CHAPITRE III
thapesi de chthd ( slhdpayati ), il plaça debout.
Aropesi de rouh (ropayati), il fit monter.
karesi de kri ( kârayali ), il fit faire.
kari'soum de kri ( kârayali ), ils firent faire.
Ce sont là les formes que nous avons le plus fréquemment rencontrées ; mais ce n’est pas à dire que la première, celle qui consiste à ajouter i au radical, ne doive pas exister. Le mot poûdje , il honora , qui , dans le passage où nous l’avons trouvé, ne peut se traduire que par le parfait, prouve que cette espèce d’aoriste, quoique plus rare pour les causatifs et les verbes de la dixième classe , n’est pas repoussée par la langue. Il se forme par l’additiqp de tau radical pcnuljajr, qui devient poudjajri et par la contraction déjà expliquée de aji en e , poûdje.
L’infinitif contracte de même ayitounnz n etoum , oloketoum par avalokajritoum, faire voir en bas.
Le gérondif change ayitvd en etvd , et de plus il prend la forme p, parce que la première pourrait souvent se confondre avec le primitif, surtout quand il est en itvâ. Les mêmes verbes ont souvent l’une et l’autre forme :
gahelvd et gdhapeti/â , ayant fait prendre.
karetvd et kArapetod , ayant lait faire.
La forme karetvd pourrait facilement se confondre avec karitvâ , que l’on trouve quelquefois au primitif pour katvd. Mais quand la confusion ne peut avoir liçu , le causatif n’a qu’une forme :
P. oloketvd S. ava -|- lokayilvâ , ayant fait voir en bas.
otarelvâ m -)- tdiipi/vd, étant descendu.
tchinteh'd tchinlayilvd , ayant pensé.
dassetod darsliayitoA , ayant fait voir.
ouyyod/etvd oud + yodjayilod , s’étant appliqué.
Les participes se forment régulièrement d’après les mêmes changemens :
P. olokento S. aoalokayan.
kurctabbo kdrayitmyah.
dharclubbo dhârayitavyah.
Le participe aoriste passif se forme en itarn comme en samskrit, sâvitam pour shrdvitam , qu’on a fait entendre.
Le participe présent passif du causatif ne peut se former qu’en résolvant ya en iya , kâreyamdno pour kâryamânah ; en samskrit, le primitif est kriyamânah.
Après cet exposé sommaire des tems que nous avons trouvés en pâli, on peut s’étonner que cette langue n’ait pas suppléé à ceux qui lui manquent par l’emploi de verbes auxiliaires, suivant le système de toutes les langues dérivées. Nous n’en avons trouvé que peu d’exemples , encore se trouvent-ils la plupart en samskrit. Le samskrit, eu effet, tel qu’il est fixé par les compositions classiques des Indiens , offre quelque tems formés suivant cette méthode, et qui, pour être rares, n’en méritent pas moins l’attention des grammairiens. Les exemples de ces tems composés que nous avons rencontrés en pâli, sont formés du verbe auxiliaire être et d’un participe, habituellement de celui du prétérit , ou même seulement d'un adjectif qualificatif. Dans ces locutions, l’auxiliaire