CHAPITRE V
Où en est la vertu de l’aumôre dans certaines localités
Je n'ai que quelqnes mots à dire sur ce paragraphe, les voici: Souvenez-vous toujours, mes compatriotes, de cette grande maxime, si vons voulez faire des anmônes profitables à vos Âmes: Lorsque vous faites l'aumône, que votre main gauche ne sache point ce que fait votre main droite.
D’après cette règle divine, l’aumône doit être nné vertu souverainement désintéressée, timide, modeste et craignant les regards des hommes. Or, je vous disqu’elle cessera d’être une vertu catholique, si vous en faites un objet de vaine gloire, d’ostentation, ou que vous ne le fassiez qu’à condition qu’on vous donnera un bal, nn concert, un pique-nique, on un divertissement mondain, comme cela s’'introduit dans notre société catholique. Ceux qui vous poussent à l’aumône par ces motifs, n’ont point l'esprit catholique, et ils vous mènent à la taxe des pauvres, en ruinant cette vertu dans vos cœurs.
Vous avez le vrai modèle de l’anmône catholique dans la société de saint Vincent de Paul, daus celle de saint Juseph, dans vos Sœurs de charité, dans celle que demaude le pauvre à votre demeure et dans les souscriptions, si on eu retranchait la vanité de la publication sur les journaux.
Conservez cette manière de faire l’anmône, et Dien vous bénfra.