‹ Essai sur le luxe et la vanité des parures [microforme]Chapitre 18 sur 38 · ND · texte numérisé non relu

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nombre va toujours croissant, sont devenues sages à leurs propres yeux et parce qu’elles se croient sages, selen la sagesse de ce monde que l’ésprit de foi nous apprend, par la bouche d'un saint Paul, n'étre qu'une folie devant Dieu, elles se sont séparées de leurs guides religieux. Si elles vont encore aux églises écouter ce qu’ils enseignent, ou elles le méprisent, ou, ce qui est l4 même chose, n’en tiennent aucun compte. Elles oubiient cette grande règle de la foi: Car, dit saint Paul, ce ne sont pas ceux qui écoutent la loi qui sont justes devant Dieu ; mais ceux qui gardent la loi qui seront justifiés. Et cette autre de saint Jacques: Ayez soin de mettre en pratique cette parole (qu'on vous annonce) et ne vous contentez pas de l'écouter en vous séduisant vous-mêmes.

Aussi l'esprit catholique se perd rapidement dans nos campagnes, et, avec lui, tout ce que nous admirions dans nos ancêtres, tout ce qui faisait leur bonheur, tout ce qui les préservait de l’influence des esprits de ténèbres, tous les biens eufin qui les attachaient à la sainte Eglise Catholique se relâchent.

Qui donc nous à poussés dans cette voie fausse et anticatholique qui mène à notre perdition ? Avant que le mal ne soit rendu à un point, où il n’y a plus d'autre remède que bouleversement qui rougit la terre du sang humain, soyons assez sages pour ouvrir les yeux, afin de sonder l4 profondeur de l’abîme où un peuple va se précipiter dès que, refusant d'écouter ses conducteurs religieux, il se laisse guider par l’esprit du monde, par les vaines apparences de la prospérité mondaine, et surtout par l’orgueil de la vie.

Depuis sa chute originelle qui l’x profondément blessé, l’homme ainsi que la société humaine toute entière, est soumis à l’action de deux esprits diamétralement opposés, l'Esprit de Dieu et l'esprit de Satan. Sous l’action de l’esprit de Dieu, l’homme et la société humaine mar-

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chent vers la fin pour laquelle Dieu les a créés. Cette fin n’est autre que la possession d’un bouheur éternel, Sous la direction de l'Esprit de Dieu, l’homme et l’humanité travaillent à se guérir des blessures faites à la nature humaine par le péché du viel homme, Adam, pour se revêtir du nouvel homme, qui est Jésus-Christ.

Au contraire, dès que l’homme ou la société humaine sont soumis à l’action de l'esprit de satan, ils se détour nent de leur fin pour tendre vers un malheur éternel, où une tempête de ténèbres les attend. Sous la direction de l’ange déchu, les individus comme les sociétés humaines, voient se renouveler et devenir chaque jour plus profondes les blessures faites à la nature humaine par la chute du premier homme sous l’empire de cet ange maudit.

Pour nous tromper, le démon se sert de certains mots qui, pris à la lumière de la vraie foi, rappellent à l’homme la fin pour laquelle il à été créé et lui aideut à tendre à cette fin, en ce monde et en l’autre.

Le démon, prenant ces mots, en change le véritable sens, et leur en donne uu autre qui, en flattant l’orgueil dont l’homme est pétri, le pousse à s'élever en dehors de l'action de Dieu ou de ceux qu’il a mis à la place. Je vais vous le faire comprendre : Suivez-moi.

Remarquez que, séparé de ses guides religieux, qui ont l’esprit de Dieu, l’homme et la société se trouvent isolés de là participation à la lumière qui éclaire tout homme qui vient en ce monde.

La première femme est séparée d'Adam, le guide que Dieu lui a donné, puisque le mari est le chef de la femme, nous dit saint Paul: elle se promène dans le paradis terrestre, accompagnée du serpent, qui était l’animal qu’elle devait aimer plus que tous les autres, parcequ’il était le plus fin de tous les animaux que le Seigneur Dieu avait créés. Elle s'arrêta devant l’arbre qui portait le fruit de la science du bien et du mal.

L'esprit du mal la voyant seule, s’approcha d'elle. 'était le moment favorable pour la séduire. Mais osant point se montrer à cause de la difformité dont orgueil l'avait revêtu, il fera comme toujours, il prenra l'apparence d'un ange de lumière, en empruntant le rps du serpent, Sous ce déguisement dont Eve ne ouvait se défier, il va entrer sans crainte en conversaon avee elle. Il va lui parler par le moyen de la angue du serpent. Comme plus tard, il parlera par estorius, par Arius, par Luther, par Mahomet, par tous s imposteurs.

