V. Keynes, A Treatise on Money, t. II, pp. 260 et s
des billets de banque de la Banque d'Angleterre ?. Il possède davantage d'assurer théoriquement une convertibilité absolue, puisque même durant la crise la plus accentuée, une certaine quantité de billets de banque est nécessaire aux besoins du public et que le chiffre de l'émission fiduciaire représente en théorie cette quantité.
Le Bank Charter Act de 1844 dont le grand artisan a été Peel, lui a été directement inspiré par les travaux de Torrens et de Jones Lloyd (plus tard Lord Overstone). Ce fut le triomphe des partisans du Currency Principle. Toutefois, la marge de l'émission fiduciaire fut fixée à 14 millions de £, non pas d’après des calculs raisonnés, comme le voudrait l'application stricte du système, mais d’une façon purement empirique : c'était le chiffre de la dette de l'Etat vis-à vis de la Banque.
Le Bank Charter Act a eu une influence considérable, qu’il n’a d’ailleurs pas entièrement perdue. Lorsqu'il proposa ses réformes, réformes que nous étudierons plus loin, Goschen (plus tard Lord Goschen), s’en déclare cependant partisan. « J’ai été et je suis partisan du Bank Charter Act », disait-1l 7-8,
En temps de crise, le grand avantage de ce système est qu’une contraction quelconque de la circulation de billets de banque libère une quantité égale d'or, et inversement. «C’est ici que se montre pleinement la réelle supériorité du fixex fiduciary system... Il tend à restreindre l'extension à la fois de l'expansion et de la contraction de crédit »°.
D'autres systèmes ont été, sinon copiés, du moins imités