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démontratifs de caverne guéries avec persistance de leur cavité. Quoique cet auteur admette la réalité de la guérison histologique des cavernes, le seul exemple qu'il en donne (page 185, planche LX), se rapporte à une cavité presque détergée, donc vraisemblablement encore « fertile ».
Les travaux plus récents de GieaLer, de GrArr et KüPFERLE confirment celte manière de voir.
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Observation XV — 10 mois » AVI CS) )) MI 1) » = 0) ) XIX —= 1) ) Lo 2.28 NS) OL
Soit 19 mois en moyenne.
D'autre part nous notons :
Observation XII : Bacilles constants : 22 mois.
Observation XIII : Bacilles constants : 18 mois.
Soit 25 mois en moyenne, avant la bilatéralisation, ce qui tendrait à montrer l'importance négligeable de l'émission bacillaire en tant que facteur de bilatéralisation.
Nous avons, d'autre part, dépouillé la somme des observations de pneumothorax artificiel relevées par nous au cours des années 1924-1925-1926, parmi les malades des Châlets de la Côte (Docteur Togé), en ayant soin de noter, pour chaque sujet, les résultats de l’examen bacilloscopique.
Sur 244 cas, nous en retenons 702 seulement pour lesquels les examens d’expectoration ont été pratiqués de façon régulière. Ce qui donne :
Sur 50 bacillaires constants ou intermittents : 27 bilaléralisations, soit 24 %
Sur 52 non bacillaires après pneumothorax : 5 bilatéralisations, soit 9,5 %
(Pour tous ces malades la présence de bacilles dans
A} Nous n'avons fait état que des observations détaillées de la thèse (page 110 à 168) qui indiquent les résultats de l'examen des crachats après le premier pneumothorax.
l’expectoralion a été dévoilée plusieurs mois avant l'apparition de la complication).
Ces chiffres sont loin de concorder avec ceux indiqués dans la thèse de CHABAuUD.
Comment expliquer pareille divergence ?
Nous posons le problème sans le résoudre, car sa solution demande une importante documentation qui nous fait défaut. Deux constatations semblent cependant se dégager des faits :
En premier lieu, la majorité des observations de CaaABaup (18 sur 20), semble se rapporter à un reveil de lésions inactives du côté non collabé : il s’agit de malades de clientèle hospitalière qui n’ont pu, pour les raisons que l’on devine, s’assurer le bénéfice d’une cure suffisamment prolongée. La bilatéralisation, chez ces malades, apparaît plus comme une rechute que comme une complication.
En second lieu, il faut y voir une confirmation nouvelle d’une idée qui tend de plus en plus à se faire jour. Si la bacilloscopie positive et constamment positive est un signe de haute valeur diagnostique et pronostique, du moins la bacilloscopie négative, même longtemps négative, est loin de présenter la même rigueur documentaire. C’est une épreuve insuffisante par elle-même, à laquelle on aurait le plus grand tort de se confier et qui exige d’autres contrôles. Combien de fois n’avonsnous pas observé de bacilloses pulmonaires, affirmées par l’histoire clinique, le stéthoscope, l'écran et le film, pour lesquelles la signature bactériologique se faisait attendre pendant des mois et quelquefois des semestres !
Puis, sans raison apparente, dans {el flocon grisätre, prélevé dans un crachat d'apparence muqueuse, le microscope décelait la présence de bacilles en quantité innombrable.
Pour être valable enfin, une pareille statistique exige un matériel d'étude considérable appuyé sur des examens de laboratoire nombreux, répartis sur de très longues périodes. Les chiffres statistiques réduits aboutissent infailliblement à des moyennes fausses, Nous sommes persuadés que seules les archives des grands services de phtisiologie et de stations climatiques peuvent nous donner sur ces points les précisions nécessaires (sous la réserve de ne choisir que des cas comparables entre eux). Nous avons la quasi certitude que nos chiffres proportionnels seront non seulement confirmés, mais même largement dépassés.
À notre sens, et pour conclure, {a constance d’une expecloration bacillifère constitue pour le malade le plus grave danger, danger de propagation surtout, c’est-à-dire dans le cas qui nous occupe, de bilaléralisation. Et c'est pourquoi on ne saurait limiter l’action du pneumothorax artificiel au seul bénéfice d’une amélioration locale ou générale. Le but qu’il faut atteindre, c’est la suppression du contage, l'exclusion physiopathologique de la lésion fertilisante. Sinon, on reste dans le domaine des interventions palliatives.
Tenrasse À