Pourquoi Dieu vous a-t-il commandé de ne point manger u fruit de tous les arbres du paradis ? La femme lui réondit: Nous mangeons du fruit des arbres du paradis, sais pour ce qui est du fruit de l'arbre qui est au milieu du aradis, Dieu nous a commandé de n’en point manger, et e n'y point toucher, de peur que nous Jussions en danger le mourir. Le serpent reprit à la femme: assurément vous e mourrez point. Mais c'est que Dieu sait qu'aussitôt que ‘ous aurez mangé de ce fruit, vos yeux seront ouverts, et OUS SEREZ COMME DES DIEUX, CONNAISSANT LE BIEN El E MAL.

Ces niots : vous serez comme des dieux, expliqués par ’esprit de Dieu, sauveront l'humanité ; expliqués par l'esprit du mal, ils la perdront.

Vous êtes des dieux, nous dit le prophète David, et vous êtes tous les enfants du Très Haut ; ce qui veut dire à la lumière de la foi: reconnaissez que tout imparfaits que vous êtes, Dieu veut que, aidés de sa grâce, vous vous efforciez sans cesse à devenir parfaits, afin d’être les enfants de Dieu, et étant devenus, en ce monde, les imitaleurs de votre Père céleste, qui est le modèle de toute perfection, vous soyez, dans une autre vie, les héritiers de Dieu et les co-héritiers de Jésus-Christ, et participant de

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la nature divine. Voilà en quel sens nous serons com des dieux, dans la signification que leur donna l'esprit ( Satan et que Eve comprit et accepta, voulaient dire dès que vous aurez mangé le fruit de la science du bien du mal, vous connaîtrez, par votre propre esprit, tout c qui est bon et tout ce qui est mal. Votre science égaler celle de Dieu ; vous comprendrez ce qu'il comprend vous saurez tout ce qu'il sait. [Il vous a mis sous dépendance, il veut que vous lui soyez soumis ; ne 80ye pas esclaves de cet être. Séparez-vous de lui, de sa di. rection et de son autorité. Ainsi vous serez comme des dieux.

L'esprit d'Eve profondément ébranlé par ces idées de grandeur et d'indépendance, porta ses regards sur l'arbre fatal. Elle considéra que le fruit de cet arbre était bon à manger, (puisqu'il devait faire un autre Dieu d’elle) et qu’il élait beau et agréable à la vue ; et en ayant pris, elle en mangea, et en donna à son mari qui en mangea.

Le démon sortit alors du corps du serpent et s'éloigna son œuvre de perdition était consommée. Adam et Eve venaient de passer de la dépendance d’un être souverainement bienfaisant, sons l'esclavage d’un tyran d’une malice infernale, Satan ayant vaincu nos premiers parents et les ayant séparés de leur fin, qui ne pouvait être autre que la possession de Celui dont ils portaient l’image et la ressemblance gravées dans le fond même de leur être, acquit par cette victoire, un immense ascendant, sur eux et sur leurs descendants. Jusqu'à la fin des temps, il rôdera autour d'eux pour les dévorer, c’està-dire, pour les retenir sous son empire et les empêcher de revenir sous la dépendance de Dieu, leur maître légitime,

La femme, nous dit saint Paul, fut séduite par les artifices du serpent. Elle avait done cru à cette parole d’orgueil: vous serez comme des dieux. Ayant été en

mmuuication directe avec celui que Job appelle Le roi tous les enfants d'orgueil, elle dut recevoir dans son sur tout le venin du poison de l’orgueil de l'être in- ‘rnal,

Nous savons tous que ce fatal poison de l’orgueil inusé dans le cœur du genre humain, n’a pu trouver un ‘1nède que daus les humiliations infinies d’un hommeieu mourant sur une croix, la bouche abreuvée de fiel t de vinaigre, la tête couronnée d’épines et le cœur 1oyé dans un océan de douleurs.

Si maintenant nous cherchons à connaître la cause de a chute de nos premiers parents, les lumières de la foi ous les découvriront.

Dieu ayant créé des êtres capables de le connaître, devait leur donner une fin, et cette fin ne pouvait être que lui-même, pour aider à nos premiers parents à atteindre le but de leur création, Dieu avait déposé dans leurs âmes un besoin impérieux de s'élever jusqu’à lui afin, nous dit l’apôtre Saint Jean, d'étre semblables à lui. Mais Adam et Eve ne pouvaient s'élever jusqu’à la possession de Dieu, sans demeurer sous l'action de son esprit et sans être assistés d’une grâce surnaturelle, même dans l’état d'innocence.

Lucifer qui n’était tombé dans l'enfer que pour s'être séparé de Dieu, connaissait parfaitement et ce besoin impérieux de tendre vers Dieu €* le senl moyen qu'Adam et Eve avaient pour parvenir à le posséder, leur union avec Dieu. Il fallait donc les séparer de Dieu.

