Ibid
43. V. Walras. « Monnaie d’or et billon d’argent régulateur », Revue de Droit international, 1° décembre 1884 ou Bruxelles, 1884, même titre, Journal des Economistes, octobre 1882, même sujet, Théorie de la Monnaie pp. 57-85.
44. Essai sur la théorie générale de la monnaie, p. 217, n° 35.
moyen d’agir sur la valeur de la monnaie, mais pour une cause d'ordre purement bancaire : cet argent monnayé remplace dans la circulation des billets de banque et permet, par conséquent, de ne conserver qu’une moins forte encaisse d’or et d'économiser celle-ci #5.
Le montant de cette circulation d'argent ne doit pas être arbitraire, mais doit au contraire être déterminé d’après les besoins réels du pays. « Les particuliers retireront des banques ce qu’ils ont besoin d’argent et pas davantage. Si le gouvernement persiste à vouloir faire entrer de plus en plus d'argent dans la circulation, jusqu'à ce que les banques se trouvent en posséder des stocks trop abondants, elles demanderont, le cas échéant, une prime de toute personne déposant de l’argent ; en un mot, le billon d’argent sera déprécié (will be at a discount) »#$.
Section IV Le problème monétaire mondial et le Gold Specie Standard
Si, dans le cadre français, il serait permis d’envisager, avec prudence cependant, le rétablissement du Gold Specie Standard, dans le monde considéré dans son ensemble, une semblable mesure paraît pour l’instant impossible.
Cette impossibilité ne tient pas tant au manque d’or en termes absolus, que de sa mauvaise répartition et des conditions psychologiques tout à fait défavorables. La thésaurisation s’élèverait aussitôt à des chiffres certainement très
45. C’est, en outre, un moyen de faire remonter dans une certaine mesure les cours de l’argent-métal.