LUS
toute ma folie, le spectacle de vos pelitesses achèverait de me désa buser, Vous avez du reste prononcé sur mon époque des jugements que l'on RÈTIEE plustard contre vous; ces milliers d'auteurs qui encombraient nos ruelles et nos antichambres, sont condamnés par vousmêmes à l'éternel oubli qui vous attends, et seuls, les maitres de l'art et du goût partagent l’immortalité avec Homère, Virgile, Horace, leurs modèles, Gomme moi vous échoucrez dans votre querelle, car la gloire de ces hommes repose sur des bases que vous ne pouvez ébranler, Adieu! je fuis loin de vous, pour me réconcilier avec Boileau, de bouche et decœur cette fois.”
Voilà le langage quetiendrait l'auteur de Prau D'ANE, et voilà, je le crains, l'arrêt que rendra contre nous la postérité.
Je pourrais citer encore bien des ridicules, si je ne craignais de vous rappeler d’ennuyeux souvenirs, mais je ternune ici ma conférence.
Dans les portraits que je viens de faire pisser sous vos yeux, peut-être croirez-vous reconnaitre des personnuages réels : on admet rarement Pidéal et labstrait, Gependant mou but n'a pas été de censurer tel ou tel écrivain, mais de peindre sous une forme saisissante les défauts de notre litterature
Tout écrivain, fût-il un génie, est sujet, comme l’homme juste, à pécher sept fois par jour. Dans Molière et Boileau, ces critiques impitoyables, on trouve des endroits répréhensibles, et le cours de littérature nous fait voir à chaque page que les grands maîtres ne soni pas toujours prenie Ma critique s’étend d'ailleurs aux littérateurs de Montréal et d'Ottawa, comme à ceux de Québec, et leurs œuvres nr'ont fourni plus d’un trait.
Le public a récusé jusqu’à ce jour toutes les critiques, en ne voulant y voir que la lonange hyperbolique de l'ami, ou la rancune de l’homme de lettres sifflé qui se venge par des libelles. D’autres écrits doivent être, en dépit de leur titre, rangés parmi les biographies, car ils se contentent de raconter quel prodige l’auteur fut dans son enfance, et peignent plutôt son œil, son main.
tien, sa taille et sa figure que la forme et le fond de ses chefs-d’'œuvre.
J’2i voulu tenter le vrai genre critique et ne considérer les cuvrages qu’au point de vue de Part. La tâche est peut-être trop grande pour mes forces, mais Je serais heureux de u'être qu'un précurseur, pourvu qu'un véritable homme de lettres continuât mon œuvre en me faisant oublier.