Pour réussir, il va tracer la voie à tous les imposteurs qui, plus tard, se présenteront pour tromper le monde et séparer un grand nombre d'âmes de Dieu et son ylise, Pourquoi Dieu vous a-t il commandé de ne point manger du fruit de tous les arbres du Paradis ? Pourquoi ne mangez-vous pas de viande le vendredi ? Pourquoi

vous confessez-vous ? Pourquoi obéissez-vons à + prêtres et à vos évêques ? Est-ce qu'on ne peut pas sauver sans faire maigre, sans aller se mettre aux noux d’un prêtre ?

Satan ne se contente pas de jeter de l’odieux sur | défense de Dieu comme étant injuste et déraisonnable Il va faire croire à Eve qu’elle a mal compris ce qn Dieu a commandé, et pour tromper sa eandeur, il pren dra, comme tous les imposteurs, un ton d'assurance im perturbable et niera carrément le châtiment attaché: sa désobéissance à la défense de Dieu : assurément, dit-i à la première femme, assurément vous ne mourrez point La crainte du châtiment ou la crainte d'un Dieu ven. geur, arrachée du cœur de la malheureuse femme, il va lui faire croire que son Créateur ln prive de quelque chose d’essentiel À son bonhenr et à la fin pour laqueile elle à été créée : c'est la connaissance du bien et du mal

Eve, ayant perdu la crainte de Dieu vengeur et profondément ébranlée par ces dernières paroles du sédueteur, considéra que le fruit était bon à manger, puisqu'il devait lui donner la connaissance qui manquait à sa perfection.

Ainsi préparée, Satan n'avait plus qu'à la faire avan cer d'un pas pour consommer sn perte ; c'était de la pousser dans l’abîme sans fonds de l'orgneil, Vous sere: comme des dieux, indépendants, vous suffisant à vonsmêmes et trouvant duns la connaissance du bien et du mal, tout ce qui appartient à l'essence divine.

Eve alors prit de sa main le fruit de l'arbre; elle en manger. Vous savez le reste.

Adam et Eve et leurs descendants, avaient cessé d'être sous la direction et la dépendance volontaires de leur créateur. Ils avaient fait ce que l’auteur de l'Ecclésinstique va nous dire: le commencement de l'orgueil de

homme est de commettre une apostasie à l'égard de Dieu ; arceque son cœur se retire de celui qui l'a créé. Car le rincipe de tout péché est l'orqueil ; celui qui y demeure ttaché sera rempli de malédiction, et il y trouvera enfin sa uine. U'est donc avec raison que, parlant du luxe dont : principe est l’orgueil, notre vénérable évêque s’écriait : alheur aux âmes vaines et orgueilleuses ! Et si cet averssement n’est point éconté, et si eiles demeurent attahées au luxe,ces âmes vaines et orgueilleuses subiront le ort d'Adam et d'Eve, et seront remplies d’une malédiction, x elles trouveront leur ruine.

Adam et Eve par leur apostasie à l'égard de Dieu, deinrent les esclaves de saitan, leur vainqueur, selon ette effrayante sentence de l'apôtre St. Paul : Ne savezous pas que, de qui que ce soit que vous vous soyez rendus sclaves pour lui obéir, vous demeurez esclaves de celui à qui ous obéissez, soit du péché pour y trouver la mort, ou de ‘obéissance, pour y trouver la justice. Quel maître que le lémon ! mais aussi quel monstrueux péché que l’orgueil jui soumet une âme à Lucifer !! Malheur douc, encore une fois, aux âmes vaines et orgueilleuses !

Lucifer qui avait dit : Je placerai mon trône audessns des nuages, et je serai semblable au Très-Haut, a été précipité, a vec le tiers des anges, dans l'enfer jusqu'au plus rofond des abimes ; Adam et Eve quiavaient © Nous mangerons du fruit de la sciehce du bien et du mu, et nous serons comme des dieux, ce qui n’est que l’écho de la prrole de Pange rebelle, ont été soumis à Ia muissance et à la tyrannie de l'esprit de ténèbres. Voilà ce que deviennent les orgueilleux !

L'œuvre de Satan, commencée dans le paradis terrestre, se continuera jusqu’à la fin du monde. Il trompera toujours les hommes à l’aide de certains mots et de certaines idées dont il changera la véritable signification

et qu’il fera accepter par tous ceux qui, n’écoutant plu ceux que Dieu a chargé d’enseigner la vérité, seront par | même abandonnés à toutes les séductions des envoyé de l'enfer.

Ainsi, Au commencement du seizième siècle, un moin orgueilleux et remuant, se croit appelé à reformer l’Eglis de Dieu ; et Satan, le roi de tous les enfants d’orgueil comme je vous l'ai déjà dit, va lui mettre sur le fron une impudence a nulle autre pareille. Cet ange rebelle lui donuera une fausse apparence de piété, pour en fai un ange de lumière. 11 lui fera porter son habit de moin pendant trois ans, après sa révolte.

