‹ Essai sur le Mécanisme de la Résorption Biliaire dans l'IctèreChapitre 10 sur 29 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

Ligature du Canal cholédoque. — Pression à l’intérieur des voies biliaires. — La Lymphe du Canal thoracique est reçue dans une éprouvette après la mort de l’animal.

Le vendredi 19 juin, à deux heures de l'après-midi, sur un gros chien en bonne santé nous pratiquons une incision dans la région carotidienne gauche,atteignant la partie supéro-interne de la poitrine, et nous mettons à découvert le canal thoracique au niveau du point d'union des veines jugulaire interne et sousclavière. À l’aide de la sonde cannelée, nous l’isolons

sur une certaine étendue.

éd

Un fil passé au-dessous, avec une aiguille de Cooper, permet de le faire légèrement saillir. Nous y pratiquons alors une boutonnière avec de fins ciseaux, et, par cette boutonnière, nous introduisons une petite canule en verre, dans laquelle la lymphe ne tarde pas à apparaître. Un aide soutient la canule, et pendant que nous nous apprêtons à serrer le fil qui doit la maintenir fixée au canal thoracique, ce canal se rompt.

Quelques tentatives faites encore pour essayer d’ebtenir de la lymphe de l'animal vivant restent infructueuses et l’on ferme la plaie.

À quatre heures, incision de huit à neuf centimètres sur la ligne médiane de l'abdomen, à partir de l’appendice du sternum, ouverture de la cavité abdomi- . nale, ligature du canal cholédoque.

La vésicule biliaire, saisie avec des pinces, est attirée ; on l’ouvre et l’on y introduit une canule. A ce moment, une certaine quantité de bile se répand dans le péritoine. On suture la plaie abdominale.

Il y a très peu de pression dans la vésicule biliaire, ce que nous reconnaissons à la faible hauteur à laquelle s'élève la bile dans la canule. Nous l’augmentons en établissant une communication entre la canule et le réservoir, élevé de trois mètres, qui contient de l’eau salée. Nous en faisons pénétrer une certaine quantité (près de deux litres) à l’intérieur des voies biliaires.

L'animal est abandonné, la môrt survient pendant la nuit.

on —

À l'autopsie, qui est pratiquée le samedi 20, on ne constate, le long du canal thoracique, aucune trace de coloration jaune; mais il devient alors facile de faire communiquer avec un tube de verre l’extrémité du canal thoracique et de recueillir dans une éprouvette une petite quantité de lymphe, que l’on augmente en imprimant des mouvements aux membres.

Dans cette lymphe, qui offre une teinte rougeûtre, le microscope démontre la présence d’une assez grande quantité de globules rouges.

L’urine, examinée avant que l’animal ait subi toute opération, donnait par l'acide nitrique un léger liseré vert bleuâtre. Il eût été intéressant d'examiner de nouveau l'urine à la fin de l'expérience. La vessie n'en renfermant pas une seule goutte après la mort, cet examen n’a pas èté possible.

Page 1