OBSERVATION III
(id.) :
M. P.., quarante et un ans, cultivateur, se brüle le 41 février avec de la graisse en feu. Ne vient se faire voir que le cinquième jour. Ce sont les souffrances, la fièvre et les frissons qui l'ont décidé à venir. La brüiure s'étend sur toute la face dorsale de la main, aux trois derniers espaces interdigitaux et à la moitié inférieure de la face dorsale de l’avant-bras. Ce dernier est très enflé ; il y a ‘beaucoup de pus et des débris d’escharres entre ces derniers, la plaie bourgeonne. !
Large irrigation avec du sérum, attouchement des parties
suppurantes avec de l’eau oxygénée.
L'épiderme qui reste est enlevé. Pansement au sérum sans imperméable. Le pansement est renouvelé le soir. Le lendemain, deux pansements à cause des souffrances. L'a-
vant-bras est désenflé ; les plaies sont détergées.
UE Ne
À partir du troisième jour, pansement quotidien ; le cinquième jour, les doigts sont en partie guéris. Le dixième jour, la plaie a un aspect rassurant. Bourgeons charnus en abondance. Attouchement à l'alcool. Le pansement au sérum est continué tous les jours.
Le vingtième jour, il n'y a plus qu'une plaie oblongue ayant 3.centimètres dans son plus grand diamètre. Pansement au bismuth, renouvelé tous les quatre jours ; cette plaie met quinze jours pour guérir complétement. À peine
trace de cicatrice à ce niveau.