Chapitre IV. — Épicure
Le système philosophique d'Épicure s'explique par sa morale. — Le souverain bien est un plaisir du repos, une absence de douleur. — Les douleurs de l'àme sont plus à craindre que celles du corps. — La crainte. — Épicure.
pour supprimer la crainte des dieux, emprunte sa physique à Démocrite. — H ne peut accepter la nécessité. — Pour former le monde, il imagine le clinamen. — L'homme est lihre. — Doctrine d"Kpicure sur les propositions shigulières qui regardent l'avenir. — M. Guyau et le lihre arbitre dans Epicure. — Argumentation de M. Guyau. — « Observation fondamentale d'Épicure. — L'etforl nous prouve que nous sommes le principe de notre mouvement.— En vertu du principe de causalité, les atomes doivent posséder ce que possèdent l'homme et les animaux. — 11 induit Tindéterminismc des atomes de l'observation psychologique. » — Réponse : Épicure ne fait que constater l'accord des données de la conscience avec l'indétcrminisme atomique. — Il déduit la liberté de la volonté de l'indétermination de l'atome. — Dans la nature il y a des lois certaines. — L'atome n'a pas pour cela perdu la faculté de dévier. — Les déviations étant insensibles restent inaperçues, c'est-à-dire nulles aux yeux d'Épicure. — L'elTort s^explique par les différences spécifiques des atomes. — Le libre arbitre se distingue-t-il du hasard ?
— Épicure distingue le choix du hasard. — Cependant le fond du libre arbitre n'est autre chose que le hasard.