CHAPITRE IV
brement complet de rarmée bretonne, elle est cependant particulièrement intéressante au point de vue de l'état féodal de la province à la fin du xiii® siècle.
Le territoire de la baillie de Ploërmel n'était autre que l'antique Poutrocoët, d'avant le ix" siècle. Elle comprenait donc tous les fiefs qu'y avaient taillés les comtes de Rennes et les éclisses de ces mêmes fiefs : Gaël, ainsi que Montfort, Montauban, Saint-Jouan de l'isle (simple seigneurie), Saint- Méen, Brécilien, ses démembrements ; Saint-Malo de Beignon (regaire de Saint-Malo) ; Maxent (fief de prieuré); Maure; Bossac ; Renac; Malestroit ; enfin Porlioët avec Rohan, Guémené-Guingan, le Bois de la Roche (1). Son siège avait été fixé à Ploërmel, vieille ville bretonne, autour de laquelle les comtes de Rennes s'étaient réservé une seigneurie assez importante, qui fut plus tard incorporée au domaine ducal (2).
« En ce qui touche le comté de Porhoët, les aveux et déclarations du xvi° et du xvm® siècle mentionnent comme juveigneries , les terres suivantes : La
(1) Cette dernière seigneurie avait été détachée, sinon entièrement, du moins en partie, du Porhoët. Guilliers et Campénéac dans des déclarations du xv» et du xyh* siècle sont formellement qualifiés de juveigneuries de Porhoët.
^2) Seule, par suite de circonstances particulières, la seigneurie de Lohéac, extraite du Poutrocoët, fut rattachée à la baillie de Rennes.
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Guéhenno, la vicomte de Chateau-Tro en (iuilliers et la seigneurie de Campénéac, ces deux dernières faisant })artie de la seigneurie du Bois de la Roche (2). »
11 y avait cependant encore, comme juveigneries Maugremer (ou Maugremieu), haute justice, en Coët Bugat (3), et Briend Maillard, en Guegon (4). De plus, il comptait comme principaux fiefs et mouvances :
Les Aulnais Caradreulx, près Josselin, et la Grée Saint-Laurent, aux le Mintier.
Le Broutai, en la Croix-Helléan, depuis le milieu du xiv** siècle aux Quélen, qui obtinrent en 1656 son érection en vicomte. Dans la suite (1758) les Quélen devinrent pairs de France, sous les titres de princes de Carency et marquis de Saint-Mégrin.
Bodégat, en Mohon, habité au xiii'' siècle par la
(1) Le nom de Fandonnet était, aux xvi« et xvii» siècles, accolé à celui de Loyal : « Terre et vicomte de Loyatet Pandonnet. h II semble devoir être attribué particulièrement au château de cette seigneurie (Ros.).
(2) La Borderie,
(3) Le livre des Osts de 1294 mentionne parmi les grandes seigneuries du Porhoët celle de « La Motte », La Borderie croit qu'il peut s'agir là de la Motte Maugremien. C'était une seigneurie très ancienne, qui en 1400 était aux mains des Montauban, puis passa aux la Houssaye, aux Quélen, aux Bonin de la Villebouquais. A titre de juveignerie de Porhoët, elle comportait droit d'enfeu dans l'église Notre-Dame de Josselin.
(4) Qu'il ne faut pas confondre avec le fief de ce nom en Réguiny. Briend-Maillard, en Guégon, était, fin du xyiii^ siècle, aux Cintré
(qui dans la même paroisse possédaient aussi Couesby); sa juridiction comportait sénéchal, procureur fiscal, notaire, etc. (Arch. départ.).