Luther se présentera les soupirs dans le cœur et lei larmes dans les veux, criant coutre les abus qui existent dans l'Eglise, comme s’il ne devait pas savoir cet article du symbole : Je crois l'Eglise une, sainte, catholique et apostolique.

Pour réussir à séparer les âmes de l’unité catholique, en dehors de laquelle il n’y a plus de salut, Satan lui mettra dans la bouche le nom du plus saint de tous les livres, celui de la BIBLE. Ce livre divin qui renferme les fondements de la foi, va devenir entre les mains de l'enfant du démon, la source d’égarements innombrables.

Eucore ici, nous allons assister au drame diabolique joué dans le paradis terrestre.

Dieu s'était réservé le fruit de l’abre de la science du bien et du mal. Ilavait déclaré à nos premiers parents qu’ils mourraient d’une double mort, celle de l’âme et celle du corps, s'ils osaient y toucher. L'ange rébelle an contraire, leur avait dit: mangez de ce fruit, et je vous assure qu'au lieu d’y trouver ln mort, vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal. Adam et Eve, donnant entrée dans leurs cœurs à cette parole d’orgueil

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abolique, préférèrent écouter Satan, et des maux, plus »mbreux que les étoiles du firmament, inondèrent la rre.

L'Eglise du Dieu vivant, Lx foi nous le dit, est assistée us les jours d'une lumière surnaturelle pour nous mner l'interprétation du livre divin, la Bible. Nous ivons que celui qui est la lumière du monde a ouvert l'esrit, à ses envoyés et surtout à ceux qui sont chargés de mduire l'Eglise afi n qu'ils entendissent les écritures. Cette conne et cette base de la vérité, avt dit à ses enfants : Lisez livre divin, si vous voulez. Mais sachez que vous y ouverez votre propre ruine, si vous mêlez de Pexpliquer ar votre raison individuelle : Je suis seule assisté par Esprit de vérité pour vous en donner l'interprétation. ecevez-là de moi, si non vous vous égarerez de la voie de vérité, et le soleil de la justice ne luira pas pour vous.

Le serpent du paradis terrestre avait servi d'organe à atan pour fare tomber Adium et Eve dans l’upostasie de orgueil, Luther va le remplacer pour faire apostasier le iers des entants de l’Eglise de Dieu. Satan lui mettant on impudence sur le front, son esprit de mensonge sur s lèvres et son orgueil satanique dans le cœur, Luther iendra dire au monde : Pourquoi l'Eglise vous a-t-elle ommandée de ne point interpréter la Bible par vousième? Elle vous menace de tomber dans l'erreur si ous en jugez par votre raison ? Ne la croyez point. 'renezce livre; lisez-le ; interprétez-le vous-mêmes selon otre propre raison, Tout ce que votre raison vous dira tre vrai sera rai; tout ce qu'elle vous dira être faux, era faux, Chacun de vous est infaillible, Ce qui n’est ue l'écho de la parole jetée dans le cœur d'Adum et l'Eve : vous serez comme des dieux, connaissant par vousnêmes, ce qui est bien et ce qui est mul.

Dans le paradis terrestre, vous l'avez vu, Adam et

Eve, se mettaient à la placo de Dien, comme Laurit avait prétendu le faire, dansle ciel. Lather venait mettre à la place de eelui auquel le divia Fondateur l'Eglise avait dit: ‘Je te donnerai les clefs du royal des cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera au lié duns le ciel; et tout ce que tu délicras sur la ter sera aussi délié dans le ciel,” et ces autres paroles: “1 es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Elise, et] portes de l'enfer ne prévaudront ‘point contre elle C’est, sous une forme où sous une autre, le règne ( Dieu aboli dans le cœur de sa cré: ture, pour y étall celui de Satan. Adam et Eve avaient prétendu défi humanité, Luther avait déilié la raison.

La raison humaine tombée dans de profondes ténèbr e6 sous la fougue impétueuse des passions de La chi par le péché d'Adam, venait d'être livrée à elle-mên et sais guide pour la diriger, pour révolte de Luthe contre l’antorité de l'Eglise. Elle étaient dans la pol tion d'un vaisseau, privé de sou pilote et de son gouve mail, et livré à la fureur d'une tempête qui le pouss contre des rochers où elle le brisera, pour en disperse Les débris sur tous les rivages de l'océan.

Aussi, le drame qu'avait joué le démon, par lentremi du fouguenux Luther, a-t-il eu pour conséquence de pr cipiter li raison humaine dans un océan d'erreurs, qi devenant chaque jour plus monstrueuses, nous donne aujourd’hui les ritionalites de l'Allemagne, les solidaire de la Belgique, les Franc-maçons de tous les pays, et le Mormous du lac salé, qui semblent n'avoir choisi leu habitation sur les bords de ee lae que pour nous dir dans quel abîme de lubricité ils sont plongés.

