‹ Essai sur le PorhoëtChapitre 110 sur 113 · PRIEURES · texte numérisé non relu

PRIEURES

Anne Hervieu, 1739-1779.

... de Vaucouleurs, 1779-1785.

Angélique Honeix, 1785-1790.

NOTES GOiMPLÉMENTAIRES

Notes complémentaires concernant

la ville de Josselin et les seigneurs de Porhoët

tirées de la Réformation du domaine de 1679.

(Archiv. Nat. - Ploermel, Vol. VII (P. 1685).)

Au chapitre de Josselin, après avoir parlé du château « avec ses tours, parapets, mâchicoulis, fossés, grand et petit ponts levis et dormants» dans lequel la châtelaine d'alors, Princesse Marguerite, duchesse de Rohan, princesse de Léon, comtesse de Porhoët, marquise de Blain(l), etc., et ses prédécesseurs <^ ont de tous temps immémorial mis et établi capitaine, concierge et portier », le Commissaire royal entre dans l'énoncé des églises, chapelles, prieurés de la ville et dans la description quelque peu détaillée de Notre-Dame.

« DaQS laquelle église de Notre-Dame et au chœur d'icelle il y a un tombeau de marbre blanc et Loir élevé de trois pieds, sur lequel sont embossées les représentations de feu Mgr Ollivier de Clisson et de défunte M'ne Béatrix de Laval, son épouse (2) ; dans lequel chœur il y a, du côté de l'Evangile, un banc accoudeur, armorié d'un écusson couronné, mi-partie des armes de Rohan et de la Hunaudaie.

Et au côté dudit chœur, vers le Nord, est une chapelle de Sainte-Catherine dans laquelle et en partie sous la voûte, plus haute proche la sacristie, est un charnier en terre auquel se voit quelques corps des anciens seigneurs comtes dudit Porhoët ou d'autres de leur maison.

(1) La veuve d'Henry Chabot, duc de Rohan.

(2) Le lombeau que nous voyons maintenant dans la chapelle S**- Marguerite 'était effectivement à cette époque en face du maîtreaiiiel, à l'emplacement des dalles qu'on y voit aujourd'hui.

274 ESSAI SUR LE PORHOiJT.

Et du côté du midi est une autre chapelle nommée Sainte- Marguerite, dans laquelle autrefois l'on inhumait les ofïiciers et domestiques des anciens seigneurs comtes dudit PorhoiH. »

Pour séparer cette chapelle du chœur « il y a une basse voûte dans l'épaisseur de la muraille avec une grande grille de fer du côté de la chapelle Sainte-Marguerite et du côté du chœur. » On reconnaît aisément là l'oratoire des seigneurs suzerains.

« Et dans les principales vitres dudit chœur, des chapelles Sainte-Catherine, Sainte-Marguerite et Saint-Jean (fonts baptismaux), sont les armes de la maison de Rohan avec les alliances d'hermines de Bretagne et d'un lion d'argent, couronné, armé et lam passé d'or. . . (1). »

A l'extérieur de l'église, gravés dans la pierre, outre les armoiries citées plus haut, on trouvait aussi des écussons « mi-parties de trois chabots de gueule en champ d'or et de neuf macles d'or en champ de gueule et des armes de Bretagne en alliance ». Les armoiries des Rohan, sous une forme ou sous une autre, figuraient du reste sur tous les autres sanctuaires de la ville. Saint-Laurent, la chapelle des Caquins, elle-même, en était ornée.

C'est à l'extrémité du faubourg Sainte-Croix que se trouvait le quartier des Caquins^ qu'on appelait encore Cacoux ou Caqueux,

« Ceux-ci, descendants des lépreux ou des ladres du moyen âge, inspiraient au reste des habitants une répulsion dont les eflets subsistèrent bien au delà de la Révolution et qui se traduisaient par certaines vexations contre lesquelles les arrêts du Parlement de Bretagne et les remontrances de la partie éclairée de la population cherchait en vain à lutter (2) » Toujours groupés ensemble dans des villages situés à quelque distance des bourgs ou villes, dont les uns ont conserve le nom primitif de Maladrerie, ils étaient relégués et mis pour ainsi dire hors la

(1) On se souvient que Clisson portait un lion d'argent,

(2) ROSENSWEIG.

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