‹ Essai Sur Le Pneumothorax Artificiel Bilatéral Et SimultanéChapitre 21 sur 49 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1° Depuis l’avènement de la collapsothérapie, la phtisiologie a subi un remaniement considérable. Devant la carence des méthodes thérapeutiques destinées à déclencher chez le tuberculeux évolutif une immunité active ou passive efficace, devant Pincertilude des résultats chimiothérapiques visant à la destruction in silu du bacille pathogène, il nous est apparu que les seuls progrès véritables réalisés en phtisiothérapie sont dus à des procédés chirurgicaux dirigés contre la lésion pulmonaire.

L’anatomie pathologique, la physiologie pathologique, la clinique nous enseignent en effel que la tuberculose pulmonaire de l'adulte est une maladie essentiellement locale, définie par un type anatomo-clinique déterminé, l’évolution lésionnelle locale conditionnant élroitement l’évolution clinique de la maladie dans ses diverses manifestations.

L'importance doctrinale de la méthode de ForLanint est d’avoir montré qu’il est possible, par des techniques appropriées de modifier mécaniquement l’état pulmo-

haire local et d'aboutir à l’exclusion, sinon anatomique, du moins fonctionnelle, des lésions du poumon.

Ces méthodes reposent sur deux propriétés particulières du parenchyme pulmonaire sain et du tissu pulmonaire pathologique : à savoir, l’élasticité d’une part, et la rétractilité d’autre part. Le but de la collapsothérapie est d'aider les processus spontanés de rétractilité qui ont tendance à se manifester dans le parenchyme envahi.

Le plus ancien des procédés de collapsothérapie, le pneumothorax artificiel, n’est pas un agent de compression pulmonaire comme on l’a cru longtemps : c’est un procédé tendant à réaliser aisément et sans traumatisme la libération du poumon de ses connexions périphériques et permettant à ces forces rétractiles focales de se manifester dans leur plénitude de façon précoce complèle et rapide. Dans certains cas heureux, il y a dissociation anatomique et fonctionnelle entre les territoires pathologiques rétractés et le parenchyme normal élastique, ce dernier conservant alors une activité fonctionnelle appréciable : on désigne ce phénomène sous le nom de pneumothorax électif.

2° La lésion pulmonaire est moins redoutable par la mutilation quelquefois négligeable’ qu’elle inflige au poumon, que par son pouvoir « bacilligène ». Certains processus cavileires torpides et irrétractiles, isolés dans un poumon ou un moignon pulmonaire, constituent pour le malade un danger redoutable, en raison des

Page 1