Malheur done aux âmes vaines et orgueillenses ! Mal heur aussi à tous ceux qui refusent d'éconter l'Eglise « ceux qu'e:le a mis à sa place pour conduire les âmes

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pêcher la pauvre raison hnmaine de tomber sous mpire de l’orgueil !

Pourcompléter cette suite d'erreurs, d'égarement et de dition,il ne manquait plus que de déifier la chair humaine d'unir cette déification à celle de la raison, afin de aliser cette parole prophétique du Dieu de vérité : ais lorsque le Fils de l'homme viendra (pour juger le onde) pensez-vous qu'il trouve de la foi sur la terre? ourquoi n'y aurait-il presque plus de foi sur la terre ? Parceque, nous disent les interprêtes Catholiques, il y aura une extinction presque complète de la foi et de la vie divine qui a son principe dans la foi.”

Cette fois, le démon n'emploiera pas un organe partilier, tel que le serpent, tel que Luther, pour élever la nir et en faire une divinité, La raison humaine jetée n dehors de ses voies par tous les réformateurs dn izième siècle et ne trouvant plus la direction de ceux ui sont la lumière du monde, se chargera de continuer on œuvre de perdition.

Comme Lucifer, en contemplant li lumière dont son réateur l'avait environné, s'était écrié dans le délire de on orgueil : Je monterai au ciel et j'établierai mon trône u-dessus des astres de Dieu ; je serai semb: «ble au Ti èslaut ; je suis assez grand, assez beau, assez puissaut : eme passerai bien de Dieu. De même la raison humine déifiée par Luther dira, dans la folie de son rgueil: Je monterai an-dessus de la montagne, où est ‘tie la maison du Seigneur, a sainte Eglise Catholique, t je régnerai sur le monde, à la place du Dien du Calaire. Depuis qu'un grand homme (ce grand homme a isifié la divine parole de Dieu, il a violé publiquement on vœu de chasteté et l’a fait violer à d'autres, il s’est ontredit mille fois, il a tyrannisé le monde, il a vécu ans les débauches de l'ivrognerie et de l’impureté, l’his-

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toire nous l’a dit}, depuis qu’un grand homme m’a émancipé des entraves de la foi, j'ai trouvé mille inventions pour faire oublier l’abjection de la chair humaine. Je veux maintenant qu'on la couvre de velours et de soie; de perles et de bijoux. Ainsi parée, elle sera digne du siècle des lumières, et je pourrai, sans qu’on se doute qu'elle renferme une pourriture infecte, la présenter aux adorations de l'univers entier. Et les juifs, et les idolâtres, et les protestants, de toutes les sectes, et les infidèles et les catholiques la couvrant de luxe et de vaines parures, répéteront dans les coins du monde civilisé, avec un ensemble que l’esprit du mal n'aura jamais entendu: relevons la chair ! gloire à la chair ! Qu'elle soit enivrée de voluptés et de délices! Progrès! Progrès!! Progrès! !! La chair n’est plus la chair. Voyez plutôt : c’est une idole parée et ornée comme un temple ! ?

Et tous les rangs des sociétés civilisées, depuis le plus bas jusqu'au plus élevé, s’uuiront, dans une immense folie d'orgueil, pour rivaliser à qui inventera de nouveaux ornements pour couvrir la chair de luxe et de vanité. Et le monde d:viendra chair, et Dieu dira, comme au temps du déluge : Mon esprit ne demeurera point plus longtemps dans l’homme, parce qu'il est chair. Et un très petit nombre des élus ne tomberont point dans cette erreur, la plus universelle qu'on ait peut-être jamais vue, depuis l'établissement du christianisme.

Je dis : l'erreur la plus universelle, jugez-en vous-mêmes. Transportez-vous en esprit dans toutes les parties du monde civilisé, où les idées du progrès ont pénétré. Vous y rencontrerez des femmes juives qui maudissent le Dieu du Calvaire; des femmes protestantes de toutes les nuances, qui adoreut le Düieu-raison ; des femmes infdèles qui ne croient pas au christianisme: des femmes philosophes qui blasphêment leur créateur ; des femmes

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impies qui se moquent de tout; des femmes idolâtres qui adorent des dieux; enfin, des femmes catholiques qui adorent un Dieu couronné d’épines. Regardez toutes ces femmes livrées aux mêmes vanités, aux mêmes excès de luxe, à la même sensualité, toutes réunies dans un même esprit, celui de la glorification de la chair; et dites si jamais rien de semblable s’est vu depuis l’établissement du christianisme ?

Car le luxe est la parfulte image du déluge.—De même que, pendant le déluge, tous les corps grands et petits, nobles et ignobles, privés de leur principe de vie, roulaient pêle-mêle dans le torrent des grandes eaux, de même aussi les hommes et les femmes de tons les états et de toutes les classes des sociétés civilisés, abandonnés de l'Esprit de Dieu, sont entraînés, pêle-mêle, depuis le journalier jusqu’au millionnaire, dans le torrent d’un luxe qui, ‘ comme un fleuve qui n’a plus de rives, soulève les plus mauvaises passions de la terre, et provoque toutes les vengeances du ciel, ?” écrivait, en 1859, Mgr. le Cardinal Morlot.

