‹ Essai sur le libre arbitreChapitre 22 sur 65 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

C'est avec plaisir que dans le chapitre précédent j'ai rappelé au souvenir du lecteur le nom de tous ceux qui en poésie comme en philosophie ont glo ^ rieusement soutenu la vérité pour laquelle je combats. Toutefois ce ne sont pas les autorités, mais les arguments, qui sont les armes propres des philosophes : aussi me suis-je servi exclusivement de ceux-ci pour établir et défendre mon opinion, à laquelle j'espère pourtant avoir donné un tel degré d'évidence, que je me crois pleinement justifié à tirer la conclusion à non posse ad non esse, dont j'ai parlé en commençant i. Tout d'abord, après avoir examiné les données fournies par le témoignage de la conscience, j'ai répondu négativement

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