‹ Essai sur le PaliChapitre 70 sur 108 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

sent moyen ; ainsi , voutchtchamdno par outchyamdno , étant appelé actuellement. Le pâli a encore une autre forme qui est au fond identique au samskrit; 1 tya, au lieu de se changer en la lettre précédente, se résout en iya; nous avons déjà vu des exemples de ce fait :

P. bhâsijamâno S. bhdchyamânah , interpellé.

gâhiyamârw grihyamânuh, saisi.

kdriyamdno kriyamâriah , fait (i).

Mais diyamdno pour diyamânah , détruit , est régulièrement formé du samskrit; il n’en diffère que par l’abrégement de la voyelle.

Le participe passé ou de l’aoriste est resté en pâli , même avec les irrégularités du samskrit. Ainsi :

P. souto

S. shwuiah , entendu.

vouitu

auktah , dit.

dittho

dichtah, indiqué.

goto

gatah , pary .

bhinno

bhinnah , coupé.

tchtchhiimu

tchhinna , coupé.

nitthilo

nichthitah , déterminé.

pâlit i>

palitah, tombé.

punno

pannah , acquis.

bouddha

bauddhah , éveillé.

souddhu

shouddhah , purifié.

(i) On pourrait prendre cette forme pour le participe passif du causatif ; car, en samskrit , c'est kâryamânah. Le pâli n'est cependant qu’une alteration anomale du samskrit kriyamAnah ; car, en pâli, le causatif est kdrtyanxânah.

l3a ESSAI SCR LE PALI,

Le participe futur passif a aussi gardé les trois formes du samskrit :

tavya , qui devient ialba

aniya aniya.

ya * ya, et ses permutations.

Ainsi : bhabbo pour Lhaoyah , devant être.

kattabbo kartavyah , devant être fait.

phâiuya pdnSya, devant être bu.

karawya karimjya ; devant être (ail.

V erbes causatifs.

Le causatif qui suit la forme des verbes samskrils de la dixième classe , est d’un fréquent usage en pâli. Il se forme comme en samskrit , de la racine qui devient longue, par l’addition d'un i, qui dans cette classe est caractéristique et radical. Cet i devient e suivant les règles de la grammaire samskrite , avant d’entrer en composition avec les désinences. Cet e se résout ensuite en ay, et, en résumé, on trouve que le causatif se forme en ajoutant à la racine la finale ay , à laquelle se joignent les désinences comme pour la première classe. La formation de ce mode est la même en pâli; seulement ay précédant une brève ou un i se change en e , et cette voyelle devient en pâli la caractéristique de ces verbes. Quand /y est suivi d’d long, il ne souffre aucun changement.

Voici le tableau des désinences du causatif:

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