Huit personnes seulement ne furent point submergées dans les eaux du déluge. Combien ne se laissent point entraîner par le désordre du luxe ? Qu'on se donne la peine de les compter, je ne dis pas dans les villes, mais dans les campagnes, et on comprendra toute l’étendue du désordre que je déplore, avec tous ceux qui portent intérêt au salut des sociétés modernes.

Il est donc de la plus grande importance pour les habitants de nos campagnes de se mettre devant les yeux, pour ne les jamais oublier, cet avertissement de l’apôtre St. Jean, que je leur rappelle : ‘ Mes bien-aimés, ne croyez pas à tout esprit, mais épronvez si les esprits sont de Dieu; car plusieurs faux-prophètes se sont élevés dans le monde ; j'ajouterai, de notre temps peut-être

plus que dans aucun autre. Comment est-il arrivé que nous sommes si différents de ce qu'étaient nos ancêtres dans notre conduite, dans nos habits, dans nos mœurs, en un mot? Je vais vous le dire.

Nous lisons, dans l'histoire de l’Fglise, que peu de temps après la troisième visite que saint Paul fit aux Galates, il apprit qne des prédicants hérétiques avaient semé des mauvaises doctrines parmi eux, et que grands désordres s’en étaient suivis. C’est pour cette raison que, dans une épitre que nous avons, il leur adressa cette humiliante reprimande : ‘ O galates insensés! qui vous à ensorcelés, pour vous rendre ainsi rébelies à la vérité ? Etes-vous aussi insensés qu'après avoir commencé pur l'esprit vous finissiez maintenant par la chair... Vous courriez si bien : qui vous à arrêtés pour vous empêcher d’obéir à la vérité ? ”

Oui! nous courrions si bien ! Nous étions en si bon chemin! A part les écarts causés par les boissons enivrantes, nos campagnes étaient si belles, si aimables par la modestie des jeunes gens et des jeunes filles! Ila avait tant d'union, de charité, de vraie fraternité entre toutes les personnes d’une même paroisse! L'autorité paternelle et maternelle était si grande et si vénéruble pour les enfants! Les prêtres si profondément vénérés, si religieusement écoutés! L'esprit catholique dirigeait toutes les âmes, l'esprit de foi vivifiuit toutes les actions,

l'esprit d’ohéissance sanctifiait tous les travaux ! La

religion était houorée, l'Eglise édifiée, uos pasteurs heureux au milieu de nous!

Qui! nous courrions si bien! Qui done nous «à rendus rebelles à law vérité? Qui nous ‘‘a rendus si insensés qu'après avoir commencé par l’esprit, nous finissions maintenant par lu chair ?”?

Les Guiutes avaient été ensorcelés par des prédicants

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hérétiques, les agents du roi de tous les enfant de l’orgueil, et nous, soyons assez franes pour en convenir, nous avons été ensorelés par un mot magique, que l’esprit du mal avait soufflé sur le monde, comme une ma- Indie épidémique, le mot de progrès, qui est le choléra des âmes et des intelligences. Et sans faire attention à l'esprit qui semait ee mot dans le monde, comme l’ennemi du père de famille semait l’ivraie au milieu du bon grain, nous AVOns accepté ce mot et toutes les tendances que l'esprit de mensonge y avait attachées, Et avec les Juifs, avec les infidè'es, avec les sectes de toute nuance, avec le monde et avec Satan, nous nous sommes écrié : Progrès! progrès ! ! progrès! ! 1 Et, avec presque tout l’anivers ensorcelé, nous avons suivi le torrent du progrès dans la direction que le monde et Satan lui avaient imprimée,

Lt le progrès nous a séduits, comme Eve lPavait été par le serpent, et nous avons été jetés en dehors des voies catholiques, comme le monde l'avait été par les réformateurs du XVI siècle, et ensorcelés comme les Galates par les ennemis du grand St. Paul. Nous avons marché dans le sens protestant, naturaliste, matérialiste, irréligieux, je devrais dire satanique !

