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fortement exprimée. Nous avons remarqué pérsonnel-: lement (voir plus loin: Technique générale), que la gaze absorbe mieux mise à plat, par couches successives modérément serrées, que si elle est chifonnée.
Au-dessus de la gaze, on mettra de la ouate hydro-
. phile qui aura pour effet de commencer à absorber
une partie du liquide des gazes, et ainsi sera amorcé le courant exosmotique de la plaie vers l'extérieur.
Ce courant exosmotique, il faudra en assurer la permanence à l’aide d’une évaporation continuelle à la surface du pansement.
Pour assurer cette évaporation, il faudra donc éviter l'emploi de matériaux de pansements susceptibles d'empêcher l’humidité de l’intérieur du pansement d'arriver à sa surface,
Il faudra notamment éviter de mettre, par dessus la ouate hydrophile, une quantité trop considérable de ouate ordinaire, car cette ouate ne se laisse pas
imbiber.
Pour la même raison, il convient que les tours de bande qui maintiennent le pansement ne soient pas trop nombreux et trop épais. On se trouvera bien de l'emploi de la gaze sans apprêt, car elle est plus perméable à Pair. On peut employer aussi du linge fenêtré quand il s'agira de bandages de corps.
Enfin,ilestune chose que,dans un pansement de plaie, c’est-à-dire en somme dans un pansement destiné à absorber, l’on doit systématiquement proscrire : c'est le taffetas gommé.
Nous n’avons pas besoin d'expliquer pourquoi, après ce que nous venons de dire sur la nécessité d'assurer lévaporation dans un pansement absorbant. dr
L’emploi des protectives imperméables à l'air et à l’eau ne nous semble défendable que dans une seule catégorie de pansements : les pansements fortement humides destinés à faire rétrocéder une inflammation
et à «prévenir » la formation d’une plaie. Car, dans
ces cas, le traitement est une sorte äâe balnéation
continue et l’on comprend que pour ne pas avoir à renouveler trop souvent le pansement, on l’imbibe d’abord très fortement et lon empêche ensuite sa dessication en entravant l’évaporation par l’emploi d’un protective imperméable à l’eau et-à lair. Mais, dès qu'ily a plaie, on entre dans la deuxième grande catégorie de cas : ceux où le pansement humide doit avoir un but, non plus de balnéation, mais dabsorption. Et, dès lors, l'emploi de limperméable doit être absolument proscrit.
En résumé, donc tout pansement de plaies — pour .
ne pas nuire par ses propriétés physiques — doit remplir un certain nombre de Conditions telles que température et humidité convenables, mais, surtout, il doit être absorbant et évaporant.
… Dédate aile) Pas
Deuxième principe : aider la nature
& Vincitur Natura parendo
Ce deuxième principe est d’une application malaisée et complexe, car, plus encore que le premier peut-être, il exige une bonne interprétation des phénomènes
‘présentés par une plaie.
Nous allons tâther d'abord de définir une plaie, c’est-à-dire en somme, d’énumérer ses caractères essentiels. Nous aurons ainsi quelques points de repère.
Une plaie peut être définie : foule solution de continuité des tissus avec ou sans perle de substance, et quel qu'en soil le s'ège, l'étendue et la profondeur, la cause, la seplicilé ou la non Septicilé, la gravité.
Une plaie est donc tout d’abord une solution de continuilé des tissus, c'est-à dire un délabrement que la Nature aura à réparer. S'il n’y a pas perte de substance, c’est-à-dire s’il y à simplement division, séparation des éléments anatoimiques qui, pour une
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région donnée, doivent être normalement en continuité : alors l’œuvre de la Nature sera relativement simple, si toutefois nous l’aidons un peu, c’est-à-dire si nousrapprochonsle plus possible les deux lèvres de la plaie par sutures ou autrement (agglutinatifs, bandage agissant convenablement, etc.). Dans ce cas, en effet, il suffira que la Nature provoque le recollement des parties que nous aurons affrontées. Mais, aussi exact que soit l’affrontement, elle devra amener des matériaux au siège de cette réparation. ;
Que, pour une raison où pour une autre, on n’ait pu aider la Nature, c’est-à-dire affronter aussi exactement que possible les parties divisées, elle travaillera : cependant à la guérison d’une telle plaie, elle apportera encore des matériaux de réparation qui cependant, dans le cas actuel, seront en quantité plus considérable puisque le vide à combler sera plus considérable.
Ce n’est pas le lieu ici d’insister sur ces intéressants processus. Disons simplement qu’ils existent et qu’ils sont assez bien connus aujourd’hui. Mathias Duval, par exemple, a décrit, avec clarté et pittoresque, comment une plaie lineaire et béante de la cornée se cicatrise par un processus d’éboulement des cellules marginales (c’est-à-dire des cellules des lèvres de la plaie) dans le fond de cette plaie. |
Si, dans les cas de simple division des tissus, il se fait un apport de matériaux de réparation et une réparation, à plus forte raison ces processus se réalisent quand il y à une perte de substance. HS