Ibid., p
23. Pour les critiques adressées à la Caisse de conversion, v. Icard, Le Gold Exchange Standard, pp. 133-135.
24. « Sur la réforme en Argentine, voyez spécialement Lorini, (La Republica Argentina i suoi principi maggiori problemi di Economia e di finanza), Pinero (La Conversion de billete), Quesada (El problema monetario), Wolif (Die Argentinische Währungsreform von 1899).
La crise monétaire au Brésil et l'adoption par ce pays du Gold Exchange Standard se compliquent encore du fait des crises périodiques du café qui viennent se greffer sur les difficultés monétaires. Leur importance est telle que l’on a proposé plusieurs fois sérieusement à Sao-Paulo d’adopter un «étalon-café ».
Précédée par le moratorium du Funding-Loan (30 juin 1898, la réforme eut pour but la stabilisation du change et la réglementation de la circulation intérieure. On créa un fond de garantie et une caisse de conversion.
La Caisse de conversion brésilienne est analogue, par son fonctionnement à celle de l’Argentine. Elle ne s’en distingue que par deux points : son pouvoir d'émission est limité à 320.000 contos (20 millions de £)et elle ne convertit en or que les billets émis par elle. D'où l’existence d’une double circulation : billets inconvertibles et billets de la caisse de conversion convertibles pour les règlements extérieurs.
$ 3 Le Groupe Européen
Les applications du Gold Exchange en Europe étaient, avant la guerre, moins nombreuses, moins importantes que de nos jours. Les principaux Etats à avoir adopté l’étalon de change-or (adoption de droit ou de fait) étaient la Russie, l’Autriche-Hongrie, les Etats Scandinaves, la Grèce, la Belgique.
Lorsqu’après une longue dépréciation, la Russie stabilisa la valeur du rouble (1894), le gouvernement russe considéra
comme trop difficile et trop onéreux la constitution d’un stock d’or suffisant et il décida d'adopter le Gold Exchange Standard %. Le Gouvernement annonça que la Banque impériale était préparée à vendre et à acheter à un taux fixe des devises étrangères *#%, le taux du change étant fixé à 46,275 roubles pour 100 marks. Le taux fixé par le Gouvernement « était arrangé de façon que ce soit un peu plus avantageux d'acheter des marks que de prendre de l'or »?. La réforme réussit fort bien et jusqu’au début des hostilités, le rouble fut parfaitement stable.
Les mesures adoptées en Autriche-Hongrie sont du même ordre ?#. La loi du 14 mai 1892 établissait l’étalon-or, mais le cours forcé subsistait jusqu’au 28 février 1903. Mais la Banque d’Autriche-Hongrie continua, même après cette date, à conserver une large partie de son encaisse en devisesor #, Des questions politiques vinrent compliquer cet état de choses : les Hongrois et, en général, les parties non industrielles de l’Empire, réclamaient un Gold Standard pur, tandis que l’Autriche proprement dite, la Bohême, s’accomodaient fort bien de cette politique favorable au commerce *
La Banque Nationale de Belgique conservait également en portefeuille une somme très importante de devises étrangères, qui, certaines années, était presque aussi importante que le papier belge escompté. Cela lui permettait d’avoir
25. Hawtrey. The Gold Standard in Theory and Practice, p. 57.
26. Principalement des lettres de change sur Berlin, le commerce le plus important se faisant avec l'Allemagne.