Si encore nous avions accepté le progrès dans la direction que devait lui donner le bon sens chrétien, et nous en servir pour améliorer notre agriculture, nos races d'animaux, nos instruments aratoires et augmenter les produits dont nous avons besoin pour aider à notre nombreuse jeunesse à se procurer des établissements, la religion et tous ceux qui ont l'esprit chrétien nous eussent applaudi. Mais, prenant le change, nous avons tourné le progrès vers le bien-être matériel, la sensualité, Le luxe, l’ostentation et la glorifieation de la chair, la plus infine partie de notre être. Alors le monde et

Réjean Olivier

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tous ceux qui ont son esprit nons ont applandi, le mot progrès qu'on nous répétait sur tous les tons, nous a tel lement assourdis, que nous n'avons plus en d’entende. ment pour ce qui regardait nos intérêts de l'éternité, Voyez, nous crie le progrès, ce que vous êtes déjà devenus depuis que vous marchez à ma suite, et ce que vous deviendrez certainement lorsque vous aurez seconé tous vos antiques préjugés catholiques. ‘Vos fils sont comme de nouvelles plantes dans leur jeunesse, Vos filles sont parées et ornées comme des temples. Vos celliers sont si remplis qu'il faut vuider les uns dans les autres. Vos brebis sont fécondes, et leur multitude se fait remarquer quand elles sortent, Vos vaches sont grasses et puissantes ; il n’y a point de brêches dans vos murailles, ni d'ouverture par laquelle on puisse passer, et l’on n’entend point de cris dans nos places publiques." Je vous ai rendus heureux par la possession de tons ces biens, et je les augmenterai chaque jour davantage.

Criez donc tous ensemble: Gloire au progrès dirigé par l'esprit mondain ! Criez: gloire à nos jeunes gens et à nos filles parés et ornés comme des temples !

Voilà bien le progrès moadain, décrit avec une plume inspirée. C’est bien le vrai progrès de notre sièele avec ses tendances matérielles, son faste, son luxe et les jouissances charnelles. Le voilà bien tel que vous l'avez | reçu et mis en pratique, hélas! que trop fidèlement !

Mais en l’acceptant ainsi, je veux dire, avec son faste, son luxe et son esprit de sensualisme païn, êtes-vous encore chrétiens ? En vous servant des industries et des perfectionnement faits par les sociétés modernes, pour vous livrer à l’ostentation et couvrir vos corps de luxe et de vaines parures de l’orgueil, avez-vous conservé l'esprit catholique, ou le conserverez-vous longtemps? Jugez ces deux importantes questions à la lumière de

sc

la foi, et vous saurez où vous en êtes, et ce que vous deviendrez plus tard.

Il est done nécessaire que j'entre dans quelques détails sur cette matière. Mais, avant d'aller plus loin, je dois poser cette question: Ce qu’on appelle le progrès est-il un mal?

Je réponds : Lo, Le progrès n’est pas un mal, il peut

même devenir une source féconde en bons résultats pour un peuple catholique, quand il s'exerce sous l'influence et dans les limites de l'esprit catholique ; je veux dire quand il a pour but de nous procurer plus facilement les choses nécessaires à la conservation et à l'entretien de uotre vie temporelle, et celles qui nous sont d’une utilité incontestable.

” Je réponds : 20. Le progrès est un mal, un très grand mal, et il devient toujours, tôt ou tard, une eause inévitable de la perte temporelle et éternelle des individus et des sociétés quand sorti des limites catholiques, il n'a plus pour le diriger que l’une ou les trois grandes sources de perdition suivantes : ou la concupiscence de la chair, ou la concupiscence des yeux où l’orgueil de la vie.

Le monde et, avec lui, tous les infidèles, tous les idolâtres, tous les juifs, tous ceux qui ne croient point à une autre vie, tous ceux qui y croient, mais ne s’en souviennent guère, tous ceux là et ure foule d’autres, ne reconnaissent qu'un seul progrès, c'est celui qui tend à leur procurer la plus grande somme possible de jouissances mondaines, matérielles et charnelles, Ils sont de la religion de celui dont voici la parabole :

“T1 y avait un homme riche, dont les terres avaient ‘“extraordinairement rapporté. Il s’entretenait en lui- ‘ même de ces pensées : Que ferais-je ? Car je n’ai point ‘“ de lieu où je puisse serrer tout ce que j'ai à recueillir. ‘* Voici, dit-il ce que je ferai : j’abattrai mes greniers,

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“et j'en{bâtirai de plus'grauds, et jy amasserai tout ‘ma récolte, et tons mes biens : et je]dirai à mon âme ‘ Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour plu: ‘sieurs années, repose-toi, mange, bois, fais bonne chère

‘Mais Dieu dit à cet homme : Znsensé que tu es, on vw ‘te demander ton âme cette nuit méme : et pour qui sera ‘ce que tu as ramassé? Tel est celui, conclut le Divin “Maître, qui amasse des trésors pour lui-méme, et qui “# m'est point riche devant Dieu.”

