie), Mincer (Le Zloty polonais), Morgain (La couronne autrichienne depuis le Traité de Saint-Germain), Walré de Bordes (The austrian Crown), Ivanof (La réforme monétaire roumaine), Damiris (Les systèmes de circulation fiduciaire et de réglementation des changes en Grèce), Lehnich (Währung und Wirtschaft in Polen, Litanen, Lettland und Eastland), Leonhardt (Währung und Banken in Spanien, Quintiliano (El problema monetario), Renaud (La couverture de la circulation de la Banque Néerlandaise), Orvain (La stabilisation du

Etats européens qui adoptèrent ce régime réglèrent l’émission de billets de banque au moyen du système de la réserve proportionnelle.

La proportion la plus communément admise varie de 39 à 40 %,. En Allemagne 5 d’après les statuts de la Reichsbank et en Belgique (avant le retour au Gold Bullion), le minimum de couverture est de 40 %, dont au moins les 3/4 (soit 30 %) en or (monnaies ou lingots). En Yougoslavie, la proportion minima est 35 %, se décomposant comme suit : au moins 25 % d’or et le reste en devises.

Quant à la composition de l’encaisse, la plupart des pays font une discrimination entre l’or et les devises : le plus souvent, une proportion minima d’or est exigée ; en Autriche cependant, chose curieuse, ce qui est fixé, c’est l’encaisse minima de devises. Parfois l’or et les devises sont assimilées complètement, ainsi en Italie où aucune proportion respective de ces deux éléments n’est prévue.

En ce qui concerne les devises elles-mêmes, certaines conditions sont exigées : elles doivent être convertibles directement en or, être émises dans une monnaie remboursable directement en or ou en lingots-or (Gold Specie ou Gold Bullion). Cependant en Grèce, l’on se contente de devises elles-mêmes convertibles en devises-or (c’est la

franc belge), Le système monétaire suisse (Banque nationale Suisse). En ce qui concerne la Russie, les ouvrages sont moins nombreux et en général, moins bien informés ; citons cependant : Karl Elster (Von Rubel bis Tscherwonjez), Haensel (Die Wirtschaftpolitik Sowietrusslands), Gurowski (Die Währungsprobleme in Sowietrussland).

33. Voici la définition des devises par la loi monétaire allemande du 30 août 1924 : Ce sont « les billets de banque, les lettres de change à échéance de quatorze jours au plus, les chèques et les créances exigibles le jour même, qui sont payables en monnaie étrangère, dans une banque reconnue solvable, sur un centre financier étranger ». Cette définition ne vaut pas seulement pour l’Allemagne, mais, d’une manière générale, pour toutes les applications du Gold Exchange Standard d’après-guerre.

convertibilité à deux degrés) et à Dantzig, seul le papier commercial libellé en livres sterling est admis. Ajoutons qu’à Dantzig aucune proportion d’or n’est exigée l’encaisse peut se composer uniquement de devises : c’est presque un essai d’Exchange Standard.

A côté de ce Gold Exchange Standard légal, beaucoup de banques, officiellement sous le régime du Gold Bullion, (Le Gold Specie n’existant plus en fait, au moins en Europe), conservait à côté de leur encaisse d’or, une encaisse de devises. A la fin de 1930, dix-sept banques centrales avaient adopté cette politique, dont dix en Europe, parmi lesquelles, quelques unes de plus importantes (Banque Néerlandaise, Banque Nationale Suisse, Banque de France).

Le Gold Standard Act de 1925 lui-même a été parfois assimilé à un Gold Exchange Standard : « En somme, écrit Lacout, le Gold Standard Act a placé la Grande-Bretagne sous le régime du Gold Exchange Standard tel qu’il fonctionnait, avant la guerre, en Argentine et aux Indes Britanniques »% C’est une opinion que nous ne saurions admettre pour notre part, les éléments de ces différents systèmes ne concordant réellement pas. Le seul facteur de rapprochement est la proposition du chancelier, dans le projet de budget 1932-1933 de créer un Fonds d’égalisation des changes, englobant l’ancien fonds de réserve du change (25 millions de livres). Il demandait pour le Trésor, en vue de la constitution du fonds, la faculté d'emprunter jusqu’à concurrence de 150 millions de £.

Ajoutons en passant qu’un économiste brésilien a proposé d’appliquer à son pays un système analogue au système:grec #,

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