CHAPITRE III
delà , ddha , tira ? dva.
nia , ntha , nda , ndha , nna.
Labiales.
ppa , fipha, phplui.
bba , bbha , bra ?
mpa , mpha , mba , mbha , mma , mha.
Semi-voyelles.
yya,yha, ra , //a, lya, lha , i va P vba.
Sifflantes et aspirées.
ssa, s ma , sva, hma.
Le seul groupe de trois consonnes que nous ayons ' rencontré, est le ndra, dans le mot indriyarn , sens. Cela fait supposer qu’on doit trouver titra , par exemple, dans mantri, conseiller; au moins les Siamois possèdent-ils ce mot dans leur langue vulgaire !
§ 3. L 'anousvdra ne représente, à proprement parler, que le m devant une consonne. Mais ce m se changeant en la nazale de la classe à laquelle appartient la consonne, il arrive que l 'nnousvdea , comme représentant du m, peut exprimer indifféremment une des cinq nasales. Devant les y, r, l, v, s , h , le m est toujours écrit par Yanousvdra. Les manuscrits présentent à l’égard de ce signe nne grande variété. Le Kammouva met Yanousvdra devant les palatales et les gutturales au milieu des mots; tandis que les manuscrits d’une autre écriture , tels que le Boromat et le Phdtimokkha, emploient plus volontiers les nazales de ces deux ordres. Si on veut une règle , il faut écrire Yanousvdra toujours à la fin du
8a ' ESSAI SUE LE PALI,
mot, et au milieu seulement, lorsqu’il est à la place d’un m; Yanousvdra ne doit jamais être placé pour le n final.
Nous écrivons donc QT03H pandita, et non ^THStT
TOT sampadd et non TTOT.
Nous devons faire remarquer que souvent , quand un mot terminé par un m tombe sur un mot commençant par une voyelle, outre le m qui s’écrit et joint le mot suivant au mot précédent, les manuscrits mettent souvent encore Yanousvdm, qui cependant est inutile; ainsi, tain et atthi font ta-ma-tthi , suivant l’orthographe indienne, et avec Y anonsvdru ajouté h tort, tam-ma-tthi. On verra un exemple de cette irrégularité dans l’explication du fac simile du Bonmiat (appendice n" I.).
§ {. Nous sommes maintenant en possession de tous les élémens dont se composent les mots en pâli , voyelles, consonnes et groupes. Il faut voir si cette langue fait de ces élémens le même usage que le samskrit, et si les voyelles et les consonnes de l’une sont invariablement employées dans les mêmes cas que les voyelles et les consonnes de l’autre. Le tableau des voyelles en pâli , a fait voir que cette langue manquait des ri, ri , là, là, œ, ao du samskrit; il s’agit de voir comment elle les remplace.
ri devient a, i, nu.
Pal. kasi.
katvâ.
alamkato.
anano.
tanhâ •
Sam.sk. kricliih , labourage.
kritvà , ayant fait.
alumkritah, orné.
anrinah , sans dettes.
Irichnâ, soif.