Chapitre IV. — La Réforme, le Concile de Trente, le Jansénisme
>Vicklelî commence le mouvement déterministe. — Les partisans de Tinterprétation individuelle de l'Écriture ont dû se défier du libre arbitre comme d'une puissance anarchiquc. — Selon Luther, le libre arbitre est un tilidus sine re. — Sa polémique avec Érasme. — Selon Érasme, le libre arbitre I)eut s'accorder avec la grâce, avec la prescience et la prédestination. — Luther et le De Servo Arbilrio. — Le libre arbitre contredit la préordination.
— Il y a cependant en l'homme de la volonté. — Réponse à l'argument tiré des ordres de Dieu. — Calvin est aussi d'avis que la prescience de Dieu détruit le libre arbitre. — 11 se sépare des stoïciens. — Nous ne pouvons mC'me pas choisir entre deux choses inditrércntes. — Nous agissons ave(; nécessité, mais sans contrainte. — Identité fondamentale des doctrines de Luther et Calvin. — Le Concile de Trente admet que l'homme peut résister à la grâce et qu'il possède le libre arbitre. — Systèmes théologiques pour expliquer l'accord du libre arbitre et de la prescience divine. — Le molinisme.— Le congruisme. — Le thomisme. — L'auguslinianisme.— Le iansénisme. — .lausénius aboutit à des doctrines très voisines de celles de Calvin. — Nombreux écrits sur le libre arbitre. — Querelle du pur amour.
— Position du catholicisme. — D'après les textes, trois opinions sont possibles: thèse, antithèse et synthèse. — Le catholicisme s'attache à la synthèse. — Originalité du christianisme.