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ter des matériaux de réparation à l’organisme que d’en restreindre le plus possible, ses dépenses. La valeur thérapeutique du repos dans la tuberculose pulmonaire peut s’interpréter ainsi. De tout temps d’ailleurs l’importance de ces facteurs a été reconnue et avec vigueur et pittoresque Paracelse s’est exprimé sur ce point : « une vie déréglée, la fréquentation des femmes, l’exercice immodéré, l'excès de nourriture ou de boisson défont facilement ce que fait le meilleur traitement, et les médecins qui permettent ces exagérations à leurs blessés méritent de recevoir un manche à balai sur les reins. »
Une idée thérapeutique assez séduisante serait de chercher à stimuler directement la réparation des tissus par des substances cytopoïétiques qui doivent exister au même titre que les substances cytolytiques. . Mais cette idée thérapeutique, n’a pas encore été tentée pratiquement à notre connaissance tout au moins.
Reste l’apport à la plaie elle-même de matériaux de construction,
Combler le vide d’une plaie par « quelque chose » aussi semblable que possible à la substance disparue est une idée qui, au point de vue philosophique, est certainement des plus élémentaires.
Mais, au point de vue thérapeutique, c’est une très grande idée directrice, c’est une idée féconde.
Car, agir ainsi, c’est faire œuvre active, c’est véritablement panser une plaie, étant donné que tout
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autre procédé n’est qu’une thérapeutique passive puis-
qu’elle se borne, en somme, à une protection de la plaie par des moyens plus ou moins scientifiquement
conçus et exécutés.
Certes, nous reconnaissons que cette conception a souvent donné lieu à des pratiques bizarres ou simplistes. C’est ainsi que les anciens ont pansé les plaies avec du miel ou du beurre, sous le prétexte que ces substances capables de nourrir l'homme, c’est-à-dire
de se transformer en substance vivante, pouvaient
nourrir également une plaie eten assurer la réparation.
Mais si, pour apporter des matériaux de réparation à la plaie elle-même, on ne peut utiliser des substances comme celles que nous venons de citer, on obtient des
résultats tout autres en apportant des matériaux
€ vivants ».
Parmi tous les moyens thérapeutiques qu’il à à sa disposition, l’homme a toujours eu une certaine prédilection pour les moyens thérapeutiques vivants, c’està-dire qu’il a toujours cherché à suppléer aux « insuffisances organiques » constituant certaines maladies, par l'administration au malade des sucs d’organes ou d'organes proven2nt d'animaux.
L’opothérapie, en thérapeutique médicale, les greffes
d’organe, en thérapeutique chirurgicale, sont issues
de cette très belle conception. Greffes d'organes et opothérapie se prêtent d’ailleurs un mutuel appui.
Ce que nous devons retenir de ces belles méthodes en ce qui concerne le sujet qui nous occupe, c’est la