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néraux et fonctionnels dus à l’intoxication, tous phénomènes précoces qui semblent bien relever de l’ischémie relative des foyers.
En second lieu, le nombre des crachats s'élève considérablement, devient double ou triple de ce qu’il était primitivement, puis diminue peu à peu, au fur et à mesure que les lobes s’affaissent. Il y a véritablement expression mécanique de ces mêmes foyers.
Tous ces phénomènes sont intimement liés (comme le prouve l’examen aux rayons), au collapsus spontané du parenchyme pulmonaire dans ses parties saines et dans ses parlies malades, grâce à la conservation plus ou moins complète de son armature conjonctivo-élastique. C’est du moins ce que l’on observe quand l'intervention porte sur des infiltrations récentes ou sur des cavités en formation sans fibrose périphérique, qui participent avec une extrême facilité aux changements de volume des régions voisines.
Tel est le premier stade, que l’on pourrait appeler stade symptomatique, de la méthode. Il est, à notre sens, d'importance secondaire.
L'effet capital, mais toujours tardif, du pneumothorax sera de permettre ultérieurement, dans un stade thérapeutique, la mise en action des forces rétractiles locales cicatricielles spontanées qui constituent la base même du processus de guérison de la lésion tuberculeuse. Si certaines poussées pneumoniques sont susceptibles, comme l'ont montré les travaux de BezanÇox et BRAUN, de régresser én situ et d'aboutir à une résolution presque compiète, par contre, dans les formes fibro-caséeuses banales de
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l'adulte (véritables formes tertiaires de la maladie) la guérison s'opère par fibrose cicatricielle lente, première étape de la sclérose définitive ; or cette transformation fibreuse exige pour s’accomplir une rétraction considérable du parenchyme envahi, rétraction proportionnelle à intensité de la néo-formation conjonclive. Ces phénomènes n'avaient pas échappé, jadis, à LAËNNec. Dans le Traité d'auscultation médiale, à propos des rétrécissements de poitrine, le grand clinicien insiste sur les déformations thoraciques qui accompagnent ces rétraclions, et qui, dans certains cas, sontconslatables par la seule inspection, ainsi qu’il le montre sur une des planches qui terminent sou ouvrage.
Les travaux récents de JaQueron, de HinauLr, de GEXE- VRIER Ct DescomPs, appuyés sur de très beaux documents radiographiques, ont remis à l’ordre du jour l'étude de ces scléroses rétractiles lentes au cours des processus spontanés de guérison de la tuberculose pulmonaire.
Lorsque le poumon conserve ses rapports anatomiques normaux avec les organes du voisinage, on peut apprécier, par le déplacement parfois considérable des organes du médiastin, l'intensité de ces forces rétractiles incurvant la trachée el le pédicule cardiaque, attirant le cœur en sinistro ou dextrocardie, relevant la coupole diaphragmatique, déformant le trajet des scissures et même l’are de courbure des côtes. Nous les voyons se manifester au cours de cerlaines pleurésies adhésives du pneumothorax et l’usage du manomètre nous a permis de conslater leur formidable puissance, que ne peuvent contre-
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balancer des pressions de l’ordre de plusieurs dizaines de centimètres cubes d’eau (alors que l’élasticité du parenchyme sain détermine, on le sait, une dénivellation
manométrique qui n'excède guère 10 à 12 cm. d’eau),
Le pneumothorax électif. — Ces forces rétractiles existent très souvent à l’état potentiel dans le parenchyme infiltré, et quelquefois dès l’amorce du décollement pleural, elles déterminent un affaissement des parties densifiées, tandis que le parenchyme sain conserve au contraire une expansion à peu près normale, Dans certains cas heureux, lorsque la plèvre est saine, on peut suivre ainsi sous l’écran, de jour en jour, ou de semaine en semaine, une dissociation anatomique des plus curieuses, plus ou moins précoce, plus ou moins complète, et qui peut aboutir, quand les circonstances s’y prêtent, à une sélection thérapeutique et fonctionnelle remarquable (observations IT, XIT, XII (collapsus électif bilatéral) ; observation VIT (collapsus électif droit) ; observation IX (collapsus électif droit).
Le pneumothorax électif (1) est un phénomène fréquemment observé par tous ceux qui possèdent la pratique du pneumothorax en hypotension. Son mécanisme
(4). Le terme « électif » est évidemment impropre; il laisserait croire que l’on peut à volonté créer un pneumothorax électif. L'électivité est un phénomène tout spontané, dont il est bon de tirer parti, que l’on peut même faciliter dans une certaine mesure, mais qu'il est impossible de déterminer à l'avance. Comme dit très justement AMEUILLE, c'est une question de chance. Nous ne comprenons pas les critiques que KiINDBERG nous à adressées sur ce point, car notre opinion n'a jamais varié. Le pneumothorax artiliciel, d’ailleurs, quelles qu’en soient les modalités, se présente toujours comme une tentalive, dont nous ne pouvons en aue cune matière préjuger l'efficacité,