‹ Essai sur le PaliChapitre 71 sur 108 · CHAPITRE m. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE m. l

Présent.

Pai;.

Sanukrit.

Sing. aydmi

aydmi.

en

ayasi.

eti

ayali.

Plur. ayâma

aydmah.

etha ? '

ayatlia.

enti

Futur.

ayant i.

Sing. essdmi

ayichydmi.

essasi

ayiehyasi.

essati

ayichyati.

Plur. essdma

• ayichyâmah.

essatha

ayichyalha.

essanli

Impératif.

ayichyanti.

Sing. e ou ehi

aya.

élan

ayalou.

Plur. ela

ayata. •

entou

ayantou.

Le potentiel on optatifdu causatif me'rite quelques explirations. Les formes samskrites ajeyam , ayet, aycyonh, ne pouvaient se contracter en pâli d’après l’analogie des autres tems.Si on eûtsyncopé aye en e, le potentiel du causatif eut été semblable à celui du verbe primitif. Pour éviter cette confusion, le pâli a fait un emprunt au sarnskrit. Cette langue, comme on sait, forme quelques causatifs en ajoutant un p au radical , quand la formation en est malaisée. Ce mode est principalement usité pour les racines terminées par une voyelle. Le pâli forme des causatifs de la même manière , et semble en avoir étendu l’application à tous les optatifs qui n’eussent pu autrement être distincts du primitif. Nous n’affirmons rien;

l34 ESSAI SOR LE PALI,

car, encore une fois , nous n’avons pu rassembler assez de formes pour pouvoir avancer une proposition générale. Les exemples en sont toutefois en assez grand nombre, et l’on trouve l’addition dup à l’optatif causatif de verbes , qui ne l’ont pas aux autres tems. Ainsi on a en même temps :

kârâpeyya et

kdreyamAna.

karetabbo.

gatihâpeyya et

gahetabbo.

gahetvd.

Même la forme en p paraît se partager avec l’autre forme, les verbes causatifs, car on trouve l’aoriste de ce mode ganlidpesi, il fit prendre. On ne saurait dire laquelle est la plus fréquente ; nous avons cependant rencontré plus de causatifs en p:

P. djnânjppyyam S. djnâpayeyam , que je fasse connaître. djnànupeyya djîiâpayet, qu’il fasse connaître.

djnànspetvâ djîiâpayitoâ , ayant fait connaître.

L’aoriste du causatif et en même tems des verbes de la dixième liasse, se forme en ajoutant si et soum au radical modifié suivant l’analogie pâlie ; ay, caractéristique de ces verbes, se change en e. L'augment dans ces formes est supprimé .

P. halhesi de katha ( kalhayati), il raconta. tchintesi de ichit (Ichintayati) , il pensa.

paeedesi de vid ( ’vedayati ), il proclama.

nieedesi de vid ( veduyati ), il annonça.

visadjesi de sridj ( sardjayati ) , il abandonna. pesai de prech {prcchayali ), il envoya.

hodhesi de houdh ( bodhayati ), il fit connaître.

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