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lances l’exigeaient, à des pressions considérables (1).
La théorie du pneumothorax de compression à pressions positives élevées, avec la fréquence et la gravité des complications qu’elle entrainait, a failli jeter sur la collapsothérapie à ses débuts, un discrédit définitif dont on retrouve la trace dans les articles si mesurés de Ré- NON.
Cependant, au fur et à mesure que se multipliaient les investigations radiologiques, on s’aperçut qu'iln’y avait pas corrélation étroile entre l'efficacité d'un pneumothorax et le degré de compression pulmonaire, et que certains pneumothorax partiels donnaient des résultats cliniques tout à fait comparables à ceux d’un pneumothorax total, à condilion cependant que la nappe de gaz permit un collapsus lésionnel efficace.
Ces notions se précisèrent à la suite des travaux et communications de Parry MorGan, de Cardiff et de Gweroer PÉboya, de Davos, à propos du pneumothorax à indication symptomatique (1917). Ce phlisiologue ne fut pas peu surpris,devant les effets inattendus pour lui
Hi. Îl est assez curieux à cct égard de dofiner un coûp d'œil rélrospeétif sur les premiers travaux relatifs à la technique du pieumüthorax artificiel. On y trouve des indications tout à fait surprenantes. Voici quelques chiffres de pressions terminales relevés par nous dans la thèse de LE BOURDELLES :
Observation III, page 26, p. L. — + 20 cim. d'eaü. » VOS ln ter 22 »
» VOS D ts »
» MID SD ti 025 »
» IX) 2 in At = E22 »
Dans la thèse de FourGous, nous notons page 21, observ. I, rapportée d'après BRAUER €6t SPINGLER : P. T. = 40 mm. de mercure (60 em, eau) ;
page 23, observ. VI, P. T. = 140 mm. de mercure (190 cm cau).
du simple décollement pleural chez cerlains malades graves, bilatéraux avancés : cette intervention n'avait été tentée que dans un but diagnostique, et accessoire ment, pour apporter, si possible, au malade un soulagement temporaire. Pourtant,malgréla minime insuffla- Lion gazeuse, malgré un degré de collapsus bien faible, les phénomènes fonctionnels et généraux s'amendaient remarquablement, et l’auteur constatait même que la bulle d'air se localisait de préférence à hauteur des résions infiltrées, première ébauche de ce que Bernou devait préciser plus lard sous le nom de pneumothorax électif (« selective collapse » des auteurs américains).
Ainsi est apparu un des modes d’aclion essentiels du preumothorax artificiel. L’insufflation gazeuse n’agit point à la manière d’un tampon compressif. C'est un procédé commode et inoffensif, permettant, sans traumatisme, de libérer le parenchyme pulmonaire de ses connexions périphériques, et de donner libre cours aux forces élastiques et rétractiles dont nous avons parlé précédemment. Cette manière de voir, qui peut paraître trop simplement mécanique, nous semble cependant plus adaptée aux faits que les théories difficilement vérifiables de la congestion active ou passive des foyers pulmonaires. Elle s'accorde étroitement avec les enseis gnements de la clinique.
Toute complication niise à part, lorsque l'on intervient au cours d’une forme jeune, évoluant sous plèvre libre, es choses se passerit de la façon suivante. Dès le début du collapsus pulmonaire, on assiste à une chute
progressive de la fièvre,à une atlénualion des signes gé-