‹ Essai sur le Gold Exchange StandardChapitre 75 sur 110 · Cours d'Economie Politique, t. II, p · texte numérisé non relu

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tionnelle sont déjà fort anciennes. Juglar observait déjà (en 1868) que cette proportion n’a pas donné ce que l’on en attendait, et chaque fois qu’elle fut atteinte, l’on était en pleine crise *?. Et il ajoute plus loin : « L'observation / démontre qu’on ne saurait proportionner l'émission et l’encaisse, puisque, de ces deux termes, rien n’est plus fixe que le premier et plus mobile que le second »?1,

Les critiques sont, de nos jours, également fort nombreuses. Ainsi M. Bendixen attaque violemment la nouvelle réglementation de la Reichsbank ??.

Mais le plus sévère des opposants est peut-être encore M. Keynes : « La méthode de pourcentage, écrit-il #3, ne possède, ce me semble, aucun fondement logique ou de sens commun... Je n’ai jamais vu imprimée une défense raisonnée de ses principes; ce système semble apporter tous les défauts possibles des systèmes de réglementation de l’émission ». Il lui reproche d’immobiliser une grosse quantité d’or comme le Bank Charter Act. D'autre part, en cas de crise, lorsque l’encaisse atteint presque le minimum requis, il faut opérer une restriction de crédit énorme comparée à la perte d’or ; et M. Keynes conclut plus loin : « Aussi est-ce un grand malheur qu’au moment de la restauration du Gold Standard, alors que la majorité des lois monétaires était en gestation (in the melting pot), ce système fut la chose respectable et à la mode »?°4.

Il est peut-être un peu exagéré de prétendre que l’émis-

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