Quant à nous, catholiques, sans rejeter le progrès dans le sens exprimé plus haut par la première réponse, nou ne Sommes point de la religion matérielle du progrès, selon le sens de la parabole, Ce progrès, nous le rejetons, pour admettre, outre le progrès matériel, dans ie sens chrétieu, un autre progrès, que nous appelons progrès religieux. Nous donnons de beaucoup la préférence à ce dernier. Voici nos raisons :

lo. Nous n’admettons poiné de paradis sur laterre que nous habitons, car nous savons que Dien a chassé nos premiers parents de celui qu'il leur avait préparé, au moment de leur création, à cause qu'ils ne voulurent pas se Soumettre à la condition qui devait leur eu assurer la possession. Nous avons conservé le souvenir que le “Seigneur Dieu fit sortir Adam du jardin délicieux, afin qu'il allât travailler à la culture de la terre dont il avait été tiré, et que, l’en ayant chassé, il mit des Chérubius devant le jardin de délices, qui faisaient étinceler une épée de feu,” pour empêcher eux et leurs descendants d'y entrer,

20. Nous savons que, par là chûte {de nos premiers Parents, la nature humaine a été profondément blessée, eë que l’âme et le corps, qui forment notre être humain, outété placés dans un état de guerre perpétuelle, la

chair ayant des inelinations directement opposées à celles de l’âme.

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30. Nous connaissons, par les lumières de la foi que, depris que “ Dieu a tellement aimé le monde, qu'il a donné son Fils unique, afin que tout homme qui croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle,” nous savons que ‘ nous n'avons point ici de demeure permanente; mais que nous cherchons celle que nous devons habiter un jour,” et que nous habiterons certainement ai, soumettant la chair à l'esprit, nous nous conformons a cette grande règle qne nous donne l’apôtre saint Paul : ‘ Voici mes frères ce que je vous dis : Le temps est court ; et ainsi que ceux même qui ont des fommes, soient comme n'en ayant point, et ceux qui pleurent, comme ne pleurant point; ceux qui se réjouissent, comme ne se réjouissant point; ceux qui achettent, comme ne possédant point; enfin ceux qui usent de ce monde, comme n'en usant point; CAR LA FIGURE DE CE MONDE PASSE.

Ceci posé, voici comment nous raisonnons au point de vue catholique, et nous avons la plus entière confiance que nos raisonnements sont invineibles,

Ayant une âme et un corps unis ensemble, qui ont chacun leurs besoins, la foi et la raison nous font un devoir d'y pourvoir, Mais avant d'y pourvoir, nous devons bien connaître la nature et la destinée de l’une et de l'antre. Or, la Sagesse éternelle nous enseigne: que la poussière, le corps, rentre dans la terre d'où elle avait été tirée, et que l'esprit, l'âme retourne à Dieu qui l'avait donné. Et nous disons: Ce qui doit retourner en poussière, le corps humain, ce qui par conséquent est périssable, la chair que le prophète Isaïe compare à l'herbe des champs qui se sèche bientôt, est peu digne d'occuper l’attention d'un être raisonnable. Mais ce qui doit retourner à Dieu, l’âme humaine, ce qui est immortel, ce qui est créé à l’image et à la ressemblance d’un Dieu, doit mériter la plus sérieuse attention d'un chrétien: nous de-

vons done mettre les besoins de notre âme avant ceux de notre corps. Et toutes les fois que les besoins du corps, j'entends les exigences de la conenpiscence de la chair, sont en opposition avec les besoins spirituels de l’âme, et sont de nature à la soullier et à l'empêcher de retourner à Dieu qui l'avait donnée, si nous les satisfesons : devons-nous, pouvons-nous accorder à la chair ce qu'elle demande ? Quand nous répondons: Nous ne le pouvons pas: qui peut nous accuser de n'être pas raisonnable, ou de ne point raisonner comme des chrétiens?

L’apostasie de lAnge, et eelle de nos premiers parents, ayant eu sa cause unique dans lorgueil, Plicé par Porgueil en opposition directe avee la dépendanee que nous devons à l’être souverain, notre créateur, nous devons faire cesser cette opposition, en détruisant dans nous le principe qui l’a produite, l’orgueil, afin de remettre la nature humaine dans l'état où elle était lorsqu'elle sortit des mains de Dieu, car l’orgueil n'a point été créé avec l’homme, dit le livre Divin. Voilà ce qu'il nous faut opérer daus notre nature, si nous voulons être semblables à Dieu, et que notre être réformé et guéri, puisse aller habiter la Cité permanente. D'où nous tirons ce raisonnement. Le progrès, tel que le monde nous le présente, étant dirigé vers les satisfactions de Ja chair, ennemie de notre âme ; ce progrès tendant directement à entretenir et à nourrir l’orgueil, par son luxe, par ses vaines parures, son ostentatiou, ses pompes et ses jouissances matérielles nous replongerait dans un nouvel abîme d'orgueil et opérerait une séparation entre Dien et nous encore plus profonde que celle où nous à jetés l4 chute de nos premiers parents. NOUS NE VOULONS POINT D'UN TEL PROGRÈS.

Pour terminer ce que je viens de dire du progrès, i] est nécessaire que je redise en règles pratiques’ce qui

regarde le progrès dans le sens catholique, et ensuite je montrerai les conséquences qui s'en suivraient, pour nos habitants de la campagne, s’ils adoptaient le progrès tel que l'entend notre siècle.

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