II. PLAIES ASEPTIQUES
Les applications du sérum aux plaies aseptiques ou
aux interventions opératoires aseptiques sont d'une |
portée trop générale et trop évidente avec les conceptions actuelles chirurgicales pour que nous y insistions longuement.
Rappelons d’abord à titre d'historique que le Professeur Terrier se passait les mains au sérum avant d'opérer.
Beaucoup de chirurgieus actuels s’inspirent des mêmes idées et prennent bien soin que tout ce qui touche à une plaie opératoire ou à un viscere au cours de l’opération, ne puisse nuire. Beaucoup de chirurgiens essuient les anses intestinales, les culs-de-sacs péritonéaux etc. etc., avec des compresses imbibées de sérum. Au cours de l’opération ils évitent le plus possible de laisser traîner les mains ou les instruments sur les viscères, et les protègent dans ce but avec des compresses imbibées de sérum.
Beaucoup de chirurgiens enfin, ne recouvrent pas lincision opératoire suturée avec une gaze sèche, mais avec une gaze imbibée de sérum et fortement exprimés.
Convient-il de laisser des mèches dans la plaie afin de drainer ? Il est tout indiqué alors de mettre des mèches imbibées de sérum, mais en prenant bien soin qu’elles soient capables d’absorber.
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Et cette nécessité d’avoir des pansements postopératoires absorbanis est tellement grande que nous ne pouvons mieux faire, pour le prouver, que de rappeler, avec Préobajenski l'exemple des « 139 ovariotomies faites sans aucune mort par Lawson- Tait, qui n’emploie jamais les antiseptiques, opère : dans les salles de malade, lave les plaies à l’eau de rivière non stérilisée, mais sè sert de pansements modernes. »
Bien entendu, le pansement sera encore plus moderne sil est, non seulement absorbant comme ceux de Lawson-Tait, mais